Lola voyage avec un guide de conversation en espagnole

Un petit format très pratique, qui se glisse facilement dans un sac à main. Un découpage pratique en 8 sections thématiques divisées en chapitres. Les généralités au début nous donne quelques bases : formules de politesse, jours de la semaine, mois et saisons, les expressions de temps … et plein d’expressions très utiles pour exprimer sa joie, son mécontentement, ses sensations.
Allez, on commence par les transports ;
Chapitre 1 / à l’aéroport – vocabulaire essentiel, faux amis, expressions et une page culture axée sur la langue. Ce même schéma se répète pour les 7 autres sections.

Le petit plus de ce guide pour moi, ce sont les pages L’espagnol dans tous ses états qui concluent chaque chapitre. On y trouve des infos très intéressantes sur la vie en Espagne, les différences entre l’espagnol d’Espagne et celui d’Amérique du sud, une expression ou un dicton…  En plus, une connexion sur internet est possible pour s’entraîner avec 580 phrases audio.
Un guide que je recommande non seulement aux débutants -si si c’est possible grâce à la prononciation- mais aussi à ceux qui, comme moi, apprennent cette langue et seront bien contents de réviser les bases dans les files d’attente des musées.

Merci à Babelio et aux éditions Le Robert

Lola et Alex testent Incroyables Expériences

Testé et approuvé
70 expériences de chimie, biologie, physique et technologie ; certaines amusantes, d’autres insolites, mais toutes très intéressantes.

Nous en avons testé plusieurs avec mon fils de 10 ans, et à chaque fois nous avons passé un excellent moment. Les illustrations sont très colorées, les explications claires et le glossaire à la fin du livre est pratique pour comprendre le sens des mots techniques. (Centripète a remporté un franc succès)

Notre expérience préférée ? La 42, Sel disparais ! Très simplement avec des bols, un caillou, du film plastique, du sel et de l’eau, nous avons transformé de l’eau salée en eau douce. Super facile et bluffant !

Le plus de ce livre-là, c’est la simplicité de la manipulation pour des expériences aux résultats vraiment très concluants.  Ce sont de vraies expériences « scientifiques », de quoi crâner dans la cour de récré.

Un livre que depuis, nous offrons aux anniversaires des copains avec toujours un grand succès.

Merci aux Editions Le Pommier et à Babelio


Auteur Bob Beattie / illustrateur Sam Peet

Lola lit A la table des hommes

En temps de guerre, à une période et un lieu non définis, mais pas très loin de nous.
Un porcelet fuit les bombardements et tente de survivre dans la forêt, chassé, poursuivi, blessé, meurtri, épuisé, il s’effondre dans un buisson où agonise un jeune garçon délirant de fièvre, blessé lui aussi par la guerre et couvert d’affreuses blessures infectées. Tous 2 veulent vivre et une lutte puissante entre les 2 corps s’engage, une lutte dont sort un être d’apparence humaine mais à l’esprit animal. Innocent, nu, surpris et heureux d’être en vie, l’enfant est bientôt recueilli par Ghirzal la vieille d’un village voisin. L’enfant pousse, il grandit dans le monde des hommes, tantôt dans la douceur et bienveillance, tantôt dans la méchanceté et la violence. Au contact des hommes, il perd son flair, sa force, son sens le plus développé, au profit du langage dans lequel il se jette pour tenter de comprendre le monde cruel, sale, laid et impitoyable des hommes.
Un roman magnifique, qui nous tient les yeux grands ouverts sur la folie des hommes. Il faut bien, dans ce monde de fou, comme Abel, nous accrocher à un regard, un rire, un geste, et nous sentir heureux d’avoir croisé un instant de bonheur. Un monde sur lequel nous ne pouvons fermer les yeux parce qu’il recèle bien des trésors, dans la nature évidemment mais aussi dans le cœur des hommes.

Lu après J’abandonne de Claudel, 2 romans terribles qui, paradoxalement, m’ont donné envie de vivre, de rire et de garder les yeux et le cœur ouverts sur la beauté du monde et la bonté des hommes. Sylvie Germain –Magnus / Hors champ– et Philippe Claudel, des auteurs que je chéris, parce que chacun de leurs romans me fait réfléchir, réagir, vibrer, vivre.


