Lola lit Salina ♥♥♥

Elle est arrivée au village alors qu’elle était nourrisson, dans les bras d’un cavalier inconnu qui a surgi d’un nuage de poussière et déposé l’enfant par terre sur le sol au pieds du chef et sa tribu rassemblée. Elle aurait dû périr là sous leurs yeux indifférents, elle n’a cessé d’hurler de faim, de chaud et de chaud mais Mamambala s’est avancée, l’a prise dans ses bras, l’a mise à son sein et l’a nommée Salina car son visage était baigné du sel de ses larmes.

La petite fille a grandi au village, très proche de Kano, le second fils du chef. Mais c’est à Saro, l’aînée qu’elle a été mariée et c’est son fils qu’elle a porté et haï. Pourtant Salina avait supplié Khaya, la femme du chef, de lui donner Kano mais celle-ci l’avait toisée, et humiliée devant la tribu. Alors lorsque la guerre a emporté Saro, Salina a espéré puisqu’une veuve doit épouser son beau frère, et a attendu son dû. Mais une fois de plus, Khaya s’est opposée à son bonheur, l’a accusée d’avoir tué Saro et l’a châtiée. Salina a été condamnée à l’exil. Elle a erré et engendré un second fils, auquel elle a enseigné la colère et la vengeance. Les 2 frères ont combattu et l’un est mort, vaincu par le vent. L’autre n’a pas voulu survivre. Et Salina s’est retrouvée seule une fois de plus. Alors elle a décidé de retourner au village où elle a été accueillie avec des pierres et des crachats. Kano était devenu roi après la mort de son père et Akila sa femme, lui avait donné un fils. C’est par ces 2 femmes que reviendra la paix, et c’est Akila qui apportera à Salina son troisième fils et son troisième exil.

L’histoire est contée, aux portes du Cimetière, par Muluka, le troisième fils, qui souhaite que Salina enfin repose en paix.

Un roman magnifique ! Puissant, poétique, émouvant évidemment. Un conte africain écrit comme une tragédie grecque. Laurent Gaudé écrit décidément merveilleusement bien ♥


Salina/Laurent Gaudé – Actes Sud 2018 – 03/10/18 – 160p

Lola lit Les délices de Tokyo ♥♥

Au Japon, à Tokyo, Sentarô s’ennuie dans la petite boutique où il prépare des dorayakis, petits gâteaux japonais faits de 2 sortes de petits pancakes fourrés à la pâte de haricots. Un jour, une petite grand-mère se présente et lui propose ses services de pâtissière. Mais son âge avancé et la déformation de ses mains, Sentarô refuse. Mais Tokue Yoshii est obstinée, elle revient et fait goûter ses dorayakis à Sentarô qui, émerveillé par le goût du gâteau, accepte. Dès lors, chaque matin, Tokue transmet son savoir-faire à Sentarô qui découvre enfin le plaisir de pâtisser. Les dorayakis de Tokue sont succulents, le chiffre d’affaire explose, les clients affluent. Mais la rumeur grandit, Tokue présente tous les symptômes de la lèpre et bien qu’elle soit guérie, la propriétaire de la boutique oblige Sentarô à la licencier. Mais Tokue comprend, elle le remercie de lui avoir donné une chance et leur amitié grandit.

C’est un très joli roman japonais. Poétique, émouvant et gourmand !


Les délices de Tokyo/Durian Sukegawa – Albin Michel 2016– 240p – traduit par Myriam Dartois-Ako

Lola lit Tropique de la violence ♥♥♥♥

Je prends vraiment toute la mesure de ce que m’apporte la lecture quand je tombe sur un livre comme celui-là, qui fait partie des livres qui nous font nous sentir différents, nous remplissent d’émotions, traversés par des sentiments forts et prégnants ; joie, colère, tristesse, peur, révolte, nous laissent ko ou léger, que l’on garde encore ouvert contre soi la dernière page lue, qu’on ne voudrait pas refermer, qu’on ne peut s’empêcher de dévorer en se disant qu’on aimerait qu’ils durent longtemps.

