En avril 2014, dans la nuit du 14 au 15 avril, des combattants de Boko Aram, un groupe islamiste, entrent dans Chibok une petite ville au nord-est du Nigeria, détruisent l’école et enlèvent 276 lycéennes. Les adolescentes sont conduites dans la forêt où elles sont séquestrées, réduites en esclavage, maltraitées, violées, vendues, converties et mariées de force.
Maryam, l’une des adolescentes kidnappées, nous raconte son calvaire, sa fuite quand elle parvient à s’évader avec Baby, son bébé né de son mariage en captivité. Elle est retrouvée par les autorités, fêtée, acclamée, puis raccompagnée dans son village auprès des siens. Soulagée, confiante, elle pense que la vie va reprendre, que l’horreur est derrière. Mais c’est sans compter sur la folie des Hommes ; commencent alors pour Maryam et Baby des épreuves que Nous ne pourrions imaginer. Car pour eux, Maryam est pour toujours une femme du Bush.
Un roman fort, terrible, atroce, sur la barbarie, la folie humaine. Un roman de combats ; celui de Maryam pour recouvrer la liberté et l’honneur, celui de l’auteur pour faire entendre des voix étouffées. Boko Haram continue de semer la terreur au Nigeria, où ses combattants mènent régulièrement des attaques dans les villages, tuant, pillant, violant. C’est insupportablement absurde !

Sasha et Mark essaient d’avoir un bébé depuis 7 longues années d’acharnement. Alors lorsqu’une grossesse s’annonce, Sasha est aux petits soins pour son ventre qui s’arrondit. Mais lors d’un déplacement, leur voiture heurte un kangourou et Sasha est conduite à l’hôpital pour subir une césarienne de toute urgence. Le bébé prématuré est sauvé mais est-il vraiment le bébé qu’ils attendaient ? Sasha est persuadée que le petit Tobias n’est pas son fils, et qu’elle est victime d’une inversion de bébés. Pendant son hospitalisation, le passé refait surface, douloureux. Le corps médical, l’entourage tous pensent qu’elle souffre du syndrome de la dépression post-partum. Mais Sasha est sûre d’elle, son instinct maternel ne trompe pas, elle doit s’accrocher, elle n’a que 7 jours pour récupérer son bébé. Mais personne ne la croit alors qui va l’aider ?
Le 13 novembre 2015, Adèle, une jeune femme un peu paumée, est postée à la fenêtre de son appartement parisien près du Bataclan. Comme tous les soirs, elle observe ses voisins, leur invente une vie, se raconte des histoires. Mais vers 22 heures, des coups de feu, des sirènes de police, des cris, des hurlements, du sang partout, la panique, des gens qui courent dans tous les sens. Adèle paniquée ferme la fenêtre, se réfugie dans l’obscurité de son appartement, allume la télévision et regarde, épouvantée, les premières images de l’horreur des attentats. Et puis soudain, parmi les photos de visages brandies par les proches des victimes, Adèle reconnait Matteo, un jeune artiste qu’elle avait l’habitude de croiser quand elle était encore serveuse dans ce petit bar près de chez elle. Sans comprendre vraiment pourquoi, Adèle décide de partir à la recherche de Matteo, elle se rend à l’Ecole Militaire où sont accueillis, dans l’urgence et la désorganisation, les proches des victimes. Là, pour justifier sa présence, elle raconte une fable, elle invente une histoire d’amour avec Matteo. Elle l’attendait ce soir, il devait la retrouver à l’appartement après le concert. Ils sont fous amoureux depuis peu, se sont rencontrés dans le bar où elle bosse. Sa détresse touche Saïd, un jeune volontaire de la Croix Rouge qui promet de lui donner des nouvelles de son amoureux. Francesca la mère de Matteo, tout juste arrivée d’Italie ne comprend pas la présence de cette jeune fille mais foudroyée par la douleur, se laisse prendre en charge.
