Roxane et Martin s’aiment passionnément. Alors pourquoi ont-ils décidé de se suicider ? Roxanne qui a survécu s’est murée dans le silence. Sa sœur Morgane est sous le choc, elle n’a rien vu venir, elle se pensait si proche de Romane mais elle se rend compte que sa sœur s’était éloignée d’elle et que les deux amoureux avaient fait le vide autour d’eux. Quant à la riche famille de Martin, ils ont toujours pensé que Romane était avec Martin pour la fortune familiale, alors de là à la croire coupable, il n’y a qu’un pas facile à franchir. Morgane de son côté ne sait plus si elle doit protéger sa sœur ou la dénoncer ; elle se méfie, la sachant, depuis leur enfance, capable du pire.
Romane est un personnage très complexe, elle est très difficile à cerner. Est-ce l’ange que sa blondeur et la douceur de son visage dessinent ou le diable qui se cache dans ses regards noirs ? L’auteure trouble les pistes. Qui est coupable de quoi ? Qui est capable de quoi ? Soupçonneuse, j’en suis venu au fil de ma lecture à soupçonner tout le monde ! Jusqu’à Garance qui oublie qu’elle vient de commander un café. Bizarre ! Est-ce qu’elle n’aurait pas inventé ses souvenirs d’enfance ?
Mais finalement est-ce que tout ça tient debout ? Je vais détricoter l’histoire et la reprendre depuis le début ! Une bonne surprise ce roman que j’ai lu par hasard.
Les fêlures / Barbara Abel – Editions Plon – mars 2022 – 420p

Ils sont sept à se retrouver au point de rdv à la sortie du débarcadère de Calvi. Ils ont tous répondu à la même invitation pour un stage de survie en Corse. Une semaine en pleine nature, à acquérir des techniques de base pour se débrouiller en milieu hostile : apprendre à se chauffer, se nourrir, se défendre, s’orienter. Pour se ressourcer, dépasser ses limites, faire corps avec la nature. Ils sont tous là ; Arthur, le doyen du groupe, Kylian le jeune de banlieue, Valentin l’intello, Tatiana prof de yoga, le journaliste Hubert VanderBrock, Greg le complotiste et Livie le sublime top model. Ils ont été choisis un par un, Victor, leur guide, a passé beaucoup de temps à les retrouver. Son plan a germé en prison, il a tout étudié, envisagé tous les scenarii, il est prêt. Mais eux, seront-ils prêts à vivre cette aventure ?
Lorsque elle le quitte pour un spécialiste de Ronsard, Lisa lui balance qu’il faudrait qu’il écrive un livre sérieux, après son premier roman, une comédie, passé complètement inaperçu. Ah elle va s’en mordre les doigts Lisa de lui avoir préféré un
Mathilde a 17 ans, des parents divorcés, un père remarié, deux petits frères et une mère alcoolique. C’est d’ailleurs sur un coma éthylique que s’ouvre le roman de Lucile Génin. Pour la deuxième fois en peu de temps, Anne se retrouve aux urgences à l’hôpital. De promesses en déceptions, l’adolescente souffre, se rebelle, a du mal à trouver sa place. Et puis un jour, sa mère tombe amoureuse d’Olive son infirmière, et l’installe chez elle. En aidant à ranger l’appartement, Mathilde découvre deux carnets étiquetés 1983 et 1984 ; le journal intime de sa mère. D’abord gênée de pénétrer ainsi l’intimité de sa mère, elle « se passionne » très vite pour son histoire familiale maternelle dont elle ignorait tout. Elle décide alors de partir, pendant l’été, sur les traces de sa mère, en Colombie Britannique (une province du Canada dont la ville principale est Vancouver) pour trouver des réponses.
Clothilde était pourtant d’accord. Elle est montée dans cette chambre d’hôtel avec Louis, même si elle a trouvé ça bizarre qu’il prenne une chambre dans un hôtel alors que le restaurant où ils ont dîné ce soir-là est juste à côté de chez elle.
Etats-Unis 1937 – Une plongée étouffante dans une région située à cheval sur l’Oklahoma, le Kansas et le Texas, dans le sillon de John Clack un jeune photographe engagé par la FSA (un organisme créé par le ministère de l’agriculture) pour rendre compte, en images, de la situation dramatique des fermiers dans le Dust Bowl. Une région frappée de plein fouet par la sécheresse et les tempêtes de sable qui s’infiltre partout jusque dans les poumons des rares habitants qui doivent se protéger en couvrant leur bouche d’un foulard et les murs de leur maison de papier journal. Une région de misère, d’accablement et de mort John Clark va s’interroger sur son travail.
Lily Stevens tout juste 18ans est si têtue qu’elle en devient pénible voire carrément dangereuse. Mais qui peut la blâmer ? Elle voudrait juste retrouver Peter, le père de son futur bébé, disparu sans laisser de traces à quelques jours de leur mariage. Et même si tout le monde essaie de la convaincre que Peter Cutchin a fui ses responsabilités, elle le connaît son amoureux, il n’aurait jamais fait ça. Pourtant il n’en est pas à son coup d’essai et il a eu beau prier tous les dimanches à l’église et parler en langue, personne n’est dupe. Pas même Allan Woodson son collègue et accessoirement demi-oncle caché de Lily qui pourtant va aider sa nièce à remonter la piste nauséabonde de
Les six nouvelles du recueil 2021 sont très différentes les unes des autres, leur seul point commun étant d’être vraiment bien écrites.
Depuis toujours, Nell est moquée en raison des tâches qui parsèment sa peau. Les jeunes du village rient d’elle, son père, veuf, la rejette et la craint. Seul son frère adoré la protège. Dans ce petit village pauvre d’Angleterre, arrive le Cirque des merveilles. Là, les « différents », la femme à barbe, les nains, les triplées, la géante, ont leur place. Ils se produisent sur scène pour le plus grand plaisir du public. Quand Jasper Jupiter, le propriétaire du cirque, aperçoit Nell, il voit en elle la possibilité d’en faire le clou de son spectacle. 20 livres plus tard et elle est à lui ! D’abord horrifiée, Nell, contre toute attente, va s’habituer à cette vie si différente et au succès qui l’attend. Elle s’attache aux autres membres de la troupe, Stella, Peggy, Brunette et surtout à Toby, le frère de Jasper. Toby, le « photographiste » qui vit depuis toujours dans l’ombre de son aîné.
Magellan, Colomb, Cortes, Pizarro, Vasco de Gama, Vasco Nuñez de Balboa, voilà quelques noms d’explorateurs que j’ai retenu de l’école primaire, mais aucun souvenir de l’espagnol Hernando de Soto, né en 1496. Alors le sujet de ce roman a excité ma curiosité ! Et j’ai découvert l’histoire -vraie mais un peu romancée- de l’expédition la plus ratée de tous les temps menée par ce conquistador rebaptisé Ferdinand Desoto par l’auteur, et je me suis amusée. C’est bien écrit, drôle, rythmé, et très bien documenté ; il se passe beaucoup de choses, il y a beaucoup de personnages alors parfois on s’y perd un peu mais c’est vraiment intéressant d’approcher l’histoire de cette façon ; la colonisation est dénoncée et tous ces messieurs sont copieusement ridiculisés. Un bon moment de lecture ! Et une superbe couverture !