Tropique de la violence est l’un de ces livres-là. Un très grand roman, puissant, juste, bouleversant, rare !

Marie s’est installée à Mayotte pour suivre Cham, qu’elle a rencontré et épousé en Métropole. Infirmière, elle travaille dans un hôpital où elle croise les réfugiés comoriens, qui fuient la misère de leur pays tout proche. Un jour, une très jeune fille qui porte son nourrisson se présente à l’hôpital. Dans ces contrées où sont ancrées bien des croyances, le bébé avec son oeil vert sera maudit, on le dira habité par un Djinn, et la jeune maman qui le sait, lance un regard désespéré et suppliant à Marie. Marie comprend, garde l’enfant, l’adopte et le prénomme Moïse. Cham parti avec une autre femme, Marie élève seule Moïse, dans l’amour et le confort. Mais à l’adolescence et alors que Moïse cherche des réponses, Marie lui raconte son arrivée à Mayotte. Moïse a du mal à accepter ses origines, et lui si sage, commence à fréquenter les petits délinquants. Et c’est la descente aux enfers…

Nathacha Appanah connait son sujet, elle qui, d’origine Mauricienne, a vécu un temps à Mayotte où elle pensait offrir à sa fillette un décor de carte postale. Mais l’île a une autre réalité, complexe, violente, que l’auteur dépeint avec vérité et justesse. Je l’ai lu en apnée, j’ai vibré, frissonné, pleuré aussi. Bref, j’ai adoré ♥


Tropique de la violence/Nathacha Appanah – Editions Gallimard – 25/08/2016 – 192p

Lola lit Asta ♥♥♥

Au début des années 50, Sigvaldi a choisi le prénom de sa seconde fille après avoir lu Gens indépendants de Halldor Laxness paru en 34/35, parce que la fin l’avait fait pleurer, même si l’héroïne avait eu un triste destin. Helga avait accepté, pour la simple raison que sans le a final, ce prénom signifie amour en islandais. A cette époque, Sigvaldi et Helga s’aiment et Asta est le fruit de cette passion. Mais la suite de leur histoire est chaotique et Asta est confiée à Steinvör qui l’élève avec amour. Devenue adolescente, Asta qui rejette, entre autres, sa nourrice, est envoyée en séjour dans une ferme, où elle rencontre Josef, un garçon de son âge.

Ce roman est un collage ; morceaux de vies mêlés, d’histoires qui s’entrelacent, se complètent, se superposent, pièces mélangées d’un puzzle, qu’il faut assembler avec patience et minutie. Car la narration ne suit pas l’ordre du temps, tout comme les vies nous prévient l’auteur  »Dès que notre premier souvenir s’ancre dans notre conscience, nous cessons de percevoir le monde et de penser linéairement, nous vivons tout autant dans les évènements passés que dans le présent. » Nous, lecteurs, aurons à ordonner les souvenirs que Sigvaldi, tombé d’une échelle et allongé sur un trottoir livre au visage d’une inconnue penchée sur lui, et ceux que nous conte Asta. Il nous faudra aussi trouver une place aux lettres qu’elle écrit à un amour parti et les chapitres que l’auteur consacre à l’écriture de son roman. Les époques se mélangent, ce n’est pas toujours facile de démêler l’écheveau de cette histoire de famille, il faut chercher les indices pour comprendre. Et ne comptez pas sur les titres délicieusement énigmatiques des chapitres ! Acceptez de vous laisser porter par la magie de l’écriture, l »Amour/Ast/Asta est ce qui lie les personnages de ce beau roman.

Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire #MRL18 , organisés chaque année par Rakuten France que je remercie encore une fois, après Vera, Petit Pays et La terre qui penche.


