Lola se balade sur la plage des chalets de Gruissan

C’est un endroit incroyable, tout droit sorti d’un film :

celui de Jean-Jacques Beineix,  37.2 le matin

37.2

Sur une plage du sud de la France, une multitude de chalets construits sur pilotis, plus ou moins typiques, certains modernisés, en bois, naturel ou peint, petits ou grands, super entretenus ou « dans leur jus » 😉

1300 chalets face à mer

chalets

Pour y avoir passé plusieurs étés, je vous recommande cet endroit unique, atypique, une vraie curiosité.

L’immense plage de sable fin est vraiment au pied des chalets. L’ambiance est très conviviale, ça barbecute dans tous les coins, ça s’interpelle, ça joue à la pétanque dans les allées, les mômes font du vélo ou se poursuivent entre les pilotis…

Seules 80 familles vivent ici à l’année, la plupart des chalets sont des « résidences secondaires » qu’on se passe de génération en génération.

 chalet 1

En 1850, à l’époque des premiers bains de mer, cette belle et grande plage est particulièrement appréciée des habitants des alentours. Ils commencent à y construire des cabanes en bois et viennent se baigner l’été, par l’unique chemin d’accès qui n’est, de toute façon, praticable que l’été à cette époque.

En 1899, une forte tempête détruit tout. De nouveaux chalets sont reconstruits mais sur pilotis cette fois, pour échapper aux inondations destructrices.

A l’origine sans eau ni électricité, les chalets ont été modernisés depuis. Et on trouve des locations plus ou moins abordables selon les prestations (certains, les plus grands sont équipés de baignoires voire de sauna, d’écran plat, de canapé d’angle…) Les chalets que j’ai occupés étaient plus pittoresques, avec du jour entre les lattes de parquet pour l’un, les pilotis qui bougeaient  quand il y avait des bourrasques de vent pour l’autre, le sol complètement pas droit (si on faisait tomber un truc, il fallait courir derrière pour ne pas qu’il tombe de la terrasse) pour le troisième, et dans le quatrième, j’ai eu le mal de mer pendant toutes les vacances, rien n’était droit, du sol au plafond, en passant par les murs, le mini plan de travail, les portes de placards… Mais quel bonheur, de se nouer un paréo sur les hanches, de prendre son bouquin et de pouvoir s’étaler les doigts de pieds dans le sable chaud en moins de 3 minutes !

1plagegruissan

Une épicerie, une boulangerie, une mini pizzeria, un tabac presse, un primeur et un charmant marché plusieurs fois par semaine à moins de 5 mn à pied, il y a tout ce qu’il faut sur place, pas besoin de sortir la voiture !

Pour manger une bonne glace en regardant les voiliers, faire le shopping des vacances (épuisettes, méduses, raquettes et volants, paréo, sac de plage…) on peut aller à Gruissan Village à vélo par la piste cyclable qui longe les canaux.                                On peut aussi essayer ou pratiquer le kitesurf, windsurf, voile…

Convaincu ?! Alors si vous ne savez pas où passer vos vacances d’été, essayez les chalets !

Lola cuisine un tartare des îles

Hélas, je suis une bien piètre cuisinière.

En fait non, ce n’est pas vrai parce que ce que je fais, en général, ce n’est pas immangeable, même plutôt bon (sans me vanter ;-)).

C’est juste que nourrir une famille tous les jours, ce n’est plus du plaisir, mais une corvée. Il faut que ça plaise à tout le monde, que ce soit varié, équilibré, vite prêt…

Bref, mission impossible !!

Le week-end, Chéri, qui cuisine divinement, enfile le tablier et nous régale. En semaine par contre, c’est moins… travaillé : tartes de toutes sortes, papillotes de tous les poissons existants, pâtes à toutes les sauces…

Mais j’ai quand même envie de vous faire partager quelques uns de mes petits bonheurs culinaires tout simples.

On commence donc avec

Le tartare des îles,  (merci Kate et Flav)

une entrée délicieuse, super facile, sans cuisson, à préparer jusqu’à 2 heures avant d’être servie.

