Un début de roman dans la lumière éblouissante du soleil.Un roman qui commence comme un conte de fée et se termine en film d’épouvante. Génial !
Les garçons de l’été/Rebecca Lighieri – Editions POL 2017 – 448p
Un début de roman dans la lumière éblouissante du soleil.Un roman qui commence comme un conte de fée et se termine en film d’épouvante. Génial !
Les garçons de l’été/Rebecca Lighieri – Editions POL 2017 – 448p
Amelia a 15 ans, c’est une jeune fille intelligente, sérieuse, bien élevée, appréciée de ses professeurs, bonne camarade ; Amelia a toutes les qualités qui rendent sa maman fière et triste aussi de ne pouvoir lui consacrer plus de temps. Car Kate a élevé sa fille seule, a lutté pour faire ses études de droit, s’est battue pour son poste envié d’avocate dans un grand cabinet new-yorkais.Amelia / Kimberly Mac Creight – Editions Cherche Midi 2015 – 528p

Il n’a plus envie de survivre, il voudrait abandonner. Notre société, la haine, la violence, la vulgarité, la bestialité, la laideur, le blesse, le tue. Jusqu’à ce regard, celui d’une femme qui vient d’apprendre l’accident mortel de sa fille de 15 ans. Son enfant unique renversée par une voiture, son enfant perdue, sa fille qu’elle ne reverra plus, sans laquelle elle va devoir vivre coûte que coûte.
Cette aventure me permet de découvrir en avant-première les romans de la Prochaine Rentrée Littéraire et de voter pour mes ouvrages préférés. Alors depuis quelques semaines, j’ai mis en attente ma pal pour ne lire que les romans prescrits par Cultura. Il s’agit pour la plupart d’épreuves non corrigées, aux couvertures vierges hormis un titre, un auteur et une date de sortie prévue, je choisis donc à l’aveugle. Dans la liste de romans proposée, je dois en lire le plus possible et donner mon avis sous la forme d’une fiche de lecture à remplir consciencieusement et à envoyer dès le livre lu.
J’ai été priée de garder le secret et de ne pas communiquer sur les titres en compétition, ce qui explique que je ne partage plus mes lectures avec vous en ce moment ! C’est un exercice difficile car j’ai évidemment très envie de vous en parler et comme j’écris un billet pour chacun, je suis bien tentée de cliquer sur publier à chaque fois mais chuuuuuut, un peu de patience…
Septembre 2018 – Voici donc les livres que j’ai lu pour les Talents 2018 de Cultura – Mes billets se cachent derrière les couvertures
Marc est fou amoureux de sa superbe femme Vasilissa, rencontrée à Moscou. Elle accepte, par amour pour son breton de tout quitter pour Paris. La première rencontre avec la famille de Marc est une catastrophe entre règlements de compte familiaux et blessures physiques, mais Vasilissa garde le sourire. Les présentations avec les amis tournent, elles aussi, au cauchemar ; l’environnement de Marc n’est vraiment pas de tout repos ! Mais encore une fois l’amour triomphe, les amoureux rayonnent. Et un jour, leur bonheur est comblé par l’arrivée de deux adorables têtes blondes Clara et Mathieu, et de Khrouchtchev, un spitz japonais névrosé. Tout pourrait être parfait, et la vie s’écouler paisiblement mais Marc ne peut se satisfaire de cette routine, il veut réveiller la passion. Il décide d’écrire une longue déclaration d’amour à Vasilissa, de la faire publier, partageant ainsi avec le monde son amour pour sa merveilleuse femme. Hélas, Marc prend un peu trop au sérieux son entreprise ambitieuse qui risque de mettre en péril l’équilibre familial.
Le second roman d’Hervé Pouzoullic se lit rapidement et facilement. L’écriture est agréable, moderne, l’ensemble a du rythme et les 60 premières pages augurent un récit plein de fantaisie. Mais le héros manquerait-il d’humour, d’autodérision, d’ironie et surtout de ce petit grain de folie qui rend les foldingues attachants ? J’ai eu envie de secouer cet égocentrique, de lui faire ouvrir les yeux sur ce qu’il risquait de perdre avec ses rêves de reconnaissance médiatique, de lui expliquer que le bonheur se trouve dans les petites choses de la vie, qu’une Vasilissa, toute merveilleuse puisse-t-elle être, préfère que son breton de mari soit auprès d’elle à partager le quotidien plutôt qu’exclusivement occupé à espérer être l’auteur d’un futur best seller. J’espère retrouver -dans un troisième- le Marc du Bigorneau fait la roue, drôle, imprudent, imprévisible et terriblement sympathique.
L’homme qui voulait aimer sa femme / Hervé Pouzoullic – Editions Anne Carrière – mai 2018
A Londres, fin des années 80, sur Unity Street, une ruelle délabrée de Londres – Frank, disquaire passionné de musique et de vinyles qu’il vend exclusivement, a un don ; il sait exactement quel morceau va « soigner » chaque personne qui entre dans sa boutique. Frank est un sacré personnage, tout comme les autres commerçants de Unity Street qui refusent de se soumettre aux promoteurs immobiliers et s’accrochent à leur boutique ; Maud la tatoueuse, le père Antony un ancien curé reconverti dans la vente de bibelots sacrés, les frères Williams jumeaux et croque-morts, un boulanger polonais et l’Englands Glory le pub du coin de la rue. Cette petite communauté hétéroclite se serre les coudes, des relations d’amitiés se sont créées, ils doivent faire bloc pour ne pas se faire déloger. Parallèlement à l’histoire de leur lutte pour garder Unity Street, l’arrivée de la mystérieuse Lisa va bouleverser la vie de la ruelle. Frank, qui pensait son cœur tari, va tomber éperdument et maladroitement amoureux.
