Lola va lire… au Japon

L’univers de Murakami Haruki → des évènements extra-ordinaires, surréalistes dans des mondes parallèles aux frontières fines, peuplés de personnages fragiles, de musiques classiques et de chats cultivés.

Murakami

Déjà lus :

– Au sud de la frontière, à l’est du soleil

– IQ84 la trilogie

– Kafka sur le rivage

– Sommeil

– Underground

A lire d’urgence :

– Après le tremblement de terre

– Chroniques de l’oiseau à ressort

– Le passage de la nuit

Murakami Haruki, japonais, né en 1949, écrivain, traducteur, professeur de littérature japonaise, marathonien, amateur de chats, de jazz, et de musique classique, il a vécu en Italie, en Grèce, aux Etats-Unis.

Si je commence par lui, ce n’est pas parce que c’est mon auteur étranger préféré mais parce que ses livres m’envoûtent ! Quand j’en ouvre un, je n’arrive plus à le fermer. Commence alors une longue période d’intense fatigue, nuits raccourcies et journées habitées par des personnages, des histoires, des lieux, des morceaux de musique… A chaque fois, mes certitudes sont bousculées. Murakami m’entraîne dans des mondes dont je refuse l’existence, moi si ancrée dans mon quotidien si concret  (je n’ai, en effet, jamais croisé ni fantômes, ni esprits volants, ni même Dieu, alors…). Barjavel m’a fait le même effet quand je l’ai découvert, à l’adolescence. Ces livres-là  m’apportent plus que le simple plaisir de la lecture, ils me mènent sur des chemins  inconnus que je n’aurais jamais eu l’idée d’emprunter. Des livres qui, une fois refermés, me font penser que peut-être ils ont marqué un peu ma vie. Moi sans Barjavel, je ne serais certes pas la Lola que je suis aujourd’hui 🙂

En aparthé : Il va s’en dire que la lecture des Evangiles, des bio de Martin Luther King, Jaurès, Curie, Baudelaire…, des essais sur le Bouddhisme, le féminisme, la philosophie, l’écologie, le communisme…, des romans de Camus, Vian, Zola…, de la poésie de Hugo, Baudelaire, Villon…, du théâtre de Molière, Ionesco, Guitry, Reza…, (et j’en passe) ont tout aussi sûrement influencé la construction de ma personnalité 😀

Nul besoin d’être amateur de récits fantastiques pour apprécier Murakami, il suffit de se laisser embarquer. Un auteur que je vous recommande donc chaudement.

Bibliographie des œuvres de Murakami Haruki traduites en français :

Quelques liens en rapport avec l’auteur

http://www.lalitteraturejaponaise.com/murakami-haruki.php

http://www.francetv.fr/culturebox/haruki-murakami-portrait-dun-auteur-tres-discret-87111

http://www.lexpress.fr/culture/livre/murakami-voyageur-solitaire_820975.html

http://www.lefigaro.fr/livres/2011/08/25/03005-20110825ARTFIG00413-haruki-murakami-l-ecrivain-des-deux-mondes.php

http://www.pariscilaculture.fr/2011/09/sommeil-de-haruki-murakami/

http://www.franceculture.fr/oeuvre-chroniques-de-l-oiseau-a-ressort-de-haraki-murakami

http://www.liberation.fr/livres/01012357226-le-japonais-deploie-ses-reves-paralleles

http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20091202.BIB4529/murakami-maitre-de-la-litterature-globale-texte-integral.html

http://www.lexpress.fr/culture/livre/haruki-murakami-et-la-secte-qui-tue_1222307.html

https://www.youtube.com/user/harukimurakamimusic


Lola va voir ailleurs…

J’ai décidé d’un commun accord avec moi-même devant le désert d’inspiration du moment, de créer une nouvelle rubrique, « Lola va voir ailleurs ».

J’ai créé ce blog pour ma famille, mes étudiants et amis non francophones, ceux qui apprennent le français, ceux qui le parlent déjà tellement bien, ceux qui aiment la culture française, ceux qui ont envie de lire en français, de voir des films chouettes, de connaître de nouveaux paysages, d’avoir des infos …

Il fallait donc que mes articles ne concernent que des « sujets » français. Mais en ce moment, les livres que je lis et les films que je regarde ne m’inspirent pas du tout, je n’ai pas particulièrement envie de les partager.

