Hélène et Mathieu occupent une chambre dans le même hôtel. Ils se rencontrent dans le hall, s’observent, et finalement s’abordent. Leurs tristesses s’aimantent, ils se racontent leur chagrin, leur douleur, leur cher disparu au fil des rues dans une Lisbonne écrasée de chaleur. Ils se comprennent, connaissent ce qu’ils ressentent même si Mathieu sait que la perte de Diego, son amour qui l’a quitté, n’est pas comparable à celle d’Hélène, dont le mari a disparu dans un tremblement de terre alors qu’il était en voyage professionnel en Californie, et dont le corps n’a pas été retrouvé. Hélène aurait voulu le chercher parmi les décombres mais elle en a été dissuadée par son entourage. Depuis, le chagrin s’accroche à Hélène tandis que Mathieu tente d’anesthésier le sien en multipliant les aventures sans lendemain.
J’avais parfois l’impression de gêner Mathieu et Hélène, de troubler leurs tête à tête, d’écouter leurs secrets. C’était en cela, une lecture curieuse mais très plaisante et surtout, c’est un très très joli roman intimiste.
Les passants de Lisbonne / Philippe Besson – Editions Julliard 2016 – 198p

Michel et Jean, 2 trentenaires que tout oppose. Le parisien Michel, agent immobilier modèle à Century 21, devenu marchand de biens pour son propre compte, multiplie les signes extérieurs de richesse, roule en porche et descend dans les palaces. Jean, ex-parisien, a endossé le tablier de paludier breton suite à un docu télévisé, il vit seul, en marge de cette société qu’il exècre.
Une région, une famille, 2 époques.
On oppose généralement les Juifs Séfarades aux Juifs Ashkénases, en pensant que les uns viennent du sud et les autres d’Europe centrale. Or Séfarade désignait dans l’Ancien Testament une contrée lointaine qui servira de refuge au peuple juif, puis ce lieu a été assimilé à l’Espagne. Les Séfarades sont les Juifs expulsés d’Espagne par le décret de l’Alhambra signé le 31 mars 1492 par les rois d’Espagne Isabelle de Castille et Ferdinand II d’Aragon, et motivé par la volonté de rechristianiser l’Espagne. Tous les juifs refusant la conversion seront expulsés définitivement.
Tomek a 13 ans et il travaille dans une petite épicerie. Un jour, Hannah, une fille de son âge lui demande s’il vend l’Eau de la Rivière Qjar, Tomek ne sait même pas ce que c’est. Hannah lui explique que c’est une rivière magique dont l’eau empêche la mort. Hannah en a besoin pour sa passerine, son petit oiseau domestique. Tomek décide de partir à la recherche de cette eau miraculeuse pour son vieil ami Icham et aussi pour Hannah parce qu’il est amoureux d’elle. Cette aventure l’emmène dans la Forêt de l’Oubli d’où il faut absolument sortir pour ne pas être oublié, dans le Village des Parfumeurs, et dans l’Ile inexistante d’où on ne peut ressortir qu’en répondant correctement à cette devinette :
Pour le moment, c’est mon préféré ! Il est super bien. C’est une histoire de naufrage, un peu comme Robinson Crusoé. Les parents de Michael, un enfant de 11/12 ans (je pense), perdent leur travail et décident de faire le tour du monde en bateau avec leur chienne berger allemand Stella. Une nuit de tempête, alors que ses parents dorment, Michael tombe à la mer en essayant de retenir Stella qui a été projetée par dessus bord. Ils se retrouvent tous les 2 en pleine mer et la Peggy Sue continue sa route sans eux. Michael et Stella s’échouent sur une île déserte où ils rencontrent monsieur Kensuké. Va-t-il les aider à retrouver la Peggy Sue ? Vous le saurez en lisant ce merveilleux livre. Mais Kensuké a fait promettre à Michael de ne jamais révéler ce qui s’est passé sur l’île. 10 ans après, Michael écrit un livre sur son aventure avec monsieur Kensuké et 4 ans après il reçoit une lettre du fils de Kensuké. Bon j’arrête de vous raconter même si j’ai trop envie !
Mince, encore raté ce rdv avec Grégoire Delacourt. J’avais pourtant vraiment beaucoup aimé le premier
Depuis que son mari l’a quittée pour faire le tour du monde avec une poule, la maman d’Icare passe ses journées affalée sur le canapé à regarder la télé, boire des bières et distribuer des taloches. Icare 11 ans, dit Courgette, s’élève seul tristement. Un jour, par accident, il la tue d’une balle de revolver. Le gendarme qui le récupère caché dans le grenier se prend d’affection pour ce petit garçon. Voilà Courgette dans un foyer où tous les adultes sont gentils, bienveillants, où il apprend l’amour et le respect, où il se fait plein de copains, tous aussi cassés que lui, et où, surtout, il tombe éperdument amoureux de la jolie Camille.
Dans la Hongrie des années d’avant guerre, Gina est une toute jeune fille adorée et gâtée par son père qui l’élève avec l’aide de Marcelle, sa préceptrice française et Mimo, une tante fantasque. Gina mène une vie heureuse jusqu’à l’annonce de son départ précipité pour Madula, une institution protestante pour jeunes filles. Gina a du mal à supporter les règles de Madula, la sévérité des adultes et l’austérité des activités. Dès son arrivée, son caractère l’isole, les pensionnaires la mettent à l’écart, et Gina souffre de la solitude. Contre toute attente, elle trouve du réconfort auprès d’Abigaël, la statue nichée au fond du jardin qui va l’aider à surmonter les épreuves. Mais qui se cache derrière Abigaël ?
Virgil le moldave, Chanchal le bangladais, Assan le somalien et sa toute jeune fille Iman ont perdu femmes, enfants, familles et fui leur pays où ils étaient en danger pour rejoindre la France, pays de liberté. Après des traversées dans l’horreur, ils débarquent, chacun de leur côté, dans la banlieue parisienne. Sans papiers, sans domicile, sans travail, sans argent, endettés, affamés, ils sont les proies des trafiquants, négriers, marchands de sommeil et autres exploiteurs. Alors, ils mettent en commun leurs espoirs et leurs chagrins et essaient de s’en sortir. Chanchan vend des roses aux amoureux, Virgil et Assan travaillent à s’arracher les mains sur les chantiers de construction et Iman se cache. Heureusement, il existe des gens bien ; Julien, Elise et leur petite Camille se prennent d’affection pour le quatuor et leur proposent du travail et surtout un toit. On pourrait penser que tout va aller pour eux après cette rencontre inespérée, mais c’est sans compter sur le sort, qui s’acharne.