A la table des hommes / Sylvie Germain – Editions Albin Michel 2016 – 272p


Lola lit Les garçons de l’été

Un début de roman dans la lumière éblouissante du soleil.
Boucles blondes, yeux clairs, hâle doré, des muscles longs, des corps d’athlètes, voici Thadée et Zachée, les jeunes fils surfeurs de Mylène, mère au foyer et Jérôme, pharmacien, un couple de bourges biarrots. Excellente éducation, très bons résultats scolaires, goût du dépassement de soi, les parents ont des valeurs, qu’ils ont transmis à leurs enfants. La famille Chastain est idéale, bien que légèrement entachée par les bizarreries d’Ysée, la petite dernière tout aussi jolie que ses frères mais qui a des petites manies, dont une collection de petits animaux desséchés qu’elle offre à chaque occasion.
Pourtant, un accident de surf va faire basculer cette famille dans l’horreur et on assiste, effarés, à leur chute.
On pénètre au fil de l’histoire dans la vie intime du fils préféré, et on découvre sa véritable personnalité, personnalité qui fait froid dans le dos, et pas seulement du nôtre puisque les membres de la famille sont tout aussi étonnés que nous, excepté Ysée qui, toute bizarre qu’elle est, savait.

Un roman qui commence comme un conte de fée et se termine en film d’épouvante. Génial !


Les garçons de l’été/Rebecca Lighieri – Editions POL 2017 – 448p

http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-4178-9

Lola lit Amelia

Amelia a 15 ans, c’est une jeune fille intelligente, sérieuse, bien élevée, appréciée de ses professeurs, bonne camarade ; Amelia a toutes les qualités qui rendent sa maman fière et triste aussi de ne pouvoir lui consacrer plus de temps. Car Kate a élevé sa fille seule, a lutté pour faire ses études de droit, s’est battue pour son poste envié d’avocate dans un grand cabinet new-yorkais.
Amelia est heureuse alors évidemment, Kate ne peut pas croire le policier qui lui annonce qu’elle s’est jetée du toit de son lycée. Pourtant l’enquête rapide conclut au suicide. Kate ne peut se résoudre à y croire, une petite voix lui murmure que ce n’est pas possible, malheureusement, elle semble être la seule à l’entendre et bien que dévastée de chagrin et d’incompréhension, elle finit par accepter l’insupportable, l’inacceptable. Jusqu’à ce qu’un message ravive son incrédulité, les sms se succèdent, anonymes et énigmatiques. Alors pour comprendre, Kate aidée d’un inspecteur, reprend le cours de la vie de sa fille où il est question d’amitié, de sororité, de sexe, de traîtrise…
Ce roman mêle avec brio échanges de textos, articles, extrait d’un journal intime, et narration classique, et tout ça à des périodes différentes ! Le début a été un peu laborieux à se mettre en place, mais une fois le système compris, j’ai aimé. Le rythme est soutenu, les éléments se chevauchent, les relations entre les personnages sont complexes, l’ensemble est plutôt bien ficelé. Bon, il y a beaucoup de personnages, et j’avoue m’être concentrée sur les principaux -déjà nombreux- et en avoir laissé certains sur le bord du chemin. Du coup si quelqu’un pouvait me rappeler qui est Philip qui réapparaît dans les dernières lignes 🤪 (ou pas d’ailleurs, ça n’a peut-être pas d’importance finalement !)
Un bon roman à emporter en vacances ♥


Amelia / Kimberly Mac Creight – Editions Cherche Midi 2015 – 528p

Lola lit J’abandonne

Depuis le décès prématuré de sa femme, il ne trouve plus aucune réponse à ses questions. Même sa petite fille, son amour, son trésor ne peut le sortir de cette béance dans lequel il s’enfonce.

