Lola lit Eden Springs

En 1903 à Benton Harbour, dans le Michigan, le charismatique Benjamin Purnell promet l’éternelle jeunesse à ses adeptes qui se pressent en masse aux portes de La Maison de David, un village peuplé de jeunes hommes athlétiques et souriants, à la barbe interminable et soyeuse, et de jeunes filles aux longs cheveux blonds vêtues de fluides robes blanches, un village aux allures de paradis. C’est là que Laura Kasischke plante le décor de son nouveau roman. Dès la première page, nous sommes prévenus, bien que les documents, extraits d’articles de l’époque, témoignages de fidèles, citations, dépositions, textes publicitaires, extraits de livres, transcriptions de moments du procès qui introduisent chaque nouveau chapitre, et les images qui closent le livre soient authentiques, « L’auteure ne revendique aucune vérité historique et a pris de grandes libertés pour écrire son récit. » Ce n’est donc pas un documentaire, l’auteure nous livre un peu de la vie de la secte au travers du regard des femmes. La vieillissante de Cora Moon d’abord, l’ancienne institutrice de Benjamin, présente dès le début et qui garde un oeil lucide/mature sur la communauté. Puis les regards mélangés des jeunes filles qui forment un nous, chacune attendant d’être choisie, l’élue du Roi Ben. L’histoire commence par la colère du fossoyeur chargé de mettre en terre, seul et sans aucune cérémonie, le corps d’une adepte de la Maison de David âgée de 68 ans. Une mauvaise manipulation entrouvre le couvercle du cercueil et il découvre, avec surprise et effroi, le visage angélique d’une toute jeune fille d’une quinzaine d’années, Elsie Hoover.

Un roman très court qui se lit très facilement. Un sujet intéressant, qui amène à se documenter car l’auteure en dit peu sur la secte. Le choix d’une narration à plusieurs voix et le mélange du réel et de la fiction donne du rythme à l’histoire. L’auteure ne porte aucun jugement sur Benjamin Purnell, elle ne décrit aucun de ses agissements, elle donne juste des indices, sans rien dévoiler. Au lecteur de tirer ses conclusions, et malgré l’amour et l’enthousiasme que les adeptes portaient à leur gourou, on imagine sans mal comment le Roi Ben utilisait son pouvoir sur les jeunes, pures et belles jeunes filles qui rejoignaient la Maison de David.

Le sujet aurait mérité un roman plus long, j’aurais aimé en savoir plus sur les personnages, sur leurs liens, avoir l’avis des hommes, je suis restée sur ma faim !


Eden Springs / Laura KASISCHKE – Page à Page – 171p 

 

Lola écoute La nuit des temps

Les romans de Barjavel sont extraordinairement poétiques et visionnaires. Je l’ai découvert toute jeune, avec Les chemins de Katmandou, que j’ai dévoré, adoré. Depuis, j’ai lu tous ses autres romans et je les ai tous aimés, Barjavel est un auteur qui continue de me toucher.
La nuit des temps est un roman de science fiction, écrit en 1968. Une histoire d’amour, l’histoire de l’Amour entre 2 êtres magnifiques, venus d’un monde perdu. Elea, Païkan, Gondawa, l’équation de Zoran, des mots inconnus aux sonorités étranges, qui font rêver.

Par contre, je n’ai pas aimé l’écouter, je n’ai pas retrouvé la magie de la lecture. La voix du lecteur, pourtant pas désagréable, m’a gênée, je n’ai pas réussi à convoquer les images. Mais à peine terminé l’écoute, j’ai repris mon vieux poche et je l’ai relu 😉

Merci à Babelio 

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Lola lit Salina ♥♥♥

Elle est arrivée au village alors qu’elle était nourrisson, dans les bras d’un cavalier inconnu qui a surgi d’un nuage de poussière et déposé l’enfant par terre sur le sol au pieds du chef et sa tribu rassemblée. Elle aurait dû périr là sous leurs yeux indifférents, elle n’a cessé d’hurler de faim, de chaud et de chaud mais Mamambala s’est avancée, l’a prise dans ses bras, l’a mise à son sein et l’a nommée Salina car son visage était baigné du sel de ses larmes.

