M. L. Stedman est l’autrice d’Une vie entre deux océans qui avait rencontré lors de sa sortie en 2013, un succès planétaire. 13 ans après, son nouveau roman nous plonge dans une saga australienne au cœur de Australie-Occidentale et plus exactement à Meredith Downs, une immense exploitation ovine à la fin des années 50. L’histoire de cette famille bascule dès le début du roman lorsqu’un accident de voiture tue le père, le fils aîné et blesse Matt le cadet qui gardera des séquelles toute sa vie. C’est évidemment un véritable traumatisme pour la mère, la fille et les employés fidèles ainsi que toute la communauté des éleveurs qui vont apporter leur aide pour maintenir l’exploitation à flot.
Un roman au rythme lent, à l’atmosphère particulière, le sable rouge du désert australien s’infiltre partout et crisse sous les dents. L’écriture sensorielle permet au lecteur de ressentir la rudesse de l’environnement et surtout de l’empathie pour cette famille marquée par les tragédies. Car les malheurs s’accumulent et frappent souvent les plus vulnérables. Les personnages sont complexes et passionnants, les secrets terribles. Chaque personnage a de l’importance et sa propre histoire dans ce récit, chacun est marqué par le deuil, la culpabilité, la honte mais ça parle aussi d’’amour, d’amitié, de fidélité et de résilience.
Un roman tout public agréable à lire même si tous ces malheurs peuvent finalement être assez éprouvants.
Une vie si lointaine / M.L. Stedman – Editions STOCK – mars 2026 – 576p

Un avis mitigé pour une lecture néanmoins intéressante que j’ai menée jusqu’au bout malgré certaines réticences. J’ai aimé la construction en trois actes (trois Virgules) contés à 2 voix, j’ai aimé suivre Chloé et Maxence à trois périodes de leur vie.






