Lola lit Le confident ♥

C’est l’histoire de destins qui se croisent pour le meilleur mais surtout pour le pire,

Une histoire d’Amours qui tournent mal,

Une histoire de culpabilité, de vengeance, de désespoir,

Une histoire dans l’Histoire, la Seconde Guerre Mondiale,

Une histoire polyphonique qui se raconte à plusieurs voix,

celle de Camille, la narratrice, éditrice trentenaire qui vient de perdre sa mère dans un accident et doit faire face,

celle de Louis, l’inconnu qui lui livre un témoignage poignant,

celle d’Annie, qui se justifie, s’excuse, se désespère,

celle de madame N, enfin, la plus terrible, qui lève le voile sur bien des zones d’ombres.

Je ne vais pas raconter, car même si j’en dis le minimum, ce serait encore trop. Il faut plonger dans l’intrigue et se laisser porter par le courant impétueux, qui parfois se calme pour repartir de plus belle, poursuivant sa course destructrice.

Ce n’est pas un roman qu’on grignote, qu’on lâche, qu’on reprend. Celui-là, on l’ouvre et on le dévore sans en perdre une miette.

1leconfidentC’est un roman qu’une amie m’a conseillé et quand on me conseille un bouquin, je le lis. Et c’est tant mieux parce que de moi-même, je ne pense pas que je l’aurais choisi. Rien ne donne vraiment envie : ni le titre, ni le nom de l’auteur, ni la photo de couverture, ni le résumé tellement convenu où il est question d’une histoire de lettres anonymes qui renferment un terrible secret. Mais je l’ai ouvert et je ne regrette pas du tout !! J’ai adoré.

Hélène Grémillon a réussi son premier roman, j’ai hâte qu’elle écrive le deuxième.

Est-ce que ça vous intéresse de savoir que Hélène Grémillon est la compagne de Julien Clerc ? Non ?! Je m’en doutais, ça n’a aucun intérêt 🙂

Hélène Gremillon

Lola, décidément, aime Lasserre et Lagarrigue

Salut, vous souvenez-vous de ce que je vous ai raconté sur : « Au secours, une bestiole ! » le petit manuel anti-stress face aux bêbêtes où François Lasserre au texte et Roland Garrigue aux illustrations tentent de nous réconcilier avec tout ce que notre pays compte d’araignées, mouches, moustiques, cafards, tiques, souris, serpents, crapauds… » (non ?! il est encore temps, c’est par ici.)

bétisesHé bien, l’autre jour, alors que je me promenais en toute décontraction, je suis tombée sur « Toutes les bêtises sur la nature que les grands racontent aux enfants » des mêmes. Je l’ai retourné et les souvenirs ont afflué, toutes ces petites phrases entendues pendant l’enfance et parfois même encore aujourd’hui : « ne te colle pas trop aux autres à l’école, les poux sautent de tête en tête », « attention aux chauve-souris, elles s’emmêlent dans les cheveux », « il ne faut jamais toucher un oisillon où sa mère l’abandonnera », « toucher un crapaud donne des verrues »…

chauve souris

Hé bien, c’était du grand n’importe quoi !! Comme quoi, qu’est-ce qu’ils en racontent des bobards les adultes, entre ça, le Père Noël et la Petite Souris, bel exemple d’honnêteté ! Bon on n’est pas là pour ça 😉

Allons bon, alors la flûte ne charme pas les serpents ? Une coccinelle qui a 4 points n’a pas 4 ans ? Les pies ne volent pas nos bijoux ? Le rouge n’excite pas les taureaux ?

Yen a qui vont tomber de haut 🙂

singe

Encore une fois, une petit guide fort sympathique, plein d’infos rigolotes, à mettre entre toutes les mains. Une idée pour Noël (11,20 Nature et Découvertes)

Je dois quand même vous raconter ce que j’ai entendu une fois de la bouche d’un copain d’un copain, 25 ans, parisien de naissance qui, en apercevant un moineau, s’est écrié : « Oh regardez un bébé pigeon ! » J’ai cru qu’il blaguait, mais non ! Il était juste un peu con-con 🙂

Lola enquête sur l’heure d’hiver

Allez, dimanche, c’est reparti ! 

