
A Oceanside, Californie, la Chapelle du Cénacle. Au sein de cette communauté afro-américaine conservatrice, tout se sait, se devine, se charge, se partage, se répand… Chacun doit rester sur ses gardes de peur d’être jugé et pas seulement par Dieu. Au cœur de cette histoire, trois jeunes âmes adolescentes, Aubrey Evans, Luke Sheppard et Nadia Turner, liés par l’amour et les secrets.
La mère de Nadia s’est tiré une balle dans la tête, celle de Aubrey a fait rentrer un monstre dans sa maison quant à celle de Luke, femme du pasteur, elle est très impliquée dans son rôle de gardienne de la morale chrétienne. Sur les bancs de l’église, les Mères, des femmes noires, âgées, retraitées, veuves, seules, paroissiennes fidèles qui sont toujours là, écoutent, voient et prient pour les uns et les autres.
Je ne raconterai pas ce qui lie Nadia, Luke et Aubrey, je ne dirai d’ailleurs rien de plus, excepté que j’ai beaucoup aimé. L’histoire est intéressante, l’écriture est belle, l’ensemble est parfaitement maîtrisé.
Un très grand plaisir de lecture ![]()
Le cœur battant de nos mères / Brit Bennett – Editions Autrement – août 2017 – 352p
traduit de l’anglais (usa) par Jean Esch

J’ai enfin terminé ! Ce fut laborieux de lire ce roman mettant en scène Cerise et sa mère Lise qui lui aurait préféré un garçon et qui aurait souhaité la mort de sa fille à la place de son mari. Cette pauvre Cerise qui se débat dans cette relation difficile avec ce parangon d’égoïsme qu’est sa mère.
J’adore les grands grands albums ♥ J’ai donc été attirée par la belle taille de celui-ci (29X38). Et puis par la promesse du titre, voir des bébés grandeur nature, quel programme !
Joey 8 ans passe ses vacances d’été dans un centre de vacances comme la plupart de ses petits camardes américains. Joey est un petit garçon timide, réservé et qui, en plus, a peur de l’eau ! Mais pour Alex, le tout jeune maître nageur, c’est inimaginable qu’un des gamins quitte le camp sans savoir nager. Alors quelques jours avant le grand départ, Alex abandonne Joey sur un radeau au beau milieu du lac, il faudra bien que ce peureux revienne tout seul et alors, Alex aura réussi : comme chaque année, tous les enfants sauront nager ! Mais Alex oublie Joey qui disparait. Où est-il ? Il ne sera jamais retrouvé.
Elles sont 3 frangines ; Mathilde, Violette et Louise la petite dernière. Tous les ans elles rejoignent leur parent à la garrigue, la maison familiale du sud de la France.
Une maison victorienne du New Jersey est le lien entre les deux familles que nous dépeint Barbara Kingsolver. 150 années séparent Thatcher Greenwood et Mary Treat scientifiques progressistes, de la famille Knox, issue de la classe moyenne.
Alex le vigile terrifie son fils et violente sa femme. Leila trouve de la douceur auprès d’Antoine à peine sorti de l’adolescence, qui vit chez ses parents où il glande toute la journée depuis qu’il a quitté le lycée. Mais quand Alex trouve Antoine dans le parc il l’amoche et promet la même chose à Leila si elle ne rentre pas à la maison vite fait. La peur les fait fuir. C’est le début d’une cavale avec Alex le Pitt Bull aux basques. Les roches qui entourent la petite maison d’Agay sont rouges. C’est dans cette petite maison sur les hauteurs des calanques que Antoine, Leila et son fils Gabi trouvent refuge après avoir fui la région parisienne et la fureur d’Alex. Lise, la sœur d’Antoine se trouve sur leur route et va les suivre dans leur fuite.
1976, Joanne Linaker est heureuse dans sa charmante maison de Modesto, jolie petite ville de Californie, auprès de son mari chirurgien, de ses enfants et de ses amis. La vie de cette famille modèle américaine éclate lorsque Joanne est agressée par un junkie qui l’insulte et la frappe au visage pour lui voler son sac. Malgré le soutien de Thomas, Joanne ne supporte plus sa vie, elle prend la fuite au volant de sa voiture vers Las Vegas.
Broadway c’est l’histoire d’un type -père de famille, marié, vie routinière dans une maison en lotissement entre barbecues de voisinage et apéros avec les copains- qui reçoit un courrier de la CPAM l’invitant à faire pratiquer un test de dépistage du cancer colorectal pour ses 50 ans. Or il n’a que 46 ans. Incompréhensible ! Entre angoisse et colère, Axel imagine toutes les raisons pour lesquelles il a reçu cette enveloppe bleue si compromettante. Parallèlement son adolescent de fils se fait choper au lycée alors qu’il a dessiné 2 de ses profs s’adonnant à une levrette et c’est à lui de gérer la situation. Axel passe son temps à se faire des films, à se jouer ou se rejouer les scènes de sa vie : comment il aurait dû, ce qu’il aurait pu faire ou dire, avec son voisin, ses copains, la prof… Parce que 46 ans, c’est presque l’heure de l’enveloppe bleue mais c’est surtout l’heure des bilans, mises au point, remises en questions et autres interrogations de milieu de vie. Et si c’était l’heure de vivre enfin comme à Broadway ?