Lydia, la fille chérie de Marilyn et de James a disparu. Sa mère est persuadée qu’elle a été enlevée par un fou dangereux même après que le corps de l’adolescente est retrouvé au fond du lac et que la police conclut à un suicide. Mais qu’est-ce qui a pu conduire la si parfaite Lydia au suicide ? L’histoire se dénoue au fil des analepses, les membres de la famille Lee cachent bien des secrets et des souffrances. Tous les personnages, Marilyn, James, Nath le fils aîné, Hannah, la petite dernière et même Jack, le jeune voisin avec qui Lydia a passé l’été en cachette, ont joué un rôle dans sa tragique disparition. Les souvenirs remontent en cascade, conduisant chacun sur le chemin douloureux de l’introspection.
Un premier roman percutant, et même assez effrayant, qui décrit parfaitement comment l’amour des parents, les plus aimants, les mieux intentionnés soient-ils, peut détruire leurs enfants. On a toujours tendance à penser que c’est le manque d’amour qui abîme, mais pas seulement, comme le prouve le livre de Celeste NG. L’amour ne suffit malheureusement pas toujours. A lire, forcément !
Tout ce qu’on ne s’est jamais dit / Celeste NG – Editions Sonatine mars 2016 – 320p
traduit de l’anglais (usa) par Fabrice Pointeau – titre original : Every thing I never told you

Jalouse ? Pourquoi Nathalie Pêcheux serait-elle jalouse ? La cinquantaine rayonnante, Nathalie adore son métier de prof de lettres et ses brillants étudiants le lui rendent bien. Sa ravissante fille de 18 ans Mathilde, est follement amoureuse d’un gentil garçon et confirme ses talents de danseuse classique. Appréciée par ses collègues, entourée par Sophie sa meilleure amie, tout semble sourire à Nathalie. Mais pourtant, subitement, Nathalie change, se fâche, s’énerve, gifle sa fille chérie, ne supporte pas cette jeune et jolie collègue qui arrive avec plein de projets, sabote son premier dîner en tête à tête avec Sébastien, envoie bouler ses nouveaux voisins. Nathalie est méchante, aigrie, instable. Après sa collègue, elle s’en prend à son ex-mari et sa nouvelle femme, puis vient le tour de Sophie et de Mathilde. Nathalie dépasse les bornes et se retrouve seule et abandonnée de tous. Son beau sourire devient mauvais, son regard pétillant tranchant, et ses mots blessent. Nathalie ne comprend pas ce qui lui arrive. Son généraliste aurait-il raison ? Traverserait-elle cette période de transit qui précède la ménopause ?
Dans les années 60, à Crans Montana, une station de ski suisse très huppée, des familles bourgeoises se retrouvent chaque hiver. Les femmes font leur shopping emmitouflées dans leur somptueux manteau de fourrure, les maris comparent leurs puissantes auto, et leurs enfants se croisent sur les pistes enneigées et dans les bars de la station. Les trois sublimes Chris, Charlie et Claudia, symboles de cette jeunesse dorée, fascinent, font tourner les têtes et fondre les cœurs. Inséparables, insaisissables, mystérieuses et enjôleuses, les trois C sont au centre de l’attention des garçons qui rêvent d’elles, parlent d’elles, les surveillent, les admirent. Mais le temps passe, les adolescents sont devenus pères de famille, les 3 C sont parties vivre leur vie. Des années plus tard, ils vont se retrouver pour assister à un enterrement et replonger dans leur souvenirs de jeunesse, cette période dorée où leur vie était rêvée et leurs rêves possibles.
Deux histoires se télescopent dans ce roman de Jojo Moyes que j’ai dévoré ! Une première partie nous ramène dans le passé terrible de la première guerre mondiale, en 1916. Dans une petite ville du nord de la France, Saint-Péronne, Sophie et Hélène essaient de maintenir ouvert le Coq Rouge, la petite auberge familiale. Les 2 sœurs se soutiennent depuis que leurs époux adorés sont partis au front et qu’elles n’ont plus de nouvelles. Un nouvel officier allemand, s’installe dans la ville et tombe sous le charme du tableau accroché au Coq Rouge, Les yeux de Sophie, portrait peint par son mari Edouard. Entre le Kommandant Friedrich Hencken et Sophie, tous deux amoureux de l’art, la conversation s’engage sous l’oeil méfiant et vipérin des voisins. Bientôt, le Kommandant demande à Sophie de préparer les repas de ses troupes. Malgré son antipathie pour l’ennemi, Sophie prend plaisir à discuter et à cuisiner, et elle se risque même à subtiliser de la nourriture pour les enfants, grâce à elle, la vie de la maisonnée s’améliore. Mais c’est sans compter sur l’horreur de la guerre…
C’est le mari de Cecilia qui a un secret, et un sacré secret ! Une chose inavouable que l’imprudent John-Paul a raconté dans une lettre dont l’enveloppe avertissait « à n’ouvrir qu’après ma mort » mais que Cecilia, après maintes hésitations, soupçons, suspicions, zones d’ombre et sueurs froides, a ouverte. Un lourd secret qui va percer en 7 jours, du lundi au dimanche de Pâques. Comment les vies de Rachel la secrétaire de l’école qui ne s’est jamais remise du meurtre de sa fille, celle de Tess qui, pour oublier que son mari et sa cousine adorés sont tombés amoureux, se jette dans les bras du beau Connor Whitby que Rachel soupçonne du meurtre de sa fille vont-elles être touchées par la découverte de ce secret ? Et le couple modèle que formait Cecilia et John-Paul va-t-il résister ?
Artiste peintre, la quarantaine, divorcée, Isabelle cherche l’amour, le grand, celui avec un A majuscule. A chaque rencontre, elle y croit. Mais est-ce vraiment le bon ? Et si ce n’était pas le bon ? Peut-être que ce n’est pas le bon finalement. Mais comment savoir si c’est le bon ? Alors Isabelle, déçue, perdue, doute, pleure et sombre dans le désespoir.
Je me suis régalée ! Les acteurs sont lumineux, leur histoire est crédible, on rit, beaucoup. Un film plein d’émotions, un film qui fait du bien.
C’est l’histoire de Mattia, 10 ans. Son père était éducateur, il s’est suicidé lorsque Mattia avait 6-7 ans. Sa mère l’a ensuite confié à