Asta / Jon Kalman STEFANSSON – Editions Grasset – 29/08/2018 – 496p 

traduit de l’islandais par Eric Boury

 

Lola lit Trancher ♥♥

Elle aime Aurélien, profondément depuis plus de 15 ans mais elle ne veut plus supporter l’homme qui l’insulte et l’humilie. Il regrette, s’excuse, ne comprend pas. Mais pourtant il recommence… Il y a sept ans, au retour de vacances horribles en Croatie, au bord du gouffre, elle avait décidé de la séparation. Puis finalement, il avait imploré son pardon, fait des promesses, s’était fait aidé un peu, alors elle lui avait rouvert la porte, laissé une seconde chance, elle l’aime tant et leur vie avait repris tranquillement, il avait eu un deuxième enfant, ils étaient heureux. Alors pourquoi sept ans après, il recommence ? Sans raisons, sans prévenir, brutalement ! Pourquoi ? Vadim et Romane, leurs enfants ont grandi, elle doit les protéger alors elle se fait une promesse, elle prendra une décision définitive le 3 janvier, jour de ses 40 ans. Elle a besoin d’une date, sinon elle sait qu’elle va de nouveau sombrer dans la dépression et qu’elle ne pourra plus se relever. Pour s’en sortir, elle fait des listes de ses phrases assassines, de ses insultes dégradantes, elle en note des lignes et des lignes, comme d’autres font les listes de leurs envies.

La violence dans le couple, un sujet terrible, qui peut avoir plusieurs masques. Ici ce ne sont pas les coups qui blessent la narratrice mais les mots de son mari. Oh bien sûr, il n’a jamais porté la main sur elle, ce ne sont que des paroles, qu’il ne pense évidemment pas. Elle ne peut se plaindre d’hématomes, de lèvres fendues, il n’est pas violent comme tous ces malades qui frappent leur femme mais pourtant il la tue, à coups de colère, ses coups sont des mots, qu’il crache, hurle et lui jette au visage, avec d’autant plus de plaisir que les enfants assistent à ses crises, et qu’il peut les prendre à témoin de la bêtise de leur mère. Et ces mots, s’ils n’abîment pas le visage, fracassent le cœur, détruisent l’image de soi, l’amour propre.

C’est un roman puissant et qui touche en plein cœur ♥


Trancher / Amélie Cordonnier – Editions Flammarion 2018 –  176p

Lola lit Rivière tremblante ♥♥

Un thème vraiment flippant –et qu’en général j’évite- pour la maman de 4 enfants que je suis, dans ce nouveau roman  »imposé » par un comité de lecture destiné à un regroupement de bibliothèques. Je me suis lancée avec beaucoup de contrariété et d’appréhension, mais c’était sans compter sur les talents de conteuse de l’auteure !

Alors oui, il s’agit de la disparition d’enfants ; l’angoisse, l’incompréhension, le déchirement, la douleur, la souffrance, le désespoir, le renoncement, la honte mais aussi l’apprentissage de la responsabilité et de la culpabilité, font les 365 pages de ce roman. Mais bizarrement, c’est la douceur et la retenue, sans malaise, ni tension qui accompagnent le lecteur.

Au début du roman, Marnie et Bill raconte leurs disparitions. Bill n’a jamais retrouvé Billie, sa fillette de 8 ans, qui n’est jamais rentrée de son cours de danse en 2009. Marnie, 12 ans, était avec Michael quand il a pénétré en courant dans la forêt dont il n’est jamais sorti un soir d’orage d’août 1979. Ils racontent avec pudeur comment ils ont survécu à leur drame sous les regards soupçonneux des autres. Lorsque son père décède, Marnie hérite de la maison familiale et décide de retourner à Rivière-aux-Trembles, à l’orée de cette forêt maudite, qu’elle avait quittée à 18 ans. C’est la mort de Pixie, le chat chéri de Billie qui convainc Bill de partir, il n’a plus d’espoir de voir revenir sa fille. C’est par hasard, qu’il arrive à Rivière-aux-Trembles le jour de l’enterrement du père de Marnie, et qu’il croise son regard perdu dans le cortège funéraire. C’est un fait divers dramatique, la disparition du petit Michael Faber sur les rives de la rivière tremblante le 18 avril qui va les réunir sur les bancs du commissariat de police, Marnie et Bill ayant déjà été suspectés dans une affaire de disparition d’enfants, ils sont en tête de liste des coupables potentiels.