Pour 4 verrines, il vous faut :

2 tranches de saumon fumé, 1 pavé de saumon frais, 1/2 mangue pas trop mûre (elle doit être bien ferme), 1 petite échalotte ou 1 petit oignon saucier, 1/2 citron pressé, de la ciboulette, 1/2 cuillerée à café de gingembre en poudre, 1c à soupe de sauce soja, 1c à soupe d’huile d’olive, poivre

Hacher finement au couteau le saumon fumé, le saumon frais, la mangue, la ciboulette et l’oignon/échalotte. Mélanger dans un bol avec tout le reste.

Et hop au frigo !

Avant de servir, vous mettez votre tartare dans de jolis récipients, quelques brins de ciboulette et voilà !

Sympa, non ?! Et c’est vraiment délicieux.

Merci à Anaëlle la photographe du voyage pour les photos 😉

Bonne dégustation,

2-3 petits conseils en plus :

*si vous laissez mariner trop longtemps, le citron va « cuire » le poisson et ça sera tout moche et moins bon ; donc pas plus de 2 heures avant de déguster.

*l’assaisonnement est à votre goût, si vous n’aimez pas le soja, vous pouvez le remplacer par un tout petit peu de vinaigre balsamique.

*ne rajoutez pas de sel, la sauce soja est déjà salée.

*l’aneth peut remplacer la ciboulette.

*je déconseille l’utilisation du robot pour hacher, ça risque de faire de la purée !

J’attends vos réactions avec impatience ,

Lola aime la tête au carré

La « tête au carré » ce n’est pas une prise de karaté ou de judo.
Comme son nom ne l’indique pas, « la tête au carré » est une émission de radio scientifique.(et quand on me connait, ça peut faire sourire car je suis nulle en sciences)

lateteaucarre

Mais si je vous en parle aujourd’hui, c’est que cette émission est géniale !
Présentée par Mathieu Vidard (belle voix, normal pour un présentateur radio:) en direct sur France Inter, elle réunit chaque jour plus de 600 000 auditeurs.

« Éclectisme, vulgarisation, et pédagogie, sciences dures, du vivant ou humaines : Mathieu Vidard et son équipe s’intéressent à toutes les observations et les expérimentations du monde par le biais des sciences », explique France Inter.

Géniale parce que chaque jour, des grands scientifiques, chercheurs, savants expliquent l’actualité des sciences et je comprends tout et c’est super intéressant ! Et je ne suis pas la seule puisque le prix Jean Perrin de la popularisation de la science décerné par la société française de physique qui récompense chaque année « un effort particulièrement réussi de popularisation de la science » lui a été remis en mars 2011.

Et c’est vrai que toutes ces personnalités que Mathieu Vidard reçoit, parlent avec passion et clarté. Clairs, ils doivent l’être parce que Mathieu veille et traque le jargon trop technique.

Quant à l’éclectisme, on ne fait pas mieux, pour preuve quelques sujets d’émissions :
le 13/12/2011 : Les insectes médicaments
le 21/12/2011 : La sociologie du jouet
le 05/04/2012 : Sexualité, plaisir et désir de la femme
le 12/04/2012 : Les tremblements de terre

Toutes ces émissions peuvent être réécoutées sur

http://www.franceinter.fr/archives-diffusions/244617/2012-04

A bon entendeur, salut

Lola enquête sur l’hygiène en France

Un jour d’automne 2012, je suis allée me balader à Paris avec Chéri.
Il faisait gris, froid et un vilain crachin nous glaçait les os. D’une tristesse…
Et Paris était sale : papiers, canettes, crottes de chiens, crachats, mégots envahissaient les trottoirs et les rues.
Et Chéri qui répétait sans arrêt avec un sourire en coin : »Ho lala c’est sale ! C’est vrai en fait que les français ne sont pas très regardant sur la propreté ! »
(je précise que Chéri n’est pas français et qu’il est taquin 😉
Moi, ça m’a gonflé : « Quoi, je suis française moi, non ?! Et je suis sale ?!?! Non ! Bah alors ! »
« Oui mais quand même, rigole Chéri, narquois, la douche à la française ce n’est pas une légende, si ?! »
Moi, frisant la crise de nerfs : « Quoi ?!! mais ça date du XVI siècle !! Tu penses vraiment qu’à cette époque, le monde entier se lavait sauf les français ?!? » Ca m’énerve !!!
Alors de retour à la maison, j’ai décidé de rétablir la vérité pour qu’enfin on arrête de railler la présumée saleté des français.
Je ne me sens pas personnellement visée mais quand même c’est pénible et limite vexant !