Par contre, ma table de nuit déborde de livres étrangers, en français tout de même ► je ne suis malheureusement pas polyglotte 😛

DONC, je vais lister, juste lister (je ne vais pas pousser l’infidélité jusqu’à faire un article) mes lectures étrangères, et pourquoi pas les films aussi…

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Lola lit Indigo ♥♥

indigo« Indigo », c’est le nouveau livre de Catherine Cusset, qui m’avait régalée avec « Un brillant avenir ».  En Inde, où un festival culturel réunit 3 français: Charlotte, la quarantaine, fragile, attachante mais agaçante, Raphaël, écrivain secret, torturé, désagréable et enfin Roland, séducteur sexagénaire, vivant, aimable. Ils rejoignent Géraldine, une Bretonne mariée à un Indien musulman, maman d’un bébé de quelques mois.

Un roman choral, un chapitre, une journée, une personne. Un pays étrange, envoûtant, coloré, excessif, bordélique !

Et c’est exactement l’ambiance que Catherine Cusset réussit à imprimer à son roman. Il est admirablement construit mais il en ressort une impression de grand bazar.

Chaque personne va vivre là-bas, loin de sa vie, une parenthèse, le passé va surgir, révélateur, rédempteur.

Un chouette roman très bien écrit qui dépayse. Que demander de plus ?

Lola lit Le grand Coeur ♥♥

legrandcoeurcouvJe dois avouer qu’avant de lire le bouquin de Jean-Christophe Rufin, je ne connaissais pas du tout Jacques Cœur, pourtant marchand, armateur, banquier, argentier et conseiller du roi Charles VII. Il a ouvert les portes des échanges vers l’Orient, a permis au Roi de bouter les anglais hors du royaume de France mettant fin à la Guerre de Cent Ans.

Par contre, je connaissais Agnès Sorel, première favorite de l’Histoire de France (avant elle, les maîtresses royales devaient rester dans l’ombre). Son éducation soignée, sa grande beauté -la plus belle des plus belles selon ses contemporains-, sa jeunesse et son audace la font remarquer par Charles VII «le petit roi de Bourges», roi sans grand attrait : ni beauté, ni grande intelligence, ni fortune, fils d’un roi fou et d’une mère intrigante. Mais Agnès Sorel va s’attacher à lui et lui donner 4 filles, qu’il légitimera.

AgnessorelAgnès Sorel est une extravagante, elle invente le décolleté, d’incroyables pyramides ornent sa coiffure, ses traînes font jusqu’à 8 mètres de long, ses robes sont bordées de fourrures précieuses et elle adore les pierres précieuses. Et pour se procurer toutes ces  «préciosités», elle s’adresse à Jacques Cœur, dont elle devient la meilleure cliente et surtout la meilleure amie.

 

 

jacques coeurLe livre raconte donc l’histoire de Jacques Cœur. Son enfance faite de rêves qui l’amèneront à une réussite éclatante, qui lui permettront d’amasser une fortune monumentale, mais qui le conduiront aussi à sa perte ; ses rivaux, les jaloux, les envieux, ses débiteurs et le roi provoqueront sa disgrâce et sa chute. Emprisonné, torturé par ce roi qu’il a pourtant aimé et soutenu souvent contre tous, il parvint à s’évader grâce à l’attachement et la fidélité de ses amis. Il mourra en exil en 1456, sur l’île de Chios où il s’était réfugié.

Alors attention, ce n’est pas une biographie historique ! Enfin si d’ailleurs, c’en est une 🙂 Mais qu’est-ce que c’est bien !

