Alors qu’il survole d’un air conquérant l’Amazonie, Gabriel, pdg français d’une grosse exploitation forestière, s’écrase en pleine forêt, sous une attaque surréaliste de Aras. Un indien de la tribu des Yacou le trouve moitié mort, carbonisé, défiguré, gonflé par ses blessures, recouvert de sang, de terre et de vermine. Les 8 membres de la tribu l’accueillent avec circonspection, ne reconnaissant pas en lui un homme mais un animal et il est jeté dans une fosse avec des cochons sauvages. Peu à peu, grâce à un fort instinct de survie, une volonté de fer et une grande capacité d’analyse, Gabriel retrouve des forces. Mais le monde dans lequel il a atterri, le Cercle des Yacou, est bien loin du sien et il va devoir se battre pour sa survie, pour redevenir un Dihab, un homme aux yeux des indiens, quitter la forêt et, qui sait, retrouver son ancienne vie, entre ses somptueux appartements de Paris et New-York, sa délicieuse épouse et ses comptes en banque pleins à craquer.
L’auteur saisit l’occasion du crash, en pleine forêt amazonienne, de l’avion privé de Gabriel, ce surconsommateur qui participe activement, entre autre, à la déforestation de l’une des trois plus importantes forêts vierges du monde, pour pointer l’inconséquence, la bêtise des Hommes. Il compare deux mondes, diamétralement opposés mais imbriqués, par la force de toutes ces « choses » créées par une certaine partie de l’humanité, et qui sont bien dérisoires.
Un livre que tout le monde devrait lire. Un roman farouchement écolo mais aussi profondément humaniste. Un coup de coeur ♥
Un auteur qui m’avait déjà touchée avec Les échoués. Ses autres romans sont sur ma table de nuit, prêts à être lus.
Le Cercle des Hommes / Pascal Manoukian – Editions du Seuil 2020 – janvier 2020 – 336p

La vie de Théo commence mal, sa mère ne l’aime pas et cherche à s’en débarrasser. Elle le laisse des jours et des jours sans nouvelles chez les nounous, le récupère pour l’abandonner ailleurs. Jusqu’au jour où elle le dépose au bout du long chemin qui mène vers la forêt, chez Augustine et part sans se retourner. Théo et son arrière grand mère apprennent à vivre ensemble et finissent par s’aimer. Théo grandit sous le regard bienveillant d’Augustine.
En 2003, Alexandria Marzano-Lesnevich, alors étudiante à Harvard choisit lors de son stage d’étudier le cas Ricky Langley. Ricky Langley était pédophile, il a étranglé un garçonnet de 6 ans, Jeremy Guillory. Alors qu’elle est convaincue d’être contre la peine de mort, l’auteure s’aperçoit avec stupeur que ses convictions s’affaiblissent face à ce crime pédophile. Il faut dire que cette affaire résonne douloureusement avec son propre vécu, Alexandria a elle-même été abusée, enfant, par son grand-père.
Sarah est morte. Un tumeur l’a terrassée, malgré ses 42 ans, malgré l’amour de ses 2 enfants, malgré la combativité de Théo. La maladie l’a emportée, ils ont perdu la bataille. Ils se sont battus, surtout Théo, qui était persuadé qu’ils avaient été frappés parce qu’ils étaient forts, qu’ils étaient capables de supporter, de se battre et de gagner. Mais ils ont perdu ! Sarah est morte, entourée de sa famille, de ses amis mais seule à partir. Sarah est morte, et elle décide de nous raconter son aventure, ce parcours des combattants ; mais d’abord sa jeunesse, sa rencontre avec Théo le lutin à la joie de vivre, leur histoire d’amour improbable, la naissance de Simon et Camille. Elle raconte surtout l’arrivée de la maladie dans ce tableau charmant ; les visites chez le Docteur House, le soutien des proches, la chimio, l’espoir, la rémission, la rechute… Sarah revit ses moments, ne nous cache rien, ni d’elle ni des autres puisque morte, elle sait tout.
Colton Crest est retrouvé mort par son meilleur ami, Eliott. Quelques temps auparavant il avait disparu plusieurs jours avant de réapparaître sans fournir d’explication. Le jour de l’enterrement alors qu’Eliott doit faire un discours il trouve dans sa poche une lettre lui expliquant que Colton a été assassiné et qu’à l’issue d’une «chasse au trésor» il connaîtra le nom de l’assassin.
Deux enquêtes se rencontrent dans ce polar. La première concerne la mort atroce d’une mère de famille apparemment bien sous tous rapports mais qui, en réalité, menait une double vie. La
Ce roman est construit en 3 parties dans lesquelles on suit 3 générations d’une même famille : Klara, la grand-mère, Rubin, le père et Iouri. L’histoire se déroule en Russie. Klara a été arrêtée sous le régime de Staline pour trahison à son pays. Elle a été déportée et n’est jamais revenue. Rubin a grandi sans mère, il s’est endurci, est devenu marin puis capitaine de bateau. Iouri a grandi sous l’égide d’un père autoritaire et en a beaucoup souffert. Alors que Rubin va mourir, il demande à Iouri de découvrir ce qu’il est advenu de Klara.
Grace et Tippi sont sœurs siamoises. Le haut de leurs corps leur est propre, le bas elle le «partage» ! Après des années à vivre plus ou moins «cachées», elles intègrent le lycée. Elles s’y font deux
Nora est une jeune écrivaine de 26 ans célibataire. Elle voit peu de monde et son principal hobby est de courir. Alors qu’elle n’a plus eu de nouvelles de son ancienne meilleure amie, Clare, une amie de celle-ci la contacte pour l’inviter à son enterrement de vie de jeune fille. Surprise, Nora hésite à s’y rendre mais elle finit par accepter, ce qu’elle n’aurait sans doute pas dû faire…
On peut être hospitalisé en psychiatrie, sans consentement, par un tiers ; c’est l’hospitalisation sous contraintes. Avant, seul un psychiatre pouvait décider de l’hospitalisation sur la demande du tiers, mais depuis 2013, le dossier du patient doit passer devant le juge des libertés et de la détention, qui vérifie que la procédure ne présente pas d’anomalies, donne la parole au patient et décide, après avoir pris connaissance des avis médicaux, de la poursuite de l’hospitalisation. Cette audience, en présence du juge et du patient accompagné d’un avocat, doit impérativement avoir lieu avant le 12ième jour d’hospitalisation.