On change d’heure, on repasse à l’heure d’hiver.

horloge folle

C’est-à-dire ? On recule d’une heure. Ok, on dormira une heure de plus ? Bah le premier matin oui, mais après ce sera pareil puisqu’on se couchera une heure avant. On recule ça veut dire qu’on enlève une heure, c’est ça ? Euh oui, à 3 heures il sera 2 heures. Ok, donc quand mon réveil sonnera à 7h, en fait il sera… 6 heures !? Oui oui, c’est ça, sauf que comme tu vas changer l’heure de ton réveil, quand il sonnera à 7h, il sera 7h ! Mais du coup, il fera jour plus tôt ? Bah oui, puisque comme le jour se lève vers 8h en ce moment, en fait avec le passage à l’heure d’hiver à 8h, il sera 7h. Par contre le soir, il fera nuit plus tôt. Quelle horreur, on sortira du boulot et il fera nuit noire !!

Vous je ne sais pas mais moi, je déteste ces changements d’heure, ça me gonfle et je ne crois pas que ce soit encore utile. Je sais qu’à l’époque ça avait été mis en place pour faire des économies d’énergie mais est-ce que c’est encore vrai aujourd’hui, étant donné l’évolution de nos sociétés ?

D’abord, il faut savoir que nous ne sommes pas les seuls à changer d’heures 2 fois par an. Le système est adopté dans plus de 70 pays. Le principe est simple, chaque année au printemps, chaque pays avance l’heure légale de 60mn par rapport à l’heure habituelle de son fuseau horaire. A l’automne, on revient à l’heure normale d’hiver. Ainsi, chaque année depuis 1998, dans tous les pays de l’Union Européenne, on avance notre montre d’une heure à 2 h du matin, le dernier dimanche du mois de mars et on la recule d’une heure, à 3 h du matin, le dernier dimanche du mois d’octobre.

Sauf que, en France (comme en Espagne et dans les pays du Bénélux), en hiver, on a une heure de retard par rapport au soleil et en été 2 (à Brest, le décalage est de 2h18). L’été en France à 14h, il est midi au soleil. On appelle ce système français «heure d’été double».

Le changement d’heure en France, on en a parlé dès 1916, puis l’idée a été abandonnée pendant la 2nde Guerre Mondiale. C’est après le choc pétrolier de 1973, que le changement d’heure s’est imposé, il devenait urgent de faire des économies d’énergie en rapprochant «nos heures de vie active des heures d’ensoleillement» pour limiter la lumière électrique et les déplacements en transport.

Pour l’ADEME*, le lien entre le changement d’heure et les économies d’énergie est évident. Mais ce mécanisme est aujourd’hui contesté par d’autres qui expliquent que globalement, on a tous bien appris notre leçon, aujourd’hui, nous sommes bien plus sensibles aux économies d’énergie (pour la planète mais aussi pour notre porte-monnaie), et tout est fait pour nous filer un coup de main, de plus en plus de trucs sont à faible consommation d’énergie, les voitures, les radiateurs, les machines à laver, les chaudières, les vitrages, les ampoules, les piles… Les économies du fait du changement d’heure seraient quant à elles minimes.

D’où la question : à quoi ça sert vraiment de changer d’heure 2 fois par an ?

Deux camps s’opposent : les pour et les contres 🙂

Les convaincus menés par l’ADEME* pour qui, les avantages sont notables.

Les opposants, quant à eux, dénoncent de nombreux effets négatifs sur l’environnement, l’économie, la santé, l’énergie, la sécurité routière…

Pour nous communs des mortels, le plus gênant, c’est quand même qu’une fois sur deux, on dort une heure de moins !!

Les contre verraient dans ces changements horaires « une source supplémentaire de fatigue au moment du printemps, une rupture du rythme biologique qui occasionnerait des troubles du sommeil, de l’appétit, de la capacité de travail, voire de l’humeur. » Les écoles, les crèches, les hôpitaux, les maisons de retraite seraient particulièrement confrontés à ces problèmes d’adaptation. Ce à quoi les défenseurs rétorquent que ces effets sont le plus souvent « transitoires » et résorbés dans une période maximale de trois semaines.