Il y a tellement de délicatesse, de douceur, de poésie dans ce livre ; les mots choisis par l’auteure appartiennent au champ lexical de l’amour, du bonheur. C’est étonnant pour traiter d’un tel sujet mais c’est ce qui donne toute sa puissance à ce roman. Bill veut garder en mémoire uniquement le sourire de sa petite fille, il refuse de convoquer des images terrifiantes, qui rendrait les souvenirs impossibles, or Bill veut se souvenir de Billie. Et ce sont ces images de bonheur que l’auteure partage.

Je pourrais expliquer encore et encore ce qui fait de ce livre un beau moment de lecture, mais je vais vous laisser le découvrir, en le lisant !


Rivière tremblante / Andrée A. Michaud – Rivages Noir, 2018 – 366 p.

Lola lit Les adultes n’existent pas ♥♥

 

Julie, c’est la copine râleuse, qui a la lose. Elle se rêvait photographe, elle est hôtesse d’accueil. Julie a toujours trouvé son prénom nul, elle aurait préféré un prénom original,  flamboyant. Elle partage sa vie et son appartement avec Milan, un musicien feignasse et pas passionné. Julie se croit libre, indépendante. Libre de picoler avec ses collègues le soir après son boulot, libre de boire des bières en regardant la télé, libre de prendre des cuites, d’être malade toute la nuit et de se réveiller avec une gueule de bois. Elle n’aime pas les enfants, les pavillons de banlieue, les voitures familiales, les conjoints, les apéros sans alcool. Mais un jour Pénélope, sa meilleure copine, depuis le collège, celle avec qui elle a fait les 400 coups, lui annonce sa grossesse. Et là, devant les jouets premier âge du Leclerc, Julie pleure. Elle pleure à l’arrêt de bus, elle pleure encore en rentrant chez elle. Elle pleure parce que tous ses amis deviennent parents, elle pleure parce qu’elle a raté l’occasion d’embrasser Joël, le photographe de son boulot dont elle est folle, elle pleure parce qu’elle a rompu avec Milan, elle pleure parce qu’elle s’est fait virer…

Julie, c’est la copine qu’on a tous eue, un peu en marge, un peu punk, qui refuse de grandir, qui a peur du monde des adultes, et cache son appréhension derrière un comportement d’éternelle ado qui fuit les responsabilités. C’est la copine qu’on plaint un peu, on se demande toujours quand elle va se ranger et en même temps, on envie sa liberté.

Un roman, pétillant, dans l’air du temps, qui se lit tout seul, et en même temps qui amène le lecteur à se poser des questions existentielles. Une lecture très très agréable, pas toujours politiquement correcte mais c’est ce qu’on aime, non ?!

Merci Babelio et les Editions Intervalles – Aussitôt reçu, aussitôt lu et approuvé ! A lire et à offrir ♥


Les adultes n’existent pas / Sylvia Hansel – Editions Intervalles – mai 2018 – 205p