La petite fille a grandi au village, très proche de Kano, le second fils du chef. Mais c’est à Saro, l’aînée qu’elle a été mariée et c’est son fils qu’elle a porté et haï. Pourtant Salina avait supplié Khaya, la femme du chef, de lui donner Kano mais celle-ci l’avait toisée, et humiliée devant la tribu. Alors lorsque la guerre a emporté Saro, Salina a espéré puisqu’une veuve doit épouser son beau frère, et a attendu son dû. Mais une fois de plus, Khaya s’est opposée à son bonheur, l’a accusée d’avoir tué Saro et l’a châtiée. Salina a été condamnée à l’exil. Elle a erré et engendré un second fils, auquel elle a enseigné la colère et la vengeance. Les 2 frères ont combattu et l’un est mort, vaincu par le vent. L’autre n’a pas voulu survivre. Et Salina s’est retrouvée seule une fois de plus. Alors elle a décidé de retourner au village où elle a été accueillie avec des pierres et des crachats. Kano était devenu roi après la mort de son père et Akila sa femme, lui avait donné un fils. C’est par ces 2 femmes que reviendra la paix, et c’est Akila qui apportera à Salina son troisième fils et son troisième exil.

L’histoire est contée, aux portes du Cimetière, par Muluka, le troisième fils, qui souhaite que Salina enfin repose en paix.

Un roman magnifique ! Puissant, poétique, émouvant évidemment. Un conte africain écrit comme une tragédie grecque. Laurent Gaudé écrit décidément merveilleusement bien ♥


Salina/Laurent Gaudé – Actes Sud 2018 – 03/10/18 – 160p

Lola lit Les délices de Tokyo ♥♥

Au Japon, à Tokyo, Sentarô s’ennuie dans la petite boutique où il prépare des dorayakis, petits gâteaux japonais faits de 2 sortes de petits pancakes fourrés à la pâte de haricots. Un jour, une petite grand-mère se présente et lui propose ses services de pâtissière. Mais son âge avancé et la déformation de ses mains, Sentarô refuse. Mais Tokue Yoshii est obstinée, elle revient et fait goûter ses dorayakis à Sentarô qui, émerveillé par le goût du gâteau, accepte. Dès lors, chaque matin, Tokue transmet son savoir-faire à Sentarô qui découvre enfin le plaisir de pâtisser. Les dorayakis de Tokue sont succulents, le chiffre d’affaire explose, les clients affluent. Mais la rumeur grandit, Tokue présente tous les symptômes de la lèpre et bien qu’elle soit guérie, la propriétaire de la boutique oblige Sentarô à la licencier. Mais Tokue comprend, elle le remercie de lui avoir donné une chance et leur amitié grandit.

C’est un très joli roman japonais. Poétique, émouvant et gourmand !


Les délices de Tokyo/Durian Sukegawa – Albin Michel 2016– 240p – traduit par Myriam Dartois-Ako

Lola lit Tropique de la violence ♥♥♥♥

Je prends vraiment toute la mesure de ce que m’apporte la lecture quand je tombe sur un livre comme celui-là, qui fait partie des livres qui nous font nous sentir différents, nous remplissent d’émotions, traversés par des sentiments forts et prégnants ; joie, colère, tristesse, peur, révolte, nous laissent ko ou léger, que l’on garde encore ouvert contre soi la dernière page lue, qu’on ne voudrait pas refermer, qu’on ne peut s’empêcher de dévorer en se disant qu’on aimerait qu’ils durent longtemps.

Tropique de la violence est l’un de ces livres-là. Un très grand roman, puissant, juste, bouleversant, rare !