Il n’a plus envie de survivre, il voudrait abandonner. Notre société, la haine, la violence, la vulgarité, la bestialité, la laideur, le blesse, le tue. Jusqu’à ce regard, celui d’une femme qui vient d’apprendre l’accident mortel de sa fille de 15 ans. Son enfant unique renversée par une voiture, son enfant perdue, sa fille qu’elle ne reverra plus, sans laquelle elle va devoir vivre coûte que coûte.


Un petit roman dense, puissant, important
Philippe Claudel est un auteur remarquable
Ses histoires me touchent en plein cœur
Ses personnages peuplent ma vie
Chaque livre est une aventure, un voyage, une expérience
Chacun écrit pour moi
Je pleure, et je souris, m’en remets difficilement
Je voudrais qu’ils ne s’arrêtent jamais
Un flux continu de ses phrases dont je suis amoureuse
De ces pensées que je fais miennes.
Rhooooo mais qu’est-ce que je l’aime ! ♥♥♥
L’enquête
Les âmes grises
L’arbre du pays Toraja
Inhumaines
Parfum

Ma participation au Comité de Lecture des Talents 2018 de Cultura

Cette aventure me permet de découvrir en avant-première les romans de la Prochaine Rentrée Littéraire et de voter pour mes ouvrages préférés. Alors depuis quelques semaines, j’ai mis en attente ma pal pour ne lire que les romans prescrits par Cultura. Il s’agit pour la plupart d’épreuves non corrigées, aux couvertures vierges hormis un titre, un auteur et une date de sortie prévue, je choisis donc à l’aveugle. Dans la liste de romans proposée, je dois en lire le plus possible et donner mon avis sous la forme d’une fiche de lecture à remplir consciencieusement et à envoyer dès le livre lu.

J’ai été priée de garder le secret et de ne pas communiquer sur les titres en compétition, ce qui explique que je ne partage plus mes lectures avec vous en ce moment ! C’est un exercice difficile car j’ai évidemment très envie de vous en parler et comme j’écris un billet pour chacun, je suis bien tentée de cliquer sur publier à chaque fois mais chuuuuuut, un peu de patience…

Alors voilà je vais quand même faire une liste et vous livrer quelques toutes petites infos, et au fur et à mesure de leur sortie en librairie, je noterai les titres et les liens vers les billets du blog :

livre 1 → un thriller palpitant à vous donner des sueurs froides ! ♥

livre 2 → une aventure de solidarité

livre 3 → une histoire d’amour qui va mal finir

livre 4 → je vote pour celui-ci ! ♥♥♥

livre 5 → une tentative de réconciliation entre un père et un fils

livre 6 → son premier roman m’avait fait pleurer

livre 7 → comment échapper à la vindicte populaire ?

livre 8 → une petite fille dans un pays en guerre ♥

livre 9 → 0 émotions

livre 10 → l’amour d’une sœur pour son frère

livre 11 →

Lola lit L’homme qui voulait aimer sa femme

Marc est fou amoureux de sa superbe femme Vasilissa, rencontrée à Moscou. Elle accepte, par amour pour son breton de tout quitter pour Paris. La première rencontre avec la famille de Marc est une catastrophe entre règlements de compte familiaux et blessures physiques, mais Vasilissa garde le sourire. Les présentations avec les amis tournent, elles aussi, au cauchemar ; l’environnement de Marc n’est vraiment pas de tout repos ! Mais encore une fois l’amour triomphe, les amoureux rayonnent. Et un jour, leur bonheur est comblé par l’arrivée de deux adorables têtes blondes Clara et Mathieu, et de Khrouchtchev, un spitz japonais névrosé. Tout pourrait être parfait, et la vie s’écouler paisiblement mais Marc ne peut se satisfaire de cette routine, il veut réveiller la passion. Il décide d’écrire une longue déclaration d’amour à Vasilissa, de la faire publier, partageant ainsi avec le monde son amour pour sa merveilleuse femme. Hélas, Marc prend un peu trop au sérieux son entreprise ambitieuse qui risque de mettre en péril l’équilibre familial.

