Kamakura est une charmante petite ville côtière au sud de Tokyo, c’est là que vit Hatoko dite Poppo. Elle y tient la papeterie Tsubaki, héritée de sa grand’mère, où elle est aussi écrivain public. Cette année est très particulière pour Poppo puisqu’elle vient d’épouser Mitsurô et de ce fait se retrouve maman de la petite Haru. Poppo aime profondément la petite fille, elle prend son rôle de maman très à cœur, et découvre le bonheur d’une vie de famille dont elle a cruellement manqué dans son enfance, ayant été élevée sévèrement par sa grand’mère. Elle est très bien accueillie par ses beaux-parents auxquels elle rend visite avec son gentil époux et son adorable petite belle-fille, elle est acceptée comme épouse et comme maman remplaçante de Miyuri, décédée. Poppo, plutôt solitaire, doit s’habituer à sa nouvelle vie où tout est partagé, l’espace et le temps. Parallèlement, elle continue à écrire des lettres d’amour, de rupture, de souvenirs pour ses clients.
Un roman japonais où le temps passe lentement, où le bonheur se trouve dans le goût d’un mochi, l’odeur des feuilles de thé fraîchement ramassées, la cuisson des boulettes de riz gluant… Un roman d’amour maternel, de bienveillance et de respect. Un roman très facile à lire, sans surprise, sans suspens, ni rebondissement, tout en délicatesse et sensibilité.
La République du bonheur est la suite de La papeterie Tsubaki mais peut se lire indépendamment. N’ayant pas lu le précédent et ne sachant pas qu’il s’agissait d’une suite, j’ai découvert Hatako, des bribes de son histoire, la papeterie, les clients… et j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose à ce roman, qu’il était un peu lacunaire. Il m’a manqué notamment des informations sur Hatako pour me permettre de comprendre sa façon d’accueillir ce bonheur familial. De plus, certains personnages reviennent (Le baron et madame Barbara notamment) et leur histoire continue mais le début est dans l’autre roman, du coup je n’ai pas réussi à m’attacher à eux. A mon avis, on apprécie bien mieux ce roman si on a lu le précédent.
La république du bonheur / Ito OGAWA – Editions Picquier – août 2020 – 282p



Un petit guide qui défie les enfants !
Lyle pensait souvent que le monde, gouverné par les hommes avec un degré incroyable de violence et de vacarme, était en fait cimenté par des femmes comme Peg, qui souffraient en silence, aimaient sans compter et, à la fin de chaque journée, rassemblaient tous les morceaux après s’être assurées que leur petit monde s’était lavé la figure, avait le ventre bien rempli, n’avait plus aucune crainte. Ensuite, le lendemain matin, elles recommençaient sans tambour ni trompette.
L’espérance de vie de l’amour, c’est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. Dans les années 90, à Marseille, Karel, Hendricka et leur petit frère infirme Mohand, vivent dans une cité hlm fictive sous les coups de leur alcoolique et drogué de père et le regard triste de leur mère. Pour s’en sortir, ils fuient la maison et trouvent l’amour dans un camp de gitans. Mais La seule chose qui dure toujours, nous prévient l’auteure, c’est l’enfance quand elle s’est mal passée. Alors attendez-vous au pire !
Alice, la quarantaine, a perdu son boulot, les factures s’entassent, elle sombre dans la misère. La seule solution pour s’en sortir, c’est de kidnapper un enfant et demander une rançon qui lui permettrait de payer le voyage scolaire de son fils Achille, ses factures en retard et pourquoi pas quelques jours de vacances, elle en a bien besoin. On l’aura compris, Alice n’est ni une méchante, ni une délinquante. Et pour le prouver, elle s’amourache de cette petite fille qu’elle a enlevé devant la crèche et que personne ne réclame et dépense pour elle ses derniers sous. Le petit mot qu’elle a coincé sous le pare-brise du gros 4X4 pour le paiement de la rançon est réceptionné par Tom, la quarantaine, écrivain sans succès. La voiture n’est pas à lui, sa femme et sa fille viennent de le quitter et il n’a plus un sou, il sombre dans le désespoir. Et soudain, une idée germe dans la tête de Tom, il tient un bon sujet, il sait écrire, Alice a plein de choses à raconter, ils vont écrire ensemble un best seller. Alice est d’accord mais elle veut écrire un livre qui fait du bien, que tout le monde aura envie de lire et d’offrir, un vrai feel good ! C’est le début d’une drôle d’aventure pas seulement littéraire ♥
Dans Se taire, la victime 20 ans, jeune photographe, est venue faire des photos du Nobel chez lui, pour un prestigieux journal, lorsque celui-ci la contraint à une relation sexuelle. Mathilde en parle à sa famille, mais son célèbre père fils d’un célèbre poète, la met en garde contre un dépôt de plainte. Ce monde de paillettes est peuplé de requins, de sauvages, d’envieux qui vont saisir cette chance pour mettre à terre et traîner dans la boue son illustre famille, un déferlement de haine risque de s’abattre sur eux par sa faute, aura-t-elle les épaules pour supporter cette violence, ces humiliations ? Alors Mathilde se tait. Elle se tait et se terre, change de métier, et se marie.Et puis un jour, elle confie son lourd secret à son époux qui crie, se fâche, et la pousse à porter plainte. Au commissariat, le policier lui conseille de faire juste une main courante, qui engage moins qu’une plainte qui pourrait avoir des conséquences terribles, en effet pourquoi porter plainte si longtemps après ? Elle doit encore réfléchir, le temps passe. Et puis un jour, l’affaire parait au grand jour.
Dans ce roman, on retrouve les jumelles Jessica et Coline et leurs parents. Comme dans