Le roman est construit en 2 parties très inégales. La première est longue, trop longue, laborieuse, l’histoire tourne en rond, les personnages n’ont pas de profondeur, les secondaires sont délaissés, même la maladresse de Kit, l’assistant de Frank, s’apparentant à de la bêtise, ne prête pas à sourire. Seuls les chapitres où Peg, la mère de Frank lui raconte l’histoire des morceaux de musique, sont sympa mais ils sont malheureusement perdus dans la masse un peu molle. Mon intérêt s’est un peu réveillé au début de la seconde, 20 ans après, où il se passe enfin quelque chose. L’écriture est agréable mais le texte n’a pas de densité, la seconde partie aurait vraiment méritée d’être développée.
Merci à Babelio et aux Editions XO
Si on dansait… / Rachel Joyce – Editions XO – mai 2018 – 374 pages
traduit de l’anglais par Rémi Bonnard – titre original The Music Shop 2017
Qui n’a pas lu le livre éponyme de Delphine de Vigan trouvera peut-être, comme The hollywood reporter, que l’adaptation de Roman Polanski est « un thriller psychologique magistral ». Magistral ?! Moi, j’ai trouvé ce film absolument inintéressant. Les personnages sont caricaturaux, sans profondeur, les acteurs jouent mal ; Emmanuelle Seigner est fade, amorphe, le regard dans le vide (une furieuse ). Eva Green, avec ses regards appuyés, ses joues creusées (envie de la secouerenvie de la claquer) est souvent proche du ridicule tant elle en rajoute. Quant au dernier du trio, Vincent Perez, il ne sert à rien (de lui botter le train).
Il n’y a aucune tension, aucune surprise. Interminable, répétitif, ennuyeux, c’est complètement raté !
Préférez le roman, vertigineux, qui réunit tous les ingrédients d’un thriller psychologique remarquable ; l’ambiance, l’ambiguïté, la mince frontière entre la fiction et la bio, la tension entre les 2 personnages, le mystère des desseins de chacun, tout y est !
En lisant le roman éponyme de Christophe Ono-dit-Bio sorti en 2014, je m’étais dit que c’était une belle histoire cinématographique. Alors évidemment, j’ai eu envie de voir l’adaptation de Mélanie Laurent (je l’aime beaucoup actrice et cinéaste) avec Gilles Lellouche et la superbe Maria Valverde, sorti en novembre 2017. Je n’ai pas été déçue, c’est un film agréable grâce au jeu des acteurs mais il m’a manqué la mer, pourtant au coeur du roman. La première partie est portée par l’actrice qui interprète Paz, que je ne connaissais pas et que je trouve magnifique. Malheureusement, elle disparaît de la seconde partie où Lellouche, resté seul, n’est pas mauvais mais un peu moins convaincant. J’ai toutefois passé un bon moment ♥
Chaque roman de Philippe Claudel que je lis est un enchantement. Cet auteur me transporte dans des voyages qui me fascinent, m’étourdissent, m’engourdissent, m’enrichissent, m’émeuvent, me remuent, m’interpellent, m’intéressent, me comblent et m’emportent, d’une écriture si fine, si précise, si intelligente, si belle que je tombe amoureuse à chaque fois, et je voudrais que l’histoire jamais ne s’arrête…
Après Les âmes grises, La petite fille de Monsieur Linh, Le rapport de Brodeck, L’enquête, Parfum, voici donc l’excellentissime L’Archipel du Chien.
Dans l’Irlande puritaine, dans les années 80, Mary 13 ans, subit les viols répétitifs de son père sous le regard fuyant, soumis, résigné de sa mère, de ses professeurs, des voisins, des amis… Tout le monde sait mais tout le monde se tait. Mary tente d’échapper à l’horreur, par le repli d’abord puis les fugues mais toujours, elle revient vers son bourreau. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte, elle demande de l’aide à sa voisine ; elle doit passer en Angleterre pour interrompre cette grossesse ignoble puisque l’Irlande, pays à forte tradition catholique interdit l’avortement. Mais Mary et Betty sont vite démasquées et sommées de rentrer immédiatement en Irlande où les attendent les virulentes associations catholiques anti-avortement.
Cette histoire est tirée d’un fait divers qui a eu lieu, en Irlande, dans les années 90, et on a pourtant l’impression qu’il s’agit d’une autre époque, lointaine et un peu arriérée. Les personnages qui entourent Mary sont odieux, les uns pour leur violence, les autres pour leur passivité, et ne laissent pas le lecteur indifférent. Et malgré toute cette horreur, une certaine douceur se dégage de l’écriture. Un roman à lire !
Tu ne tueras point / Edna O’BRIEN – Editions Sabine Wiespieser 2018 – 358p
traduit de l’anglais (Irlande) par Pierre Emmanuel Dauzat – titre original Down by the River
Première publication dans la même traduction en 1998 aux Editions Fayard