Stephen King, voilà un auteur que je n’ai jamais lu. Là, conseillée par un ami qui m’a présenté ce livre comme étant une sorte d’étude sociologique genre « Comment tournerait le monde si toutes les femmes s’endormaient ? », j’ai été tentée. Bon, ce n’est pas exactement ce que j’attendais, les King père et fils n’étudient rien du tout. Les femmes s’endorment effectivement, entourées d’un cocon collant qu’il est dangereux de déchirer. Au moment où les premières femmes sombrent, Evie, une jeune femme étrange vient régler leur compte avec violence à des petits délinquants. Conduite en prison, elle a un comportement étrange ; elle sait tout, de tous et se réveille tranquillement et sans cocon de chacune de ses siestes alors que toutes les autres femmes qui sont réveillées se transforment en furies monstrueuses. Bref, elle éveille l’intérêt et la curiosité. Mais la rumeur enfle et gronde, Evie serait-elle la grande responsable du phénomène Aurora qui prive les hommes de leurs femmes, filles, et mères. Pour l’arrêter, faudrait-il l’emprisonner, la torturer, la brûler ou la découper en morceaux ?
Mon premier Grimaldi. Et je peux comprendre l’engouement de certains lecteurs. Un livre qui se lit très facilement, la langue est simple c’est celle qu’on utilise dans la vie de tous les jours. Les personnages sont normaux, ils ont les mêmes préoccupations que la plupart d’entre nous ; fins de mois difficiles, un boulot pas ouf, des enfants et ados à la maison, divorce, séparation, charge mentale, s’aiment mais ne savent pas se le dire, ils partagent les mêmes émotions que le plus communs des mortels, bref ils sont comme tout le monde. Un roman dont même la construction [Situation initiale – Élément perturbateur – Péripéties – Eléments de résolution – Situation finale] est sans surprise. Ah si la vie pouvait être aussi simple que dans un roman de Virginie Grimaldi !




















Un livre particulier,déroutant dans lequel l’auteure raconte de façon anecdotique les épisodes de sa vie où elle a frôlé la mort. Chacun des 17 courts chapitres a pour titre, la partie du corps meurtrie ; les poumons pour la noyade, les intestins pour l’amibe, le cou pour l’agression… et une illustration à la manière des planches anatomiques anciennes. Ce ne sont pas toujours des épisodes tragiques, dramatiques ou violents, il peut s’agir simplement d’un léger effleurement celui d’un poids lourd trop proche qui fait entrevoir le pire évité. Une bien étrange autobiographie !
Une histoire d’amour sur fond de guerre froide, qui débute dans une école de chants et de danses folkloriques polonaise et se termine dans les ruines de cette même école, des années plus tard. Wiktor pianiste de talent, compositeur et chef d’orchestre et Zula jeune chanteuse passionnée vont franchir des frontières pour vivre leur histoire, ils vont se perdre et se retrouver entre la Pologne austère de Staline et le Paris festif de Boris Vian. Un très beau film dont le noir et blanc magnifie les images ♥ La bande son est vibrante ♥ Les acteurs magnifiques ♥
Bon je dois avouer que je n’étais pas très motivée pour cette séance de cinéma mais mon fils avait envie d’y aller alors j’ai dit oui. Pour les livres et les films, après m’être assurée que c’est tout public, je ne dis jamais non. Donc, j’avais prévu mes écouteurs pour pouvoir rattraper mes podcasts en retard mais finalement, j’ai regardé le film en entier. Alors évidemment, on ne s’attend pas à un grand film, ni à être touché ou bouleversé, remué ou choqué. Un petit film de vacances, sans prétention, où l’on croise des acteurs un peu connus -Philippe Katherine, Julie Depardieu et Gayet, Thierry Neuvic, Lucien Jean-Baptiste et Claudia Tagbo- et où Chantal Ladesou, toute en exubérance et exagération, semble s’amuser entourée de cette troupe de gamins sympathiques et de leurs parents paumés.