Marie s’est installée à Mayotte pour suivre Cham, qu’elle a rencontré et épousé en Métropole. Infirmière, elle travaille dans un hôpital où elle croise les réfugiés comoriens, qui fuient la misère de leur pays tout proche. Un jour, une très jeune fille qui porte son nourrisson se présente à l’hôpital. Dans ces contrées où sont ancrées bien des croyances, le bébé avec son oeil vert sera maudit, on le dira habité par un Djinn, et la jeune maman qui le sait, lance un regard désespéré et suppliant à Marie. Marie comprend, garde l’enfant, l’adopte et le prénomme Moïse. Cham parti avec une autre femme, Marie élève seule Moïse, dans l’amour et le confort. Mais à l’adolescence et alors que Moïse cherche des réponses, Marie lui raconte son arrivée à Mayotte. Moïse a du mal à accepter ses origines, et lui si sage, commence à fréquenter les petits délinquants. Et c’est la descente aux enfers…

Nathacha Appanah connait son sujet, elle qui, d’origine Mauricienne, a vécu un temps à Mayotte où elle pensait offrir à sa fillette un décor de carte postale. Mais l’île a une autre réalité, complexe, violente, que l’auteur dépeint avec vérité et justesse. Je l’ai lu en apnée, j’ai vibré, frissonné, pleuré aussi. Bref, j’ai adoré ♥


Tropique de la violence/Nathacha Appanah – Editions Gallimard – 25/08/2016 – 192p

Lola lit Asta ♥♥♥

Au début des années 50, Sigvaldi a choisi le prénom de sa seconde fille après avoir lu Gens indépendants de Halldor Laxness paru en 34/35, parce que la fin l’avait fait pleurer, même si l’héroïne avait eu un triste destin. Helga avait accepté, pour la simple raison que sans le a final, ce prénom signifie amour en islandais. A cette époque, Sigvaldi et Helga s’aiment et Asta est le fruit de cette passion. Mais la suite de leur histoire est chaotique et Asta est confiée à Steinvör qui l’élève avec amour. Devenue adolescente, Asta qui rejette, entre autres, sa nourrice, est envoyée en séjour dans une ferme, où elle rencontre Josef, un garçon de son âge.

Ce roman est un collage ; morceaux de vies mêlés, d’histoires qui s’entrelacent, se complètent, se superposent, pièces mélangées d’un puzzle, qu’il faut assembler avec patience et minutie. Car la narration ne suit pas l’ordre du temps, tout comme les vies nous prévient l’auteur  »Dès que notre premier souvenir s’ancre dans notre conscience, nous cessons de percevoir le monde et de penser linéairement, nous vivons tout autant dans les évènements passés que dans le présent. » Nous, lecteurs, aurons à ordonner les souvenirs que Sigvaldi, tombé d’une échelle et allongé sur un trottoir livre au visage d’une inconnue penchée sur lui, et ceux que nous conte Asta. Il nous faudra aussi trouver une place aux lettres qu’elle écrit à un amour parti et les chapitres que l’auteur consacre à l’écriture de son roman. Les époques se mélangent, ce n’est pas toujours facile de démêler l’écheveau de cette histoire de famille, il faut chercher les indices pour comprendre. Et ne comptez pas sur les titres délicieusement énigmatiques des chapitres ! Acceptez de vous laisser porter par la magie de l’écriture, l »Amour/Ast/Asta est ce qui lie les personnages de ce beau roman.

Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire #MRL18 , organisés chaque année par Rakuten France que je remercie encore une fois, après Vera, Petit Pays et La terre qui penche.


Asta / Jon Kalman STEFANSSON – Editions Grasset – 29/08/2018 – 496p 

traduit de l’islandais par Eric Boury

 