Le second roman d’Hervé Pouzoullic se lit rapidement et facilement. L’écriture est agréable, moderne, l’ensemble a du rythme et les 60 premières pages augurent un récit plein de fantaisie. Mais le héros manquerait-il d’humour, d’autodérision, d’ironie et surtout de ce petit grain de folie qui rend les foldingues attachants ? J’ai eu envie de secouer cet égocentrique, de lui faire ouvrir les yeux sur ce qu’il risquait de perdre avec ses rêves de reconnaissance médiatique, de lui expliquer que le bonheur se trouve dans les petites choses de la vie, qu’une Vasilissa, toute merveilleuse puisse-t-elle être, préfère que son breton de mari soit auprès d’elle à partager le quotidien plutôt qu’exclusivement occupé à espérer être l’auteur d’un futur best seller. J’espère retrouver -dans un troisième- le Marc du Bigorneau fait la roue, drôle, imprudent, imprévisible et terriblement sympathique.


L’homme qui voulait aimer sa femme / Hervé Pouzoullic – Editions Anne Carrière – mai 2018 

Lola lit Si on dansait…

A Londres, fin des années 80, sur Unity Street, une ruelle délabrée de Londres – Frank, disquaire passionné de musique et de vinyles qu’il vend exclusivement, a un don ; il sait exactement quel morceau va « soigner » chaque personne qui entre dans sa boutique. Frank est un sacré personnage, tout comme les autres commerçants de Unity Street qui refusent de se soumettre aux promoteurs immobiliers et s’accrochent à leur boutique ; Maud la tatoueuse, le père Antony un ancien curé reconverti dans la vente de bibelots sacrés, les frères Williams jumeaux et croque-morts, un boulanger polonais et l’Englands Glory le pub du coin de la rue. Cette petite communauté hétéroclite se serre les coudes, des relations d’amitiés se sont créées, ils doivent faire bloc pour ne pas se faire déloger. Parallèlement à l’histoire de leur lutte pour garder Unity Street, l’arrivée de la mystérieuse Lisa va bouleverser la vie de la ruelle. Frank, qui pensait son cœur tari, va tomber éperdument et maladroitement amoureux.

Le roman est construit en 2 parties très inégales. La première est longue, trop longue, laborieuse, l’histoire tourne en rond, les personnages n’ont pas de profondeur, les secondaires sont délaissés, même la maladresse de Kit, l’assistant de Frank, s’apparentant à de la bêtise, ne prête pas à sourire. Seuls les chapitres où Peg, la mère de Frank lui raconte l’histoire des morceaux de musique, sont sympa mais ils sont malheureusement perdus dans la masse un peu molle. Mon intérêt s’est un peu réveillé au début de la seconde, 20 ans après, où il se passe enfin quelque chose. L’écriture est agréable mais le texte n’a pas de densité, la seconde partie aurait vraiment méritée d’être développée.

Merci à Babelio et aux Editions XO 


Si on dansait… / Rachel Joyce – Editions XO – mai 2018 – 374 pages

traduit de l’anglais par Rémi Bonnard – titre original The Music Shop 2017

 

 

 

Lola regarde D’après une histoire vraie

Qui n’a pas lu le livre éponyme de Delphine de Vigan trouvera peut-être, comme The hollywood reporter, que l’adaptation de Roman Polanski est « un thriller psychologique magistral ». Magistral ?! Moi, j’ai trouvé ce film absolument inintéressant. Les personnages sont caricaturaux, sans profondeur, les acteurs jouent mal ;  Emmanuelle Seigner est fade, amorphe, le regard dans le vide (une furieuse envie de la secouer). Eva Green, avec ses regards appuyés, ses joues creusées (envie de la claquer) est souvent proche du ridicule tant elle en rajoute. Quant au dernier du trio, Vincent Perez, il ne sert à rien (de lui botter le train).

Il n’y a aucune tension, aucune surprise. Interminable, répétitif, ennuyeux, c’est complètement raté !

Préférez le roman, vertigineux, qui réunit tous les ingrédients d’un thriller psychologique remarquable ; l’ambiance, l’ambiguïté, la mince frontière entre la fiction et la bio, la tension entre les 2 personnages, le mystère des desseins de chacun, tout y est !