Selon les contre, ce changement provoquerait aussi des pics d’ozone car la circulation et l’activité industrielle commencent plus tôt et leurs pointes coïncident avec les heures les plus chaudes de la journée : le décalage horaire augmenterait ainsi la concentration d’ozone. Pas prouvé rétorquent les pour.

Et puis le changement d’horaire, affirment les contre, impose de nombreuses adaptations de la vie économique : réglage de l’heure intégrée à des équipements (horodateurs, installations informatiques, matériels électroménagers…) modification de l’organisation des transports. Indolore grâce à l’informatisation croissante des systèmes, assurent les pour.

Ah ah ! nous indiquent encore les pour, retarder le coucher du soleil permet de réduire le nombre d’accidents de la route en améliorant la visibilité à la sortie des écoles ou des bureaux. Pfff, n’importe quoi répondent les contre, au contraire, la fatigue induite par la réduction du temps de sommeil le soir et les conditions climatiques le matin, entraînent une augmentation des accidents.

Bref, on l’aura compris, le débat reste ouvert et ne risque pas d’avancer devant ce qui est, à mon avis, une évidente mauvaise foi des deux camps.

RDV donc avec vos horloges, pendules, réveils, montres, coucous, et autres tocantes dans la nuit de samedi à dimanche à 3 heures du matin

changement d'heure 3

 * ADEME : agence gouvernementale qui a vocation à intervenir dans des domaines tels que l’économie d’énergie, le développement d’énergies et de matières renouvelables ou encore la réhabilitation de sites pollués à travers une compétence d’expertise et de conseil scientifique et technique. Elle finance et organise notamment des programmes de recherche et des actions de formation et d’information auprès des entreprises, des collectivités territoriales, des admistrations et des particuliers)

Lola fait le Tour du Monde en rêve

La liste des visiteurs du Voyage de Lola s’allonge !

Bienvenue aux nouveaux voyageurs,

France (6644), Belgium (607), Canada (515), Switzerland (337), United States (103), United Kingdom (93), Algeria (66), Spain (65), Slovenia (63), Morocco (61), Tunisia (55), Germany (53), Mexico (31), Japan (28), Réunion, Martinique (21), Netherlands, Colombia (17), Brazil (16), Russian Federation, Italy  (13), Denmark (12), Luxembourg (11), Sweden, Australia (10), Egypt, Greece, Republic of Korea and Guadeloupe (9), Madagascar, Finland, Argentina (8), Côte d’Ivoire (7), French Polynesia, Israel (6), Ireland, Singapore, Mali, Turkey, Serbia, Lebanon, New Zealand (5), Bulgaria, Austria, Hungary, Portugal, Senegal, Poland (4), Cameroon, Estonia, Romania, Monaco, Thailand, India (3), Viet Nam, Croatia, Ukraine, Guernsey, Mauritius, Chile, Malta (2), French Guinea, Bolivia, Lithuania, Taiwan, Norway, United Arab Emirates, Slovakia, Malaysia, Seychelles, Dominican Republic, Burkina Faso, Czech Republic (1)         (entre parenthèses, la fréquentation par pays)

Ça fait rêver, non ?!

Encore un petit effort et bientôt, Le Monde aura visité le Voyage de Lola 🙂

Mais moi, je n’aurai toujours pas visité Le Monde 🙁

Lola lit et regarde Du vent dans mes mollets

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duvent3Le livre est un tout petit livre découpé en 10 parties qui sont chacunes une séance de psychothérapie que suit Rachel, une petite fille de 9 ans. Pendant ses séances, avec un langage » très fleuri », elle raconte sa vie à Me Trebla la pédopsy, ses parents, sa meilleure amie Hortense, l’école, la maîtresse mais elle parle aussi de la mort, de la sexualité, de politique… Elle décrit son monde de petite fille bousculé par celui des adultes.