Petit voyage nauséabond dans les arcanes de l’Histoire 

bain-medievalOn remonte à l’Antiquité, à cette période, l’eau est sacralisée et sert surtout à la purification de l’âme. Certes un bain de piété n’est pas un bain de propreté mais quand même, les français « se trempent » dans l’eau des bains publics.
C’est au cours du Moyen Age que la toilette se raréfie. L’Eglise catholique, sous prétexte que l’eau ramollit la peau, dilate les pores favorisant ainsi les maladies, fait fermer les bains publics. Et oui, à l’époque, pas de baignoire à la maison, on « partage » la toilette dans des établissements communs. Et c’est surtout ça qui fait grincer des dents ; ces endroits où on se baigne nu, où la promiscuité est propice à la débauche, sont sources de désordres moraux. L’Eglise tranche : la couche de crasse est nécessaire car elle protège la peau des microbes, en ne se lavant plus, on évite les épidémies.
La propreté n’est donc pas un bien mais le Mal, et l’eau est nuisible voire mortelle.
On comprend pourquoi les français n’avaient trop envie de se mouiller.

Bon ok, mais quand même, quand on ne se lave pas, au bout d’un moment ça doit gratter, non ?! La solution ? la toilette sèche, à la cour d’abord où l’apparence est très importante, on se maquille beaucoup, on se poudre, on se perruque… et on se frotte avec un linge sec ou légèrement parfumé, c’est le principe de la toilette sèche et l’ancêtre de notre fameuse lingette tant décriée aujourd’hui. Le parfum est en plein développement, on lui prête des qualités désinfectantes, il protègerait la peau des maladies. Alors, on se parfume par dessus les odeurs de crasse !

Smell

Beurk, ça devait pas sentir la rose 😮

Surtout que, non seulement les gens ne se lavent pas, mais en plus, ils jettent leur détritus (excréments compris) par les fenêtres au cri de « gare à l’eau! », se soulagent n’importe où, les rues sont encombrées d’ordures, à la moindre pluie tout ça va directement polluer la Seine là même où on puise l’eau potable.

Les écologistes auraient eu du boulot.

On l’aura bien compris, à l’époque les français sont sales, Paris aussi comme, j’imagine, toutes les grandes villes d’Europe et d’ailleurs.
A la fin de la Renaissance, l’usage de l’eau réapparait progressivement, à Versailles, les salles de bains sont à la mode, on y reçoit, on y cause. On se souvient tous avoir été fascinés à l’école par « le bain du roi ». Toute une histoire ce bain.
Mais ce n’est vraiment qu’au XVIII qu’enfin on se lave ! Et du coup, on lave aussi les rues, les maisons. Les égoûts voient le jour ainsi que les latrines, l’air devient respirable ! Interdiction formelle de jeter quoi que ce soit par les fenêtres, des tombereaux sont mis à la disposition des riverains. Même la Seine est dorénavant épargnée.

Louis_Pasteur_by_Pierre_Lamy_Petit

Louis Pasteur (1822-1895) chimiste, biologiste et physicien, réussit, entre autre, à convaincre ses confrères médecins de l’utilité de se laver les mains au savon entre 2 patients pour éviter la contamination. Ils n’y avaient même pas penser ! Dingue, non ?! Heureusement que le monde évolue.

Et aujourd’hui alors, où en est l’hygiène en France ?

Bah aujourd’hui, les français sont comme les autres, ils se lavent.
La crasse n’est plus le propre des français 😉

Allez hop, tout ça m’a donné envie d’un bon bain parfumé !

Et tiens en parlant de bain, voici celui de Godefroy de Montmirail dit le Hardi et de son fidèle Jacouille,

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=R8n9NN7sAi0&w=420&h=315]

Lola regarde 5×2

Ozon, j’aime !