Lola lit Trancher ♥♥

Elle aime Aurélien, profondément depuis plus de 15 ans mais elle ne veut plus supporter l’homme qui l’insulte et l’humilie. Il regrette, s’excuse, ne comprend pas. Mais pourtant il recommence… Il y a sept ans, au retour de vacances horribles en Croatie, au bord du gouffre, elle avait décidé de la séparation. Puis finalement, il avait imploré son pardon, fait des promesses, s’était fait aidé un peu, alors elle lui avait rouvert la porte, laissé une seconde chance, elle l’aime tant et leur vie avait repris tranquillement, il avait eu un deuxième enfant, ils étaient heureux. Alors pourquoi sept ans après, il recommence ? Sans raisons, sans prévenir, brutalement ! Pourquoi ? Vadim et Romane, leurs enfants ont grandi, elle doit les protéger alors elle se fait une promesse, elle prendra une décision définitive le 3 janvier, jour de ses 40 ans. Elle a besoin d’une date, sinon elle sait qu’elle va de nouveau sombrer dans la dépression et qu’elle ne pourra plus se relever. Pour s’en sortir, elle fait des listes de ses phrases assassines, de ses insultes dégradantes, elle en note des lignes et des lignes, comme d’autres font les listes de leurs envies.

La violence dans le couple, un sujet terrible, qui peut avoir plusieurs masques. Ici ce ne sont pas les coups qui blessent la narratrice mais les mots de son mari. Oh bien sûr, il n’a jamais porté la main sur elle, ce ne sont que des paroles, qu’il ne pense évidemment pas. Elle ne peut se plaindre d’hématomes, de lèvres fendues, il n’est pas violent comme tous ces malades qui frappent leur femme mais pourtant il la tue, à coups de colère, ses coups sont des mots, qu’il crache, hurle et lui jette au visage, avec d’autant plus de plaisir que les enfants assistent à ses crises, et qu’il peut les prendre à témoin de la bêtise de leur mère. Et ces mots, s’ils n’abîment pas le visage, fracassent le cœur, détruisent l’image de soi, l’amour propre.

C’est un roman puissant et qui touche en plein cœur ♥


Trancher / Amélie Cordonnier – Editions Flammarion 2018 –  176p

Lola lit Rivière tremblante ♥♥

Un thème vraiment flippant –et qu’en général j’évite- pour la maman de 4 enfants que je suis, dans ce nouveau roman  »imposé » par un comité de lecture destiné à un regroupement de bibliothèques. Je me suis lancée avec beaucoup de contrariété et d’appréhension, mais c’était sans compter sur les talents de conteuse de l’auteure !

Alors oui, il s’agit de la disparition d’enfants ; l’angoisse, l’incompréhension, le déchirement, la douleur, la souffrance, le désespoir, le renoncement, la honte mais aussi l’apprentissage de la responsabilité et de la culpabilité, font les 365 pages de ce roman. Mais bizarrement, c’est la douceur et la retenue, sans malaise, ni tension qui accompagnent le lecteur.

Au début du roman, Marnie et Bill raconte leurs disparitions. Bill n’a jamais retrouvé Billie, sa fillette de 8 ans, qui n’est jamais rentrée de son cours de danse en 2009. Marnie, 12 ans, était avec Michael quand il a pénétré en courant dans la forêt dont il n’est jamais sorti un soir d’orage d’août 1979. Ils racontent avec pudeur comment ils ont survécu à leur drame sous les regards soupçonneux des autres. Lorsque son père décède, Marnie hérite de la maison familiale et décide de retourner à Rivière-aux-Trembles, à l’orée de cette forêt maudite, qu’elle avait quittée à 18 ans. C’est la mort de Pixie, le chat chéri de Billie qui convainc Bill de partir, il n’a plus d’espoir de voir revenir sa fille. C’est par hasard, qu’il arrive à Rivière-aux-Trembles le jour de l’enterrement du père de Marnie, et qu’il croise son regard perdu dans le cortège funéraire. C’est un fait divers dramatique, la disparition du petit Michael Faber sur les rives de la rivière tremblante le 18 avril qui va les réunir sur les bancs du commissariat de police, Marnie et Bill ayant déjà été suspectés dans une affaire de disparition d’enfants, ils sont en tête de liste des coupables potentiels.

Il y a tellement de délicatesse, de douceur, de poésie dans ce livre ; les mots choisis par l’auteure appartiennent au champ lexical de l’amour, du bonheur. C’est étonnant pour traiter d’un tel sujet mais c’est ce qui donne toute sa puissance à ce roman. Bill veut garder en mémoire uniquement le sourire de sa petite fille, il refuse de convoquer des images terrifiantes, qui rendrait les souvenirs impossibles, or Bill veut se souvenir de Billie. Et ce sont ces images de bonheur que l’auteure partage.

