C’est en tombant sur un court article dans un journal italien en 2014, que l’auteure a eu envie de rencontrer Margot Woelk, qui fut contre son gré, pendant la Seconde Guerre Mondiale, parmi les 15 goûteuse d’Hitler. Obsédée par son histoire, Rosella Postorino trouve son adresse et lui écrit une longue lettre. Malheureusement Margot Woelk décède avant leur rencontre. L’auteure décide alors d’écrire un roman s’inspirant de sa vie. Rosa, l’héroïne de Rosella Postorino est une jeune mariée en 1943. Quand son mari part à la guerre, elle fuit Berlin et rejoint ses beaux-parents à Gross Partsch, ancienne province allemande où elle est recrutée de force par les SS pour rejoindre un groupe de femme chargées de goûter les repas d’Hitler qui craint l’empoisonnement. Victime et complice du régime nazi, Rosa risque sa vie à chaque délicieuse bouchée qu’elle porte à sa bouche.
Un roman écrit et très bien documenté, qui s’attarde sur un détail de l’Histoire, exploite la dualité de sentiments que tout oppose, raconte l’amitié, rend possible et plausible une histoire d’amour incongrue. La liste de tous les sentiments qui s’entremêlent dans ce récit est longue ; la honte, la colère, la haine, l’humiliation, la peur, la tristesse, la révolte mais aussi la confiance, l’optimisme, le plaisir, la douceur… L’auteure a, semble-t-il, mis dans son roman toutes ses interrogations, son empathie, elle a essayé de répondre aux questions qu’elle s’est posées et que je me suis posées également « Qu’aurais-je fait à la place de Rosa ? » Profiter et manger, manger et devenir complice de l’horreur, refuser et mourir. Manger est-ce trahir ? Aimer est-ce trahir ? Un excellent roman ♥
La goûteuse d’Hitler / Rosella Postorino – Editions Albin Michel – janvier 2019 – 400p

C’est l’histoire de Croc-Blanc, un jeune chien loup séparé de sa mère et qui se retrouve, malgré lui, chien de combat. Heureusement, il est sauvé par un couple qui lui redonne sa liberté. En fait, c’est Jack London qui a écrit cette histoire en 1906. Moi, j’ai lu L’appel de la forêt qui parle aussi d’un chien Buck, un chien domestique maltraité par certains hommes qui redevient sauvage, j’ai beaucoup aimé le livre et la BD.
Un portrait de femme, une femme qui a aimé, a été trahie, part se reconstruire et aime de nouveau et…
Mathieu Amalric filme Mathieu Amalric qui filme Jeanne Balibar qui joue Barbara. Ah et puis aussi pour finir de nous embrouiller et faire définitivement tourner nos têtes, de vraies images de Barbara sont immédiatement rejouées par Jeanne Balibar ; les moments du film que j’ai beaucoup préférés. J’aime les chansons de Barbara, je sais reconnaître sa silhouette et ses longues mains qu’elle approchait de son visage dans de légères arabesques, je me souviens de sa voix, de ses mots hésitants, ses silences, ses longues pauses, mais je ne savais rien de plus et j’ai découvert une Barbara vivante, drôle, capable d’autorité et de caprices. J’ai trouvé le film très artistique et l’actrice très belle mais je n’ai pas été touchée ; tout s’enchevêtre, s’emmêle, se mélange, se superpose… difficile de se laisser porter. Je l’ai tout de même regardé jusqu’à la fin, tout en faisant autre chose 😉
C’est assez drôle ! Dommage que « ça se barre un peu en couille » à la fin. Et je me permets cette grossièreté parce que c’est avec cette partie de son anatomie que Guillaume Canet débute son premier film. Une auto-fiction dans laquelle il se met en scène avec Marion Cotillard et quelques uns de ses copains et brouille les pistes pour notre plus grand plaisir.
L’Islande et ses paysages à couper le souffle : Fjords, glaciers, lacs, cascades, montagnes et les fameuses Miðhálendið, les Hautes Terres où la nature règne en maître absolue. Bienvenue dans le pays d’Halla, une prof de chant quinquagénaire, activiste écologiste ! Halla agit seule, elle prend tous les risques, parcoure des kilomètres à petites foulées avec son arc en bandoulière pour empêcher les hommes de détruire encore. Et puis, une lettre du bureau des adoptions où elle a déposé une demande 4 ans auparavant lui annonce que Nika, une fillette ukrainienne l’attend. Peut-on être une guerrière écologiste et mère ? La très recherchée Femme des Montagnes va devoir faire un choix.
Une petite comédie tendre, fraîche, délicate, adaptée de la BD de Sempé dont j’adore le trait et la naïveté des personnages. Le petit Raoul vit dans un village du Sud avec son papa facteur. Devenu grand, il tient l’atelier de réparation de bicyclettes, est mariée à la jolie Madeleine et père de deux charmants bambins. Raoul pourrait profiter de son bonheur mais un terrible secret le ronge. Raoul ne sait pas faire de vélo malgré sa réputation de grand cycliste qui s’est crée sur des malentendus. L’arrivée d’un photographe dans le village va bouleverser sa vie.
Dans le bureau de la juge, les Besson divorcent. Denis que son fils de 11 ans et sa fille de 18 ans accusent de violence et de harcèlement, s’offusque et s’étonne. Collègue et voisin amical, mari tristement abandonné et privé de ses enfants, il est accablé et réclame simplement le droit de voir Julien et Joséphine dont il ne veut que le bonheur. Pourtant l’avocate de Miriam demande la garde exclusive pour la sécurité des enfants et de sa cliente. C’est à la juge que revient la décision : Joséphine est trop grande pour être contrainte, elle a le choix mais Julien devra aller chez son père un week-end sur 2. C’est hyper angoissant parce qu’on comprend, très vite, que Denis est prêt à tout et on s’attend au pire. La tension monte, l’étau se resserre, on retient notre respiration, on a les nerfs en pelote et on se prépare, impuissant, à la cata.
Ito Shiori est une jeune journaliste japonaise. En 2015, elle a 26 ans, ses études aux Etats Unis et en Europe terminées, elle rentre au Japon pour trouver du travail. Elle fait la connaissance de Noriyuki Yamaguchi qui dirige l’antenne de Washington de la télévision japonaise TBS et lui assure qu’il peut lui trouver un poste. Il lui propose de le retrouver dans un restaurant à Tokyo pour en parler. Plus tard, Ito Shiori se réveille nue dans le lit d’une chambre d’hôtel au beau milieu d’un rapport sexuel avec Noriyuki Yamaguchi, elle n’a que peu de souvenirs de la soirée, quelques images lui arrivent par flash. Elle a été droguée, conduite inconsciente à l’hôtel et violée. Elle décide de ne pas se taire, elle parle, raconte, porte plainte et exige des excuses de Noriyuki Yamaguchi qui nie toute agression, et lui assure qu’elle était, évidemment, consentante. Elle trouve peu de soutien, tient bon, seule. Face au manque d’intérêt de la police, elle doit mener sa propre enquête, rassembler des preuves, interroger des témoins.
Un été récent dans la capitale, des pluies torrentielles font déborder la Seine. Gaspard Snow attiré par une mélodie envoûtante, découvre une sirène blessée sur les quais. Sous l’emprise de son chant merveilleux, il la conduit aux urgences où il est pris pour un illuminé, reprend sa course à bord d’un tuk tuk volé, pour plonger Lula dans la baignoire de son petit appartelier. Commence alors une histoire de course contre la mort/mour 😉