Lola lit La salle de Bal ♥♥♥

J’appréhendais de me lancer dans ce nouveau roman d’Anna Hope, j’avais un peu peur d’être déçue, Le chagrin des vivants, m’avait tellement plu. Finalement bravant ma peur, avec courage et détermination, j’ai entamé ma lecture 😉

Et très vite, j’ai été émerveillée et intimidée par la salle de bal, cette pièce magnifique au coeur de l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, au nord de l’Angleterre, à l’aube du vingtième siècle. Nous sommes en hiver 1911 et une jeune pensionnaire est internée pour avoir brisé une vitre de l’usine dans laquelle elle était ouvrière. Ella, dans les premiers temps, souffre de l’enfermement et de la privation de liberté et tente de s’évader, mais très vite, sa révolte laisse place à la résignation et elle s’abandonne à la routine de l’établissement.

Si les femmes de Sharston ont l’interdiction formelle de sortir, les hommes, quant à eux, sont employés à l’extérieur. Parmi eux John Mulligan, un irlandais indifférent à son sort, qui ne s’est jamais remis de la disparition de sa femme. La vie de l’asile est rythmée par l’orchestre du docteur Fuller, jeune psychiatre violoniste, persuadé que la musique et la danse peuvent améliorer le sort de ses patients. Chaque vendredi, un grand bal est organisé dans la grandiose salle de bal. Seuls les pensionnaires les plus obéissants, sages et sans histoire peuvent y participer, chacun attendant fébrilement d’être appelés, sauf Ella et John qui n’ont aucune envie de participer à la vie de Sharston. Pourtant, c’est à cette occasion qu’ils vont se connaître et bientôt, assister au bal du vendredi va devenir, pour eux, essentiel.

L’intérêt du docteur Fuller pour la guérison de ses malades et son opposition à l’eugénisme, prôné à cette époque par les politiques, Churchill en tête, laisse entrevoir une fin heureuse à l’histoire d’amour de John et Ella. Mais au 2/3 du roman, tout bascule admirablement !

J’avais peur, complètement effrayée à l’idée de ce qui allait advenir à ces 2 pauvres hères qui méritaient pourtant tellement d’être heureux. Et pour la première fois de ma vie de lectrice, j’ai failli abandonner ma lecture !

Alors autant vous dire que j’ai beaucoup aimé ce roman. L’histoire, racontée du point de vue des 3 personnages, Ella, John et Charles Fuller, est parfaitement construite. Encore une fois, le sujet choisi par l’auteure est vraiment intéressant, l’écriture claire et fluide, les personnages attachants.  Et je me demande avec délice, quel sera le thème du prochain 😉


La salle de bal/ The ballroom (2016) – Anna Hope – traduit de l’anglais par Elodie Leplat – Editions Gallimard 2017 – 389 pages


Merci au service presse des Editions Gallimard et à Babelio

2 comments

  1. HERVE says:

    Moi aussi pour la première de ma vie, j’ai failli abandonner la lecture, tellement je les aimais ces deux infortunés. Et pour la première fois aussi, je suis allée lire la fin souhaitant ardemment que tout finisse bien pour Ella et John. J’ai laissé le livre de côté quelques jours et son attraction a été la plus forte il me fallait connaître les circonstances de leur séparation. Roman bouleversant. Et qui m’a fait découvrir Churchill sous un jour nouveau. Quel talent Anna HOPE !

    • Lola says:

      Votre commentaire m’a donné envie de le relire.
      Comme j’aime ces histoires qui me touchent profondément, et ses personnages qui me font vibrer d’émotion.
      Quel bonheur la lecture !

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