Un été récent dans la capitale, des pluies torrentielles font déborder la Seine. Gaspard Snow attiré par une mélodie envoûtante, découvre une sirène blessée sur les quais. Sous l’emprise de son chant merveilleux, il la conduit aux urgences où il est pris pour un illuminé, reprend sa course à bord d’un tuk tuk volé, pour plonger Lula dans la baignoire de son petit appartelier. Commence alors une histoire de course contre la mort/mour 😉
Dans Une sirène à Paris, on trouve un Appartelier, des assomnifères et du vague à larmes, un surprisier qui fait visiter Paris à une Sirène en Tuk-tuk. On entre dans l’univers de Mathias Malzieu par une petite porte qui s’ouvre sur un monde fabuleux, peuplé de créatures enchantées. Un fois passé de l’autre côté, il faut accepter de se perdre dans l’inexplicable, de retourner dans l’enfance, d’ouvrir son cœur à la rêverie.
J’ai eu du mal à franchir cette petite porte, pourtant je sais avoir gardé l’émerveillement de l’enfance pour les histoires, mais le récit souffre un peu de l’accumulation de figures de style, ce qui le rend très convenu et plutôt scolaire. La comparaison avec L’Écume des jours de Boris Vian serait tentante, mais elle s’arrêterait aux mots-valises et si Mathias Malzieu semble emprunter le même chemin, il lui reste un peu de route. Bon finalement, j’ai décidé de me laisser emporter par ce joli conte, lu en quelques heures et qui me laissera sans doute un joli souvenir.
Une sirène à Paris / Mathias Malzieu – Editions Albin Michel – février 2019 – 240p


Une histoire toute simple – A 20 ans, Kurogiku quitte son Japon natal à la recherche d’une belle italienne à la chevelure couleur de geai, aperçue par la fenêtre. Il ne sait rien d’elle, juste ce mot Ciao, lancé dans la rue. Il part en Italie, avec pour seule fortune 3 graines de Kôzo, le mûrier à papier dont l’écorce sert à la fabrication du Washi, le papier japonais. 40 ans plus tard, devenu Maître Kurogiku, il perpétue ce savoir-faire ancestral, dans la ruine qu’il habite depuis son arrivée en Italie. Un jour, un jeune homme lui demande l’hospitalité, commence entre eux une relation faite de respect, de contemplation et de peu de mots.
C’est l’histoire d’Edgar et Ludmilla, racontée par le mari de leur fille unique Ingrid, qui a mené une enquête précise sur ses beaux-parents. Edgar et Ludmilla se sont rencontrés au fin fond de l’Ukraine où il faisait un reportage avec des amis. Les habitants du village avait été prévenus de l’arrivée d’étrangers, ils devaient se montrer prudents et muets. A l’époque le Parti décidait de tout. Ludmilla, considérée comme une folle par ses voisins ne voulut pas laisser passer sa chance de vivre une aventure extraordinaire, elle monta donc sur un arbre et attendit. Lorsque la voiture des français arriva, elle jeta ses habits et nue, marcha vers eux. Edgar sut qu’il reviendrait la chercher. Et il tint parole, il revint au village avec tous les papiers nécessaires, ils se marièrent rapidement avant de quitter le pays. Elle était aux anges, il était inquiet. Réussirait-il à la rendre heureuse après l’avoir arrachée à ses racines ? Elle, c’est sûr, serait heureuse à ses côtés, il l’avait sauvée. Il était préoccupé, inquiet, se sentait responsable, trop pour pouvoir profiter de cette belle histoire, ils ont fini par divorcer.
La jeune Yuna (joli prénom breton) décide de quitter la maison pour faire ses études d’infirmière à Lannion. La proximité de la ville où s’est suicidé son papa quand il avait 23 ans et qu’elle n’a pas connu, n’a pas échappé à sa mère demeurée inconsolable par la mort inexpliquée de son grand amour alors que tout allait si bien entre eux. Yuna a décidé de rencontrer Jeanne, sa grand-mère paternelle qui les a rejetées au décès de son fils. Cette rencontre déstabilise Yuna qui décide, soutenue et aidée par sa mère, de mener une petite enquête.
Il est dingue ce Wes Anderson ! J’adore ses films, The Grand Budapest Hotel, The royal Tenenbaums, Moonrise Kingdom ♥ J’aime la profondeur des sentiments qui se cache derrière sa loufoquerie, la fantaisie de ses personnages, ses décors incroyables. Bref, j’aime tout !
Mathilde, prof de français au collège, est passionnée par la littérature et très amoureuse d’Etienne, avec qui elle vit depuis 5 ans. Lorsque celui-ci la quitte pour Iris, son ex qui vient de rentrer d’Australie, Mathilde s’écroule. La solide Mathilde, fiable, stable, pleine de bonté n’existe plus et laisse la place à une autre, très différente que son entourage ne reconnait plus. Même Agathe, sa sœur aînée, qui l’héberge, se sent impuissante face à son comportement. Mathilde n’acceptera jamais qu’Etienne l’ait quittée, elle sait qu’elle l’aimera toujours, alors dans son cœur meurtri, l’idée de la vengeance se met à germer.
Le compromis, c’est le document que doit absolument faire signer Denis à Duval. Il veut lui vendre son appartement même si celui-ci, comme il le concède à son ami Martin, présente un certain nombre de défauts qu’il est préférable que le futur acheteur ignore. Pour mettre toutes les chances de son côté, il a donc convié à ce rendez-vous Martin dont la seule présence devrait rassurer Duval.
2 heures d’émotion, le tout jeune acteur principal est incroyable ! Un film à voir
Philippe Besson s’est essayé à l’autofiction avec Arrête avec tes mensonges et ça avait plutôt bien marché. Alors il recommence, pour notre plus grand plaisir, avec Un certain Paul Darrigrand. En 1988, après Rouen où il s’est beaucoup ennuyé, l’auteur s’installe à Bordeaux pour sa dernière année d’études. Il a 22 ans et cette année va changer sa vie, il va rencontrer le grand amour et la maladie.