Jacques Coeur nous confie sa vie, il se sait condamné et il écrit son journal.      Du coup, c’est intime, fort, vivant, on l’accompagne partout, on partage sa vie, et je peux vous dire que la vie de Jacques Cœur n’était pas DU TOUT mais PAS DU TOUT un long fleuve tranquille 😀

Laissez-vous embarquer dans ce voyage,                                                                      en plus vous apprendrez plein de trucs sur l’Histoire de France 😀

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http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-grand-coeur-de-jean-christophe-rufin-569645-2012-07-23

http://www.rfi.fr/afrique/20120510-humanitaire-grand-coeur-Jean-Christophe%20Rufin-Jacques-C%C5%93ur-m-a-montr%C3%A9-le-chemin-rfi

De rouille et d’os

de_rouille_et_d_os_

Marion Cotillard, encore une fois, est excellente,

Matthias Schoenaerts joue merveilleusement le bourrin, à tel point qu’on pourrait croire que c’est un bourrin ! (info à vérifier),

L’histoire commence dans l’horreur et la misère mais se termine bien,

Un film de Jacques Audiard qui m’a mise mal à l’aise.

Ali a un fils, Sam. Il traverse la France en stop, nourrissant Sam de ce qu’il trouve dans les poubelles pour rejoindre sa soeur, qui est caissière dans le Sud. Le ton est donné. Arrivés dans le Sud, Ali trouve des jobs de vigile, il a fait de la boxe. Un soir, à la sortie de la boîte où il travaille, il raccompagne Stéphanie qui vient de se faire péter le nez dans une bagarre. Il la dépose chez elle et lui laisse son numéro en cas de besoin.

Sam et son filsSam sortie de boite

Un jour, Stéphanie, dresseuse d’orques est victime d’un terrible accident dans lequel elle perd ses 2 jambes. Scène éprouvante lorsqu’elle se réveille dans son lit d’hôpital, qu’elle soulève le drap et se voit sans jambes, sa souffrance est insupportable. Et puis, elle passe un coup de fil à Ali. Et il vient, ils se voient, s’apprécient, il l’aide à revivre, elle l’aide à gagner de l’argent.

Marion orquemarion fauteuil2stef et samsam et stefstefmarion et sam

C’est un très beau film, un concentré d’émotions, dommage que certaines scènes soient aussi pénibles ; quand Ali secoue si violemment Sam qu’il le blesse et les combats de boxe. Et la scène sous la glace, je n’ai pas pu regarder.

C’est dur, c’est triste, ça parle de la vie, la vraie, celle de la misère, celle qui peut basculer en 1 instant. Mais ça finit bien, trop bien peut-être. Une fin à l’américaine, avec gloire, célébrité, photographes, à mon avis, pas utile, mais bon !

Je préfère rester sur le coup de fil qu’Ali passe à Stéphanie. La boucle est bouclée.

Lola lit La petite fille de Monsieur Linh ♥

PClaudelDe Philippe Claudel, j’avais lu « Les âmes grises » en 2004. L’année dernière, « Le rapport de Brodeck » ; ce bouquin m’a troublée, j’avais du mal à trouver le sommeil quand je le refermais le soir, l’histoire est dense, puissante, pesante. Un livre qui laisse des traces. En début d’année, je lis « L’enquête », encore un livre qui dérange mais que je ne peux pas lâcher et qui ne me lâche pas, même une fois terminé.

Alors « La petite fille de Monsieur Linh », je me suis méfiée, je lui ai tourné autour, l’ai soulevé, reposé, tourné et finalement je l’ai laissé. J’étais partagée : peur d’être déçue mais en même temps peur de me relancer dans une histoire perturbante.

Monsieur LinhEt puis, l’envie de lire un bon bouquin l’a emporté et j’ai acheté « La petite fille de Monsieur Linh ». Et Monsieur Linh m’a embarqué dans son histoire. L’histoire de ce grand-père qui fuit son pays en guerre après la mort de sa femme, son fils et sa belle-fille. Il emmène Sang Diû, son adorable petite fille qui n’a que quelques semaines, qu’il serre contre son coeur, qu’il nourrit, réchauffe et protège.

Arrivé dans le pays d’accueil, il est accueilli dans un foyer. Mais pour fuir le petit appartement qu’il partage   avec d’autres réfugiés, Monsieur Linh se promène, avec son trésor collé tout contre lui. Monsieur Linh   marche, tend l’oreille, respire, se sent perdu et pense à son pays. Et puis, sur un banc public, il rencontre Monsieur Bark, qui devient son ami, une amitié magique au-delà des mots.

C’est une histoire magnifique et la fin laisse pantois.

Un livre à l’écriture fine qui se lit rapidement, un livre à relire lentement la dernière page tournée, un livre comme un conte.