Je pourrais expliquer encore et encore ce qui fait de ce livre un beau moment de lecture, mais je vais vous laisser le découvrir, en le lisant !


Rivière tremblante / Andrée A. Michaud – Rivages Noir, 2018 – 366 p.

Lola lit Les adultes n’existent pas ♥♥

 

Julie, c’est la copine râleuse, qui a la lose. Elle se rêvait photographe, elle est hôtesse d’accueil. Julie a toujours trouvé son prénom nul, elle aurait préféré un prénom original,  flamboyant. Elle partage sa vie et son appartement avec Milan, un musicien feignasse et pas passionné. Julie se croit libre, indépendante. Libre de picoler avec ses collègues le soir après son boulot, libre de boire des bières en regardant la télé, libre de prendre des cuites, d’être malade toute la nuit et de se réveiller avec une gueule de bois. Elle n’aime pas les enfants, les pavillons de banlieue, les voitures familiales, les conjoints, les apéros sans alcool. Mais un jour Pénélope, sa meilleure copine, depuis le collège, celle avec qui elle a fait les 400 coups, lui annonce sa grossesse. Et là, devant les jouets premier âge du Leclerc, Julie pleure. Elle pleure à l’arrêt de bus, elle pleure encore en rentrant chez elle. Elle pleure parce que tous ses amis deviennent parents, elle pleure parce qu’elle a raté l’occasion d’embrasser Joël, le photographe de son boulot dont elle est folle, elle pleure parce qu’elle a rompu avec Milan, elle pleure parce qu’elle s’est fait virer…

Julie, c’est la copine qu’on a tous eue, un peu en marge, un peu punk, qui refuse de grandir, qui a peur du monde des adultes, et cache son appréhension derrière un comportement d’éternelle ado qui fuit les responsabilités. C’est la copine qu’on plaint un peu, on se demande toujours quand elle va se ranger et en même temps, on envie sa liberté.

Un roman, pétillant, dans l’air du temps, qui se lit tout seul, et en même temps qui amène le lecteur à se poser des questions existentielles. Une lecture très très agréable, pas toujours politiquement correcte mais c’est ce qu’on aime, non ?!

Merci Babelio et les Editions Intervalles – Aussitôt reçu, aussitôt lu et approuvé ! A lire et à offrir ♥


Les adultes n’existent pas / Sylvia Hansel – Editions Intervalles – mai 2018 – 205p

Lola lit La marcheuse ♥♥

Lu en juin dans le cadre des Talents Cultura 2018
Le guerre de Syrie racontée par Rima, une fillette qui a la tête dans les histoires, les mots et les couleurs. Rima lit beaucoup, dessine aussi, et s’invente des planètes. Rima est une fillette particulière qui ne parle pas sauf pour réciter le Coran ou le Petit Prince et dont les jambes se mettent en mouvement dès que sa maman détache la cordelette qui relie leurs poignets. Mais un jour tragique, sa maman disparaît lors d’un contrôle policier et Rima, blessée est conduite dans un hôpital/prison. Orpheline, c’est son frère, un adolescent combattant qui vient la chercher et la cache, et l’entrave pour la protéger, pour l’empêcher de marcher. Seule, dans un souterrain, attachée à un vasistas, sans électricité, avec quelques victuailles, Rima regarde la guerre par la fenêtre à barreaux et raconte, par écrit. Elle décrit des choses terribles en plus de la guerre, la solitude, la faim, la peur mais en toute ingénuité et clairvoyance et s’adresse à celui ou celle qui découvrira son journal.
Ce roman m’a vraiment touchée. L’histoire est poignante, l’écriture sensible et juste.

Il faut le lire, et le faire lire !


La marcheuse / Samar Yazbek – Editions Stock La Cosmopolite 2018 – 304p