
Mathieu et Libero, 2 gars du pays abandonnent leurs brillantes études de philo et quittent le continent pour reprendre de bar de leur village corse natal.
La famille de Mathieu voit tout ça d’un mauvais œil mais Marcel, le grand père qui n’a pourtant jamais manifesté d’intérêt pour ce petit fils lui permet de mener à bien ce projet en l’aidant financièrement. Les 2 amis trouvent enfin un sens à leur vie avec ce bar qui devient le centre du village, et un lieu nocturne très fréquenté. Les résultats sont bons, les garçons exultent mais déjà les premiers signes d’effondrement pointent.
C’est un roman troublant, le début de l’aventure est prometteur et plein d’espoir, on est pris par l’ambition des garçons, par leur entrain, leur envie d’un monde meilleur. Qui n’a pas rêvé un jour de tout plaquer pour monter son « truc » à soi ? On partage donc l’engouement des deux potes. Mais petit à petit, on déchante, la tension monte, et on assiste à la chute, impuissant.
Je n’avais rien lu de Jérôme Ferrari avant ce roman, je ne sais donc pas si dans ses autres romans aussi les phrases peuvent couvrir la moitié d’une page comme la moitié d’une ligne. J’ai aimé son style, j’ai aimé lire ces longues phrases merveilleusement bien construites, j’ai aimé l’histoire. Mais ce n’est pas une lecture facile, tant par la construction que par les réflexions qu’il nous incite à mener.
[Je ne parlerai pas de St Augustin et de son sermon sur la chute de Rome parce que ça ne m’a pas vraiment « intéressée » toute absorbée que j’étais par l’histoire et les personnages.]
Le Sermon sur la chute de Rome, de Jérôme Ferrari, Prix Goncourt 2012, paru le 22/08/12 aux éditions Actes Sud.


Maryline sublime ex top model quitte New York pour la côte bretonne où elle transforme Ker Annette, la grande maison familiale fraîchement héritée en maison d’hôtes ultra chic. Un choix particulièrement douloureux mais utile pour protéger William son mari, guitariste d’un groupe de rock très populaire, des démons qui l’empoisonnent, drogue, alcool et mauvaises fréquentations. Ah n’oublions pas Georgia, la fille ado rebelle mais pas trop, car attachée à ses privilèges de gosse de stars. Un matin, le cadavre d’une jeune fille est retrouvée sur la plage sous les fenêtres de Ker Annette. Mais où William a-t-il encore passé la nuit ? A quelle heure est-il rentré ? Avec qui était-il ? Maryline craint que son mari et ses deux accolytes, Her et Flagg aient quelque chose à voir avec cette affaire. Elle croit défaillir quand elle ouvre la porte à l’inspecteur de police chargé de l’affaire en reconnaissant Simon, son amour de jeunesse qu’elle avait préféré quitter à l’époque, pour vivre sa vie aux Etats-Unis. Bon je m’arrête là, je peine à me souvenir de la suite.
Une citation : « Il était conscient qu’une fois au sommet de l’Etat il ne pourrait rien changer en profondeur. Le pouvoir était désormais ailleurs, partiellement insaisissable, et le reprendre exigeait des sacrifices qu’on ne pouvait demander à personne dans le pays ».
La vie de Imre, un jeune hongrois qui partage la petite maison familiale en bois collée à la gare de Nyugati à Budapest, avec son père, sa sœur et son grand-père. Une enfance tristounette, dans un univers gris, faite de privations, de secrets, de peurs. Grâce à l’Histoire (celle avec un grand H) qui voit l’effondrement de l’URSS, la vie d’Imre change. Adolescent, il trouve un petit boulot dans un sex-shop, rencontre une jeune allemande, se marie et fonde une famille. Voilà l’histoire.
Paz est retrouvée noyée nue sur une plage idyllique lointaine. Son mari et père de leur petit Hector, malgré ses peurs, part reconnaître le corps de celle qu’il a aimée passionnément et tenter de comprendre ce qui s’est passé ces 8 derniers mois depuis qu’elle est partie sans un mot. Leur histoire d’amour n’aura pas résisté aux envie d’ailleurs de la vibrante Paz, César n’aura pas réussi à la convaincre des dangers de l’ailleurs, lui qui a vécu dans les pays en guerre pour son travail de reporter. Paz se passionne pour la cause des requins, en adopte un, et passe le plus clair de son temps à s’intéresser à ce fils d’adoption, délaissant Hector, l’enfant que César lui a fait « dans le dos » en lui subtilisant sa pilule contraceptive. Puis un jour, elle n’en peut plus, l’appel du large est le plus fort et elle part…