Encore un ouvrage précieux, à poser tout près du lit pour toujours l’avoir à portée de main.

Lola aime une association

Il y a quelque temps, un dimanche tout gris, moi toute ‘’balade’’, bien ‘’enrhubée’’, nez bouché, mal de gorge, migraine, bref, un dimanche à se coller sur le canapé sous une couette avec un litre de thé plein de miel, à mater la télé.

Et c’est ce que j’ai fait, et j’ai zappé, zappé (parce que la télé française, faut vraiment être déprimé ou immobilisé pour passer du temps devant tellement ya rien !) et finalement je suis tombée sur M6.

C’était la vie d’une famille, chouette maison, la maman adorable, le papa sympa comme tout et les jumeaux Simon et Roman 5 ans, des bouilles d’ange.

La famille idéale…

Sauf que les garçons sont atteints d’autisme, un trouble du développement humain caractérisé par une interaction sociale et une communication anormales avec des comportements restreints et répétitifs (c’est wikipedia qui le dit).

Du coup la vie de cette famille tourne autour des enfants, les parents se battent quotidiennement pour que les garçons progressent, chaque situation de la vie courante est une bataille, les garçons ont des réactions imprévisibles ; il faut les stimuler, les encourager, les aider, c’est une attention soutenue de tous les instants qui demande une énergie incroyable que la maman déploie chaque jour depuis des années, avec l’aide d’une psychologue qui la seconde.

Extrait du reportage

Cette histoire m’a touchée, elle met le doigt sur la fragilité de l’existence, les difficultés, les obstacles, les chagrins, les douleurs qu’apporte la vie. Il y a tant d’amour dans cette famille, de courage et l’espoir que les garçons mènent un jour une vie comme les autres.

J’avais juste envie de faire connaître leur association, http://www.surlespasderomanetsimon.org/,                                                            association qui permet à cette famille de communiquer sur l’autisme en général et sur les progrès de Roman et Simon.

Lola aime « La guerre des boutons »

La campagne française dans les années 60, les gosses de 2 villages voisins se livrent bataille ! C’était le bon temps, celui des querelles bon-enfant, où grimpés sur des mules, les mômes se visaient avec des lance-pierres, se querellaient avec des épées en bois,  sans jamais porter les coups.

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Tous les soirs à la sortie de l’école, à Longeverne, Lebrac et son armée tiennent un conseil de guerre, il faut organiser la prochaine bataille et corriger ses peigne-culs de Velrans. Et une fois, Lebrac a une idée de génie : découper tous les boutons, lacets, bretelles des ennemis pour qu’ils se fassent rosser par leurs parents et pour constituer un trésor de guerre. Et eux qui sont plus malins livreront bataille culs-nus 🙂

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 La guerre des boutons !

boutons3Merveille du cinéma français tourné en 1961, par Yves Robert dans la campagne Chartraine. Pour trouver les jeunes comédiens, tous amateurs, le réalisateur a visité toutes les colos du coin. Finalement parmi la centaine d’enfants retenus, se trouve P’tit Gibus, ce petit trésor à la bouille  angélique qui tout au long du film se plaint « Ah bin si j’aurais su, j’aurais pas v’nu », célébrissime  depuis. Fils du peintre Jacques-Henri Lartigue, le petit Martin n’a que 4 ans mais enchante déjà l’équipe par son potentiel, son rôle sera d’ailleurs étoffé tout au long du tournage.

LePtitgibus

Les Français tombent sous le charme de cette chronique tendre, le film connait un grand succès  auprès du public, près de dix millions d’entrées et, est très vite récompensé par le Prix Jean Vigo qui est attribué à un réalisateur français distingué pour l’indépendance de son esprit et la qualité de sa réalisation.

laguerre

Un film à découvrir ou à redécouvrir,

et n’hésitez pas à le montrer aux petits qui pris par l’histoire, ne sont pas du tout rebutés par le noir et blanc.

P’tit Gibus a grandi, il est artiste peintre aujourd’hui et vit dans le Sud-Ouest.

GIBUS

http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/a-59-ans-le-petit-gibus-de-la-guerre-des-boutons-est-artiste-peintre_1029189.html

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