J’aime bien les romans de Mathieu Menegaux. Ils sont nickels ! Rien à redire : l’histoire est toujours super bien ficelée, l’écriture propre, les personnages intéressants, il n’y a rien à jeter. Après Je me suis tue, Un fils parfait, Est-ce ainsi que les hommes jugent, le revoilà avec Disparaître. Couverture soignée, intrigue soignée, personnages soignés : tout y est, et c’est réussi !
A Paris, une jeune fille se défenestre, la police conclut très vite au suicide. A Nice, un noyé est retrouvé sur la plage, épilé avec soin, le bout des doigts brûlé, aucune trace de lutte. Aucun moyen d’identifier le macchabée. Encore une fois, le suicide est privilégié. Ces 2 morts sont-elles liées ? D’autre part, l’inspecteur Grondin aimerait comprendre pourquoi un homme décide de disparaître en prenant soin de ne laisser aucune traces. Il nous entraîne dans une enquête palpitante.
Disparaître / Mathieu Menegaux – Editions Grasset – janvier 2020 – 216p

Avant d’être bibliothécaire, j’ai enseigné le français aux étrangers. Comme l’anglais, l’allemand ou l’espagnol LV1 ou LV2, le français est enseigné dans les collèges et lycées du monde entier. J’ai donc travaillé pendant plus de 20 ans avec des étudiant-e-s de toutes nationalités et de tous âges. Des JiYoung, j’en ai croisé beaucoup, ces jeunes filles sud-coréennes, toujours charmantes, discrètes et tellement bien élevées. La plupart considérait ce séjour à Paris comme une parenthèse dans leur vie sur laquelle elles étaient, finalement, assez peu disertes. J’ai donc beaucoup appris sur la condition de la femme en Corée du sud dans ce roman et je n’ai pas été étonnée. Je n’ai, finalement, pas trouvé la condition des coréennes si éloignée de la nôtre ; les différences de salaire, la charge des enfants et des tâches ménagères, l’abandon d’une carrière pour cause de maternité, un travail de mère au foyer, temps plein 24/24 – 7/7 , pas reconnu, moqué voire méprisé.
D’Antoine Laurain, j’ai lu et aimé
Basil s’envole de l’Allemagne pour rejoindre sa sœur Layla en Arabie Saoudite et assister à son mariage. Issus d’un couple mixte, Basil et Layla ont vécu leur tendre enfance en Arabie Saoudite
Dans cette BD, l’auteur retrace la maladie de sa fiancée, Kristen. Parce qu’elle lui a fait promettre de raconter leur histoire, il raconte leur rencontre, leur histoire d’amour, la maladie, son calvaire mais aussi et surtout sa passion pour le surf. Le récit concernant Kirsten est dans les couleurs bleues,entrecoupé, en sépia, de l’histoire du surf et des deux personnages principaux qui ont contribué au succès de ce sport. Même sans être fan de surf, j’ai trouvé cette initiation au surf très intéressante.

Inspiré de faits réels, ce roman nous fait entrer à la suite d’Ella, 14 ans, dans l’atelier de couture installé dans le camp d’Auschwitz à la fin de la seconde guerre mondiale. Ella est une très bonne couturière décidée à obtenir un travail dans l’atelier de couture. Elle y gagne sa place et crée des vêtements pour les femmes des dirigeants nazis. Cet emploi lui permet d’adoucir son quotidien. Malgré la faim, les conditions de travail difficiles et la violence des gardes, Ella découvre l’amitié et la solidarité.
260 pages, d’une écriture maîtrisée, juste, incisive, crue, empreinte de tristesse. 260 pages qui nous conduisent inexorablement vers le drame. On le sait tout de suite, Raphaël, le narrateur nous prévient, il s’est passé quelque chose de grave. Une tragédie dont il porte encore, 6 ans après, le poids. C’était le samedi 16 février 2013, Raphaël avait seize ans et vingt jours.
Frère Richard Waetherford est un pasteur respectable et respecté, père de 5 enfants. Mais Richard est loin d’être l’homme parfait qu’il voudrait être, il a même fauté avec un de ses paroissiens, le début pour lui d’une descente aux enfers. Et les stratagèmes qu’il va mettre en place pour tenter de s’en sortir sont loin de ses beaux discours !
Une succession d’événements petits ou grands mais qui, toujours, font peur, que l’auteur a vécu en spectateur, assis dans le métro. Un spectateur qui se pose beaucoup de questions sur son courage et sur le nôtre aussi. Un tout petit roman très intéressant, qui parle des autres mais surtout de nous.