Dans le film, Hortense devient Valérie, le père de Rachel a un petit béguin pour Catherine la mère de Valérie et la maîtresse s’envoie en l’air avec le prof de gym. Le couple des parents formé par Agnès Jaoui et Denis Podalydès est génial, leurs baragouinages en anglais sont tordants, la fantaisie de Catherine jouée par Isabelle Carré donne un peu de couleur au monde tristounet des adultes.

duvent1A l’origine, « Du vent dans mes mollets » a été écrit pour le théâtre, la pièce a été jouée en 2003 au festival d’Avignon. Puis l’auteur, Raphaële Moussafir, une comédienne de 32 ans envoie son texte à Howard Buten et lui demande de la mettre en scène, il ne peut pas à cause de son emploi du temps mais il est très emballé, la preuve, il signe la préface du livre.

La pièce où l’auteur interprète tous les personnages, a rencontré un franc succès à Paris et en Province.

Un petit livre à mettre dans son sac pour un voyage en train, un film à voir à l’occasion. Et une BD à lire aussi, puisque BD il y a !

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Lola regarde Le Prénom ♥♥♥

Bon je dois dire que je suis un peu déçue. Attention, les acteurs sont tous excellents, les dialogues au poil, c’est pas ça… Mais je m’attendais à autre chose, j’aurais aimé que Le Prénom prenne plus de place, que ce soit le personnage principal, or c’est  juste le déclencheur d’une série de réglements de compte autour d’un dîner familial.

Je vous raconte quand même : Une soirée, un dîner chez Elisabeth la soeur et Pierre son mari (Valérie Benguigui, que j’ai découverte dans « Comme t’y es belle » et Charles Berling, jamais décevant) avec Vincent le frère (Patrick Bruel, un acteur que je n’arrive pas vraiment à aimer mais qui joue quand même très bien, c’est son air, je crois qui me déplait, il est un peu tête à claques, non ?!), Anna la femme du frère et Claude l’ami d’enfance.

acteurs le prénom

En attendant Anna qui sera un peu en retard, Elisabeth s’affaire en cuisine à la préparation de son buffet marocain, les hommes discutent dans le salon. Tout ce petit monde est très intéressé par la prochaine paternité de Vincent qui finit par annoncer le prénom choisi et là… c’est la stupéfaction !! Le déchaînement et l’incompréhension.

 C’est du théâtre filmé, on retrouve la règle des 3 unités un jour, un lieu, une intrigue (souvenez-vous de vos cours de littérature, le théâtre classique et les célèbres vers de Boileau : Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.) Moi, ça ne me dérange pas qu’une pièce soit adaptée au cinéma, au contraire, j’aime les huis clos, avec peu de personnages mais essentiels, une intrigue touffue et concentrée et des aventures plus psychologiques que géographiques. En cela, « Le Prénom » m’a plu.

Surtout que c’est vrai que le choix du prénom du futur bébé n’est pas une mince affaire et que, contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas juste entre le père et la mère, ça implique beaucoup de trucs qui dépassent les futurs parents.

Allez, les 10 prénoms tout à fait inoffensifs ceux-là, les plus donnés en 2012 :            Emma, Jade, Zoé, Cloé, Léa, Manon, Inès, Maëlys, Louise et Lilou                               Nathan, Lucas, Jules, Enzo, Gabriel, Louis, Arthur, Raphaël, Mathis et Ethan            (selon Enfants magazine) 

REGARDER LE FILM

Lola lit Cet été-là ♥

Véronique OlmiComme tous les ans depuis des lustres, le week-end du 14 juillet se passe à Coutainville dans la maison de campagne de Delphine et Denis. Week-end entre amis de plus ou moins longue date selon si on compte les pièces rapportées càd les mecs de Lola dont elle change assez souvent.
Delphine, la quarantaine élégante, et Denis, bel homme, belle situation reçoivent leurs amis Michel et Marie, les éternels amoureux, Lola et son nouveau jeune amant.
Bon jusque-là tout va bien, les discussions sont enjouées, les accolades sincères, les repas animés sauf que bien évidemment, chacun à ses secrets, ses doutes, ses déceptions, ses regrets, ses problèmes et c’est justement CE week-end, que les langues vont se délier, les angoisses refaire surface, les voiles se lever, mais tout en douceur pour ne surtout pas brusquer l’harmonie apparente et ne pas froisser les amitiés.

