Hachiko au pays de la nuit est un roman jeunesse de Linné Lharsson, une auteure pas comme les autres, dont le Billy Chaperon avait rencontré le succès, en 2013. Dans ce roman, elle utilise la célèbre histoire du chien Hachiko, pour emprunter, une nouvelle fois, les chemins de l’imaginaire.
Hachiko, c’est ce chien de race Akita qui, dans les années 20, s’est rendu célèbre dans tout le Japon par sa loyauté et sa fidélité. Il avait l’habitude d’accompagner son maître à la gare tous les matins et de venir le chercher tous les soirs. Mais un jour son maître, décédé d’une crise cardiaque à son travail, n’est pas rentré. Hachiko a continué à se rendre à la gare tous les soirs, pendant plus de 10 ans, pour attendre son maître, chaque jour à l’heure précise de son retour à l’endroit exact où il avait l’habitude de l’accueillir chaque soir.
Le roman commence à la mort de Hachiko, le 8 mars 1935, 10 ans après la mort de son maître. Il est attendu fastueusement au Pays de la nuit par la reine Izanami. Mais à son arrivée, Hachiko qui n’a qu’une idée en tête, retrouver son défunt maître, ignore l’intérêt de la reine. Vexée, Izanami entre dans une colère noire contre Hachiko qui va se lancer dans une aventure fantastique avec ses nouveaux amis.
J’ai abordé cette lecture persuadée de lire l’histoire de Hachiko de son vivant (je n’avais pas lu le résumé) j’ai donc été agréablement surprise. C’est un vrai roman d’aventure, avec de l’action, du suspens, des rencontres incroyables et de l’émotion. Les personnages réels côtoient ceux de la mythologie japonaise et d’autres tout droit sortis de l’imagination de l’auteure. L’écriture est agréable, mon fils de 11 ans, à qui je l’ai prêté, s’est régalé 😀
Un super roman jeunesse à offrir ♥
Merci à Babelio et aux Editions RROYZZ pour cette découverte !
Hachiko au pays de la nuit / Linné LHARSSON – Editions RROYZZ – avril 2017 – 194p

Quand j’ai commencé la lecture de ce roman, je me suis dit avec un peu d’ironie que tous les ingrédients étaient réunis pour tirer les larmes aux yeux des lecteurs hypersensibles. Je suis sensible certes mais je n’ai pas la larme facile, je ne pouvais donc pas imaginer que je tournerai les dernières pages en pleurant comme une madeleine. C’est bouleversant ! Ça touche à la mort, la maladie, l’amour, l’amitié, la maternité, la volonté de mourir libre… que des trucs pas marrants du tout mais l’aventure est belle, dépaysante, chargée d’émotions. Emile et Joanne nous emmènent avec eux à bord de leur camping car dans les paysages magnifiques des montagnes pyrénéennes. J’ai noté le nom de tous les sites qu’ils ont traversés, j’ai eu envie d’y aller aussi, voir de mes yeux toute cette beauté.
Noëlle Lefebvre a disparu. Et c’est Jean Eyben qui est chargé, par la société de détectives privés dans laquelle il travaille, de la retrouver. Nous sommes dans les années soixante, Jean Eyben est tout jeune et il sait déjà qu’il ne fera pas ce métier toute sa vie. Il a quelques pistes, qui le conduisent dans le quinzième arrondissement de Paris, dans un bistrot, un dancing, un appart et la poste. C’est bien maigre, il réussit tout de même à glaner quelques noms qui ne le mèneront nulle part. Jean quittera l’agence de détective mais gardera toujours en tête le mystère de la disparition de Noëlle Lefebvre, et repartira sur ses traces de la Savoie à Rome pour écrire, trente ans après, son propre roman.
L’auteur nous trimballe sur les routes allemandes, autrichiennes, turques, géorgiennes et arméniennes, coincés dans une vieille Lada d’occasion entre Antoine et son insupportable frangine Anna. Mais le voyage ne s’arrête pas là et nous allons emprunter tous les moyens de transport existants dont un vieux coucou et un catamaran, pour rejoindre l’Asie à la recherche de Charles, leur père qui les a abandonnés quand ils étaient tout petits. Laurent, le meilleur ami est du voyage, parfait médiateur entre le frère très discipliné et sa punk de soeur qui sont comme chien et chat. Partis quelques jours, ils ne reviendront pas avant plusieurs mois, au terme d’une quête où chacun aura fait un bon bout de chemin personnel.
Kamil est un rappeur français, musulman adepte du Souphisme, d’origine congolaise né à Strasbourg. Le lendemain du décès de son père, son agent lui conseille de partir à New York où il pourra faire son deuil et surtout écrire. Kamil s’envole pour les Etats Unis où il se fait assassiner sur le parking d’un club de strip-tease.
Journaliste, fils d’un éducateur à la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse), c’est naturellement vers son père que Mathieu Palain s’est tourné pour comprendre ce métier méconnu après une immersion de 6 mois à la PJJ où il a croisé les personnages de ce roman. « Au quotidien, les professionnels de la PJJ mènent des actions d’éducation, d’insertion sociale, scolaire et professionnelle au bénéfice des jeunes sous mandat judiciaire, pénal ou civil, et de leur famille. » [http://www.justice.gouv.fr]. Les éducateurs ont un rôle primordial, car ce sont eux qui accueillent les jeunes et les accompagnent jusqu’à leur majorité.
Pourquoi ce roman ne m’a pas touchée ? J’ai très vite lâché la main d’Amy qui, pour échapper à l’alcool et à sa vie londonienne sans intérêt, retourne s’installer dans son île natale, dans les Orcades, un archipel subarctique écossais. Je n’ai pas eu envie de la suivre, je l’ai très vite laissé tomber et du coup son histoire m’a terriblement ennuyée. J’ai trouvé que le personnage manquait de panache, de force, de profondeur, elle traîne ses démons comme on traîne un vieux chien, familièrement. Pourtant l’écriture est belle et la nature étourdissante mais elle n’a pas été traitée comme un personnage de l’histoire mais comme un décor.
Difficile de parler de ce roman sans en dire trop.
Une belle réussite le dernier roman de Jean-Paul Dubois. Encore une fois, je suis séduite, tout est parfait : l’écriture, d’abord comme toujours belle, précise, pleine de tendresse, d’humour. L’histoire, ensuite, impeccablement construite, ne laissant rien au hasard. Les personnages, enfin, complets et accomplis. On y retrouve un Paul, originaire de Toulouse qui vit au Canada, aime son chien et manie la tondeuse à gazon avec brio.
Nita, la narratrice, est très attirée par Lucy, une ado qui vient de s’installer avec son père près de chez elle. Lucy est blanche, belle et un peu bizarre. Elle passe beaucoup de temps dans la forêt où il se passe des choses étranges. Mais un jour, Lucy disparaît. Elle est retrouvée 3 jours plus tard sous un arbre, nue, ensanglantée, couverte de griffures, elle a été violée. Choquée, Lucy reste muette mais Nita voudrait comprendre ce qui s’est passé.