Lola lit La marcheuse ♥♥

Lu en juin dans le cadre des Talents Cultura 2018
Le guerre de Syrie racontée par Rima, une fillette qui a la tête dans les histoires, les mots et les couleurs. Rima lit beaucoup, dessine aussi, et s’invente des planètes. Rima est une fillette particulière qui ne parle pas sauf pour réciter le Coran ou le Petit Prince et dont les jambes se mettent en mouvement dès que sa maman détache la cordelette qui relie leurs poignets. Mais un jour tragique, sa maman disparaît lors d’un contrôle policier et Rima, blessée est conduite dans un hôpital/prison. Orpheline, c’est son frère, un adolescent combattant qui vient la chercher et la cache, et l’entrave pour la protéger, pour l’empêcher de marcher. Seule, dans un souterrain, attachée à un vasistas, sans électricité, avec quelques victuailles, Rima regarde la guerre par la fenêtre à barreaux et raconte, par écrit. Elle décrit des choses terribles en plus de la guerre, la solitude, la faim, la peur mais en toute ingénuité et clairvoyance et s’adresse à celui ou celle qui découvrira son journal.
Ce roman m’a vraiment touchée. L’histoire est poignante, l’écriture sensible et juste.

Il faut le lire, et le faire lire !


La marcheuse / Samar Yazbek – Editions Stock La Cosmopolite 2018 – 304p

Lola lit Sergent papa ♥

Lu en juin dans le cadre des Talents Cultura 2018

C’est une histoire de retrouvailles. Celles que Mathieu, acteur quinquagénaire oublié tente avec Antoine, son fils, guitariste et chanteur sur la voie du succès. Malgré leur passion commune pour la musique, leur relation n’est pas évidente, Mathieu a quitté Florence lorsqu’ Antoine était bébé et ne s’est jamais occupé de son fils. Ils vont apprendre à se connaître, à s’accepter, se pardonner et à s’aimer

Premier roman d’une personnalité prolifique. L’auteur Marc Citti touche à tout ; théâtre, cinéma, télévision, musique et écriture. On retrouve ce foisonnement, cette activité dans son livre. Chacun de ses personnages, criant de vérité, est fort des multiples expériences de l’auteur. Les mondes de la musique et de la comédie sont dépeints avec habileté et simplicité, sans clichés. Sincérité est le mot qui m’a accompagnée tout au long cette lecture, sincérité de l’auteur, des personnages, de l’histoire, des situations. Un bon premier roman très agréable à lire !


Sergent papa / Marc CITTI – Editions Calmann Lévy 2018 – 160p

Lola lit Sujet inconnu

Lu en juin dans le cadre des talents de Cultura 2018
Enfant, elle sait déjà qu’elle ne passera pas sa vie dans son village natal en -ange où elle étouffe. Elle est née pour donner un sens à la pauvre vie de sa mère. Alors à 18 ans, elle quitte l’Est triste pour Paris et la fac, mais le bonheur ne vient toujours pas. Un soir de sa vingtième année, elle se laisse traîner en boîte et il est là. Elle l’aime, le désire au premier regard mais il reste un inconnu jusqu’à ce qu’elle le retrouve, un an plus tard, dans un cours de boxe. Une invitation à boire un verre, et l’histoire d’amour commence comme sur un ring, au moment même où elle apprend le cancer de sa mère.


Bon bah je suis encore passée à côté d’une sortie dont le monde se réjouit ! J’ai trouvé cette lecture accablante, presque pénible. L’écriture est syncopée, les phrases courtes, hachées, répétitives, j’ai lu en apnée. Parfois les phrases s’allongent, se construisent, s’apaisent, l’écriture devient agréable mais retourne vite  dans la tempête. On est bousculé, cul par dessus tête, comme dans les vagues de l’océan dont on en réchappe essoré, épuisé, sonné. Alors, je suis ok pour les histoires et les personnages torturés mais pas pour ce type d’écriture ; j’aime les phrases bien construites, trouver une phrase jolie et la répéter pour apprécier sa construction ou sa musique. Je préfère lorsque l’écriture contraste avec l’histoire, que des mots doux racontent une histoire terrible, ça j’aime !
Et puis cette couverture, au secours ! Qu’est-ce qu’elle est moche !

Sujet inconnu / Loulou Robert – Éditions Julliard août 2018 – 252p