Tendresse, simplicité, pudeur, humour sont les ingrédients de ce roman qui se laisse lire gentiment.

Veronique Olmi

Véronique Olmi est écrivain et dramaturge, ses pièces sont jouées dans le monde entier, et je ne la connaissais pas, honte à moi !
Je me suis rattrapée, après « Cet été-là », j’ai lu son tout dernier roman « Nous étions faits pour être heureux » et mon prochain achat sera « Le premier amour », restera plus qu’à aller au théâtre 🙂

Lola regarde Parlez-moi de vous ♥

Bon, il faut aimer Karine Viard, sinon, passez votre chemin ! C’est le personnage principal de ce film qui raconte l’histoire de son personnage, donc on ne voit qu’elle. ♥

karinViard2011 KarinViard KVIARD karin-viard

Elle, c’est Mélina, 40 ans, la voix la plus célèbre de France grâce à son émission radiographique, à la façon de Macha Béranger et son célèbrissime « Allo Macha ».

machaMacha et sa voix inimitable, qui écoutait les insomniaques lui confier leurs histoires, leurs soucis, leurs peines, leurs joies, dans l’ambiance ouatée de la nuit, propice à la confidence. Son émission est née en 1977 et s’est arrêtée en juin 2006, pas par manque d’audience mais à cause de la volonté de changement de la direction de France Inter de l’époque. Il y avait eu une grande mobilisation, avec site de soutien et pétition mais rien n’y fit et « Allo Macha » vécut ses derniers instants le 29 juin 2006. Macha en avait fini avec la gloire ! 😉

pascaleclark

Karine Viard pour ce rôle, s’est inspirée de Pascale Clark, animatrice radio qui, depuis 2009  présente l’émission « Comme on nous parle » sur France Inter tous les matins.

Donc Mélina, ou plutôt Claire Martin, a, en apparence, réussi sa vie : super boulot, reconnaissance sociale, argent, bel appart dans le 16°, Louboutin aux pieds, elle donne des conseils à ses auditeurs, les écoute, trouve des solutions à leurs problèmes, les comprend, les console, elle est vivante, audacieuse, drôle, agréable, elle parle sans tabous,  et pourtant en dehors du micro, Claire est une femme seule, névrosée, bloquée, allergique,  phobique, elle a peur de tout, des microbes, des gens. Elle est tellement coincée qu’elle en est dramatiquement comique.

karin-viard-parlez-moi-de-vous

Claire est une enfant de la DDASS, abandonnée par sa mère. Et puis un jour, elle se lance à sa recherche et elle la trouve vivant dans une cité HLM, entourée d’une famille recomposée et complexe, bien loin du monde de Claire.

Il y a aussi une histoire d’amour entre Claire et Lucas, le petit fils par alliance de sa mère 🙂 qui est un type sans grand avenir qui multiplie les petits boulots de maçon et qui fait de la photo, en amateur, et Claire, elle, s’y connait et reconnait dans son travail la patte de l’artiste, alors elle le pousse à se lancer et blablabla…

PARLEZ-MOI DE VOUS

Mais ce qui est intéressant, c’est d’imaginer ce qui se passe dans sa tête, parce que la mère qu’elle trouve ne ressemble sûrement pas à la mère dont elle avait rêvé. Il faut qu’elle déconstruise tout, c’est violent. Dans la scène de l’hôpital, elle est géniale !

parlezmoidevous

Si vous aimez Karine Viard, vous serez emballé. Moi c’est une actrice que j’aime beaucoup, quand elle est à l’affiche d’un film, je vais le voir, et je ne suis jamais déçue.

