Moi, j’avais vraiment été captivée par La fille du train. Alors c’est en espérant retrouver une histoire aussi bien ficelée que je me suis lancée dans le nouveau roman de Paula Hawkins. Et alors que je viens de voir et que j’ai adoré l’ambiance de The Shape of Water, me revoilà plongée en eau trouble. Dans Au fond de l’eau, le personnage principal est le Bassin des Noyés, un coude dans la rivière qui traverse une petite ville, et qui attire dans ces eaux boueuses et verdâtres les jeunes femmes de Beckford. Légende ou vérité, une foule vindicative y avait noyé Libby, 15 ans, considérée comme une sorcière parce qu’elle était tombée amoureuse d’un homme marié. Depuis, le Bassin des Noyés n’a cessé de tuer ; Mary, Anne, Ginny, Lauren, Katie et au début du roman Nel Abott. L’histoire commence : c’est la soeur de Nel, qui est prévenue du décès et doit venir auprès de sa nièce adolescente Lena. Avec angoisse, Julia dite Jules, retrouve le village de son enfance, la maison de son enfance et tous les souvenirs qu’elle tentent pourtant d’oublier, la percutent avec violence. Les relations entre les deux sœurs étaient complexes et douloureuses, tout comme les relations qu’entretiennent les personnages du roman. Et les questions, lancinantes, sont sur toutes les lèvres. Nel s’est-elle suicidée ou a-t-elle était poussée, et par qui ? Quel rôle a-t-elle joué dans la mort de Katie ? Quel secret Josh ne veut-il avouer ? Pourquoi Léna ne pleure-t-elle pas sa mère adorée ?
Merci Paula Hawkins ! J’en ai perdu des heures de sommeil à cause de vous, et grâce à votre roman qui m’a tenu éveillée jusqu’à des heures indues. Heures après heures, j’avais vraiment envie de connaître les relations entre tous ces personnages aussi troubles que l’eau du Bassin des Noyés. La construction est intéressante, l’intrigue est menée du point de vue de plusieurs personnages, les chapitres sont courts, les informations nombreuses, les liens se dénouent au fil d’une histoire bien menée, à un rythme palpitant.
Si vous avez aimé La fille du train, vous aimerez Au fond de l’eau !
Au fond de l’eau / Paula Hawkins – Editions Sonatine 2017 – 416p
Into the Water 2017 – traduction de l’anglais par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner

Jolie couverture n’est-ce pas ? Colorée, rafraîchissante, fantaisiste, elle m’a beaucoup plu. Le résumé aussi était prometteur. C’est l’avis de l’éditeur, en quatrième de couverture, qui m’a fait basculer dans le doute. Autour de la rencontre improbable (qui, à mon avis, suffit à faire un livre), Luc le chat, des miroirs, une copine rousse, une impératrice russe… Ça fait beaucoup, un peu trop peut-être.
Un petit roman à lire pour le défi lecture de ma classe.
J’ai commencé à Virginie Despentes parce que son côté trash m’attirait. Je les ai tous lus, jusqu’à Apocalypse Bébé en 2010. Mais l’intérêt était déjà un peu passé. Je ne me suis pas précipitée sur Vernon Subutex mais j’ai fini par l’emprunter, juste pour voir. Je ne suis pas allée au bout, par un réel manque d’intérêt. L’univers de Despentes, sexe, drogue et rock’n roll, ne me plait plus, c’est trop caricatural, trop éloigné de moi. Je n’ai pas envie de lire l’histoire de ce pauvre type et de ces dégénérés de copains, j’ai eu l’impression de perdre mon temps. Tous ses personnages ont le nez dans la coc, les femmes sont nympho, les hommes pervers, les milieux décadents. C’est trop, finalement ça pêche par excès. Et puis, c’est cru, vulgaire, et glauque ! Non vraiment, Despentes n’est plus de mon âge 😉
Couleurs de l’incendie, le deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaitre après l’excellent
C’est l’histoire d’un garçon qui habite à côté d’une maison abandonnée. Un jour, un très grand homme habillé en noir s’installe dans la maison. Il reste tous les jours dans la maison et il ne sort que le mardi soir. Un mardi, le garçon qui cherche son chat, voit l’homme rentrer dans sa maison avec une dame. Le garçon entend un cri de douleur et voit l’homme sortir avec sa veste toute tâchée et il porte un sac poubelle qui semble très lourd. Persuadé que son voisin a tué la femme et que c’est son corps qui était dans le sac, le garçon en parle le lendemain à l’école, à son ami Totor. Tous les 2 décident de mener l’enquête qui va les amener à la fête foraine !
En m’attaquant à ce roman, je m’attendais à lire une romance, un feel good comme le suggère la quatrième de couverture, mais j’ai été agréablement surprise par sa qualité. C’est une histoire d’amour, c’est vrai. Mais quelle histoire ! Ici pas de contage de fleurette, mais de la douleur lorsque l’amour est contrarié, qu’il ne peut s’épanouir.
Lettres à Stella ressemble beaucoup aux romans de Jojo Moyes. On y retrouve les mêmes ingrédients : une histoire dans l’Histoire, des personnages qui ont du caractère, de l’amour, des bâtons dans les roues, une intrigue, du suspens, de l’émotion…
Cette fois, c’est Hannah qui raconte ses aventures pour trouver l’Eau de la Rivière Qjar qui empêchera sa petite passerine de mourir. Hannah traverse les mêmes contrées que Tomek mais pas au même moment, et d’autres endroits tout aussi magiques ; la Route du ciel, une immense montagne où il y a beaucoup de dangers, le Désert. Au début, Hannah ne sait pas que Tomek est parti aussi. Une fois, ils vont se croiser sans que Tomek le sache. Vont-ils se retrouver à la fin ? Arriveront-ils jusqu’à la Rivière Qjar ?
Hélène et Mathieu occupent une chambre dans le même hôtel. Ils se rencontrent dans le hall, s’observent, et finalement s’abordent. Leurs tristesses s’aimantent, ils se racontent leur chagrin, leur douleur, leur cher disparu au fil des rues dans une Lisbonne écrasée de chaleur. Ils se comprennent, connaissent ce qu’ils ressentent même si Mathieu sait que la perte de Diego, son amour qui l’a quitté, n’est pas comparable à celle d’Hélène, dont le mari a disparu dans un tremblement de terre alors qu’il était en voyage professionnel en Californie, et dont le corps n’a pas été retrouvé. Hélène aurait voulu le chercher parmi les décombres mais elle en a été dissuadée par son entourage. Depuis, le chagrin s’accroche à Hélène tandis que Mathieu tente d’anesthésier le sien en multipliant les aventures sans lendemain.