8femmes potiche letempsquireste lerefuge
Huit femmes, Potiche, Le temps qui reste, Le refuge = j’ai vu, j’ai aimé

A la fin de Swimming pool, j’étais perplexe, je ne suis pas sûre d’avoir tout compris 😉
Quant aux autres films = pas encore vus, mais j’espère bientôt…

5x2affiche

 

 

5×2 = 5 tranches de la vie de 2 personnes
plus exactement d’un couple : Marion (sublime Valeria Bruni-Tedeschi) et Gilles(Stéphane Freiss acteur talentueux)

 

 

 

Les 5 moments forts de la vie d’un couple :
la rencontre, le mariage, l’accouchement, les disputes et le divorce.Chaque moment comme une petite histoire. Le sujet est plutôt banal, la fin d’une histoire d’amour. Ce qui est intéressant ici, c’est la construction du film, ce couple réduit à 5 moments de son histoire qui sont, en plus, racontés à rebours : l’histoire de Gilles et Marion est racontée à l’envers.

5x2divorce
Le film commence, en effet, dans le cabinet du juge qui lit le jugement de divorce. Puis, on retrouve le couple dans une chambre d’hôtel où ils font l’amour pour la dernière fois sur la demande qu’on imagine insistante du mari ; une scène étrange et terrible qui se termine dans une violence inouïe. Puis suivent les 4 autres « épisodes » et à chaque fois, un sentiment de malaise.

5x2 cinq fois deux
On fait le chemin inverse dans ce film, on sait dès le début que ça finit mal, alors on cherche, on cherche ce qui a bien pu conduire ce couple au divorce. Mais au final, on ne trouve pas grand chose à part les ingrédients classiques : l’ennui, la lassitude, les petits mensonges, les trahisons, l’infidélité, rien de neuf, juste la vie.

5x2rencontre

Et c’est à la fin (du film) qu’on se rend compte que dès le début (de leur histoire), il y a un truc qui cloche, que ça ne pouvait pas fonctionner
La mise en scène est sobre, épurée, pas d’effets, pas de manières, rien de trop, rien de plus.
Le film est réduit à l’essentiel comme l’histoire de Marion et Gilles.

Un film à voir donc,
et une BO signée Paolo Conte,

Lola aime Respire

J’adore ce clip ! J’aime beaucoup la chanson aussi, paroles et musique.
Le contraste entre les images, cette petite fille aux grands yeux qui galope dans la nature et s’émerveille de toute cette beauté et les paroles, d’un grand pessimisme sur l’avenir de notre planète.

C’est Mickey 3D qui chante, un groupe français, cette chanson « Respire » a révélé le groupe au grand public.
Je ne sais pas grand chose des musiciens, ils étaient 3 dont Mickael Furnon alias Mickey, guitariste-chanteur-compositeur
Le groupe n’a pas vécu longtemps, fondé en 1996, séparé en 2007.

Rien à ajouter, il faut juste regarder et écouter

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=7a1y5l4dbz8&w=560&h=315]

Voici les paroles

Approche-toi petit, écoute-moi gamin,
Je vais te raconter l’histoire de l’être humain
Au début y avait rien au début c’était bien
La nature avançait y avait pas de chemin
Puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups d’pieds dans la gueule pour se faire respecter
Des routes à sens unique il s’est mis à tracer
Les flèches dans la plaine se sont multipliées
Et tous les éléments se sont vus maîtrisés
En 2 temps 3 mouvements l’histoire était pliée
C’est pas demain la veille qu’on fera marche arrière
On a même commencé à polluer le désert

Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire

D’ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits-enfants ils n’auront plus qu’un oeil
En plein milieu du front ils te demanderont
Pourquoi toi t’en as 2 tu passeras pour un con
Ils te diront comment t’as pu laisser faire ça
T’auras beau te défendre leur expliquer tout bas
C’est pas ma faute à moi, c’est la faute aux anciens
Mais y aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l’époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l’herbe allongé dans les prés
Y avait des animaux partout dans la forêt,
Au début du printemps, les oiseaux revenaient

Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c’est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire

Le pire dans cette histoire c’est qu’on est des esclaves
Quelque part assassins, ici bien incapables
De regarder les arbres sans se sentir coupables
A moitié défroqués, 100 pour cent misérables
Alors voilà petit, l’histoire de l’être humain
C’est pas joli joli, et j’connais pas la fin
T’es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou
Qu’on remplit tous les jours comme une fosse à purin

Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c’est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire et ça c’est rien de le dire

Il faut que tu respires (x4)

Lola regarde Le dîner de cons ♥♥♥

J’adore les comédies mais une bonne comédie, c’est rare !
Faire rire, c’est plus compliqué que d’arracher une larme.

diner de consMais « le dîner de cons » est une réussite !
Ce film est un petit bijou du cinéma français truffé de répliques devenues cultes. Les situations sont cocasses, les dialogues hilarants et les acteurs excellents (Jacques Villeret est un con grandiose).
L’histoire est plutôt simple : dans les milieux  parisiens aisés, un groupe d’amis organise régulièrement des dîners de cons, le principe : chaque convive amène un con, évidemment plus le con est con et plus le dîner est réussi, les hôtes se réjouissent et se moquent d’autant plus. C’est donc un vrai défi que se lancent à chaque fois les participants : trouver la perle rare, faire de son con le champion de la soirée.

Et pour ce dîner, Pierre Brochant, célèbre éditeur parisien, jubile, il a trouvé son spécimen : François Pignon, employé aux impôts, passionné par les constructions de maquettes en allumettes, et intarissable quand il s’agit de partager sa passion.
Cette fois c’est sûr, il tient le vainqueur !
Mais la soirée ne va pas se passer exactement comme prévu et, pour notre plus grand bonheur, la bêtise de Pignon va déclencher une avalanche de catastrophes qui vont bousculer la vie de l’éditeur (en une soirée, sa femme le quitte, sa maîtresse le harcèle et il écope d’un contrôle fiscal)

equipe film

C’est vrai qu’il est con ce Pignon, mais c’est un con gentil, serviable et si naïf qu’il en devient touchant et qu’on lui pardonne ses maladresses.
Et surtout on rit, on rit tout le long du film.

Super film, à voir et à revoir sans modération, ICI !

Lola lit Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

Ah ! ces petits bonheurs, ma vie en est pleine :
être réveillée le matin par un rayon de soleil, marcher dans les rues de Paris, laisser mes empreintes dans la neige immaculée, croquer dans la première pêche de l’été, regarder la course des nuages, marcher pieds nus dans l’herbe fraîchement coupée, émietter un biscuit à l’entrée d’une fourmilière et observer les ouvrières s’agiter, suivre le vol d’un papillon, m’accrocher des cerises jumelles aux oreilles… Je pourrais en remplir des pages de ces petites douceurs, ces petits riens qui accrochent un sourire aux lèvres.

Philippe Delerm, lui, en a rempli un petit livre, un petit livre de seulement 95 pages de douceur, de fragilité qui se déguste comme on laisse fondre un carré de chocolat sous la langue, 95 pages où 34 petits plaisirs minuscules sont suspendus à un fil.
Certains nous projettent violemment dans un autre monde, celui de notre enfance, de l’émerveillement de nos grandes découvertes. Il y a de la nostalgie parfois dans ce petit bouquin, il a le goût des souvenirs d’antan. Un style un peu vieillot certes, mais une écriture appliquée et beaucoup de poésie pour décrire ces moments de vive émotion qu’on ne goûte plus ou plus assez, juste parce qu’on ne les voit plus, noyés dans notre quotidien.

Le livre de Delerm nous rappelle que : oui, nous sommes des adultes responsables avec plein de soucis, oui, la vie c’est pas facile et le temps c’est de l’argent, et l’argent, ça pousse pas sous les sabots d’un cheval mais oui, nous sommes aussi ces gamins les yeux plein d’étoiles, la bouche pleine de bonbecs et les doigts tout poisseux, oui nous avons découvert un jour le monde avec émerveillement et notre vie à l’époque était riche de ces petits plaisirs minuscules mais si importants à nos yeux d’enfants !

Alors les petits bonheurs de Delerm, on s’y plonge, on les découvre, on les reconnait, on les retrouve, on les partage et on s’en invente de nouveaux. Mes préférés : lire sur la plage et plonger dans les kaleïdoscopes.
Mais ces petits bonheurs nous procurent-ils les mêmes émotions, qu’on soit d’ici ou d’ailleurs ?
Cette fameuse première gorgée de bière, transporte-t-elle nos amis japonais, allemands, anglais ? et les autres ?

Allez, en attendant, faites-vous du bien et soyez heureux !

My way, made in France ?!

And now, the end is near, and so I face the final curtain… la la, la la la, la la

Vous avez reconnu ?!

« My way » célébrissime chanson, admirablement interprétée par les plus grands et les plus improbables aussi, de Sinatra à Bowie en passant par Elvis, Sex Pistols, Pavarotti, Nina Hagen, Robbie Williams, Jay-Z, Julio Iglesias, Ibari Misora… et tant d’autres

Le premier prix de « la version qui déchire » revient à Nina Hagen :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=YP3Uu9Rt6Gc?rel=0]

La version jazzie de Nina Simone est vraiment chouette :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=lP2LBxqDkOA?rel=0]

Mais c’est celle de Sinatra qui arrache une petite larme et quelques frissons.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ePs6bHsQx6A?rel=0&w=640&h=480]

cloclo

Hé bien, saviez-vous que cette chanson a été écrite par un chanteur français, Claude François suite à un chagrin d’amour ? Oui, oui, ce succès planétaire est né d’une rupture sentimentale à la française.

Lola a enquêté et vous livre ici le résultat de son travail :

1964, la jeunesse française s’agite sur des rythmes yéyé, quelques tout jeunes chanteurs et chanteuses se partagent le succès ; Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Sheila, Eddy Mitchell, France Gall… (tous français malgré les pseudos 🙂

Regardez-les, ils sont tous là !

salutlescopains

Parmi eux, Claude François, star incontestée et adulée (je partage l’enthousiasme, rien de mieux que du Cloclo pour perdre des kilos sur les pistes de danse, hein les filles !? (Mes amies Véro, Dali et Sandra se souviennent de nos chorés endiablées autour de notre Nono-Cloclo). Allez, on écoute, on regarde, on n’en perd pas une miette !
Que du bonheur !

 
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=jnznpeeb4ls?rel=0&w=420&h=315]

clofranceDonc, revenons à nos moutons ; un jour Claude François croise la mignonnette France Gall, charmante adolescente à couettes avec laquelle il va vivre une belle histoire d’amour pendant 3 ans. Mais lorsque cette chipie le quitte, Cloclo est effondré et c’est au bord de sa piscine qu’il écrit « Comme d’habitude » sur une  mélodie  de J. Revaux, un de ses amis.

Paul Anka, de passage à Paris, l’entend à la télévision, tombe sous le charme, achète les droits, transforme les paroles, la rebaptise « My way » et la propose à Sinatra, The voice !

Et c’est le début du voyage pour cette chanson magnifique
(je l’aime bien en français, moi !)
La voilà, régalez-vous, c’est une belle histoire triste :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=bMoY5rNBjwk?rel=0&w=640&h=480]

Lola aime Alt

Evidemment que mon premier coup de coeur est pour Alt, cette jeune et talentueuse illustratrice parisienne…

Et c’est bien normal puisque grâce à elle « le voyage de Lola » existe et Lola a un visage et un style !

Quand j’ai eu l’idée de ce blog, je lui en ai parlé et elle m’a tout de suite encouragée, trouvant que c’était un chouette projet. Mes connaissances en informatique sont telles que la tâche me paraissait insurmontable, seule.

Elle a donc rendu cette aventure possible en créant le site et en donnant vie à Lola.

J’adore les couleurs qu’ Alt a données au « Voyage de Lola » et je suis très heureuse qu’elle soit du voyage.

Son travail est pétillant et frais (merci Lionel pour les adjectifs), ses parisiennes sont ravissantes, et Marcus son petit chien craquant !

Vous pouvez retrouver son travail sur son blog http://alisonthirion.illustrateur.org/ et suivre son actu sur facebook ; un petit ‘like » sur sa page et vous serez prévenu de ses publications : un petit bonheur à chaque nouveau dessin.

Bonne navigation…