Lola lit Les années cerises

gallayNée en 1961,Claudie Gallay est institutrice quand elle publie son premier roman en 2001,  »L’office de vivants ». Auteur de sept romans, elle n’a pas pour autant abandonné son métier, qu’elle exerce à mi-temps.  »Les déferlantes », ça vous dit quelque chose ?Un chouette roman écrit en 2008, salué par la critique, récompensé par le Prix des Lectrices de Elle.

gallay 2Dans son dernier livre, à la manière de J.D. Salinger dans le sublime  »The Catcher in the Rye », elle fait parler son héros, ici Pierre-Jean, un garçonnet d’une dizaine d’années. Il vit avec ses  parents dans une maison construite au bord d’une falaise qui s’effrite et menace de s’effondrer en emportant le terrain. La situation devient alarmante quand le cerisier dégringole emportant la balançoire.
Il faudrait que la famille déménage, mais la mère ne l’entend pas de cette oreille et refuse de quitter sa maison pour s’installer à la ferme chez ses beaux-parents même temporairement. Pourtant, c’est bien chez pépé et même, ils sont gentils, on dort bien, on mange bien, on va à la pêche et on s’occupe des animaux.

La vie du garçonnet est rythmée par l’école où il collectionne les zéros, les taloches et les crises de nerf de sa mère, l’indifférence de son père, les samedis soirs à la ferme et surtout la grande sœur de son copain Paulo. Elle est belle, elle s’intéresse à lui, elle lui fait écouter les chansons d’Alizée.
Et puis une nuit de grosse tempête, la maison est engloutie. Il faut partir. La mère se résigne, et après quelques mois à la ferme, une nouvelle maison, l’espoir d’une nouvelle vie, et surtout d’une vraie famille.

Un livre sur l’enfance, mélancolique, tendre, tout en douceur.
Le petit héros est attachant, on espère qu’il trouve enfin l’amour dont il manque tant.
L’écriture est simple, naïve, c’est celle d’un garçon de dix ans.

Ce n’est pas un livre qui bouleverse ou chamboule ou dérange.                                 C’est juste attendrissant, un peu comme ça…

Chat_potte

Lola lit La femme au miroir

Magnifique couverture : La Jeune fille aux gants, de Tamara de Lempicka, peintre polonaise mai 1898-mars 1980.

3 femmes, 3 époques, 3 destins

D’abord, il y a Anne de Bruges, jeune fille du temps de la Renaissance, qui refuse, contre toute attente, d’épouser le pourtant très convoité Philippe et préfère s’enfuir dans la forêt. Ces élans mystiques la conduisent vers le béguinage.

Puis dans la Vienne de la « Belle Epoque », Hanna l’aristocrate qui, pour comprendre pourquoi son mariage idéal ne la satisfait pas, devient une des premières  disciples de Freud. Cette découverte l’éloigne de Vienne et de son parfait époux.

Enfin Anny Lee, actrice bankable, dans le Los Angeles d’aujourd’hui, qui n’existe que derrière la caméra dans la peau des personnages qu’elle incarne, abuse de l’alcool, des drogues, et multiplie les aventures d’un soir.

On partage la vie de ses 3 femmes qui ont un point commun, elles se sentent différentes et refusent d’être ce que l’on attend d’elles. Elles veulent choisir leur vie et ne dépendre que d’elles-mêmes. Chacune va devoir lutter, se battre pour faire respecter son choix de vie. Le destin de ces 3 femmes est lié, mais chuuuuuuuut, vous apprendrez la nature de ce lien vers la page 400 🙂

Une belle lecture, intéressante, un brin poétique. Les 3 vies sont racontées en parallèle, un chapitre, une femme, ce qui maintient un peu le « suspens ». Moi, j’ai préféré la vie d’Anne de Bruges, l’histoire des béguines et Bruges. Et vous ?

Ci-dessous les photos du beguinage

beguinage

Wikipedia nous explique que les premières traces du mouvement des béguines remontent à la fin du XIIe siècle, à Liège. «Le mouvement des béguines séduit   parce qu’il propose aux femmes d’exister en n’étant ni épouses, ni moniales, affranchies de toute domination masculine», explique Régine Pernoud. En moins de vingt ans, il se répand comme une trainée de poudre, gagne la France, l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Pologne, la Hongrie. Partout, des femmes se réunissent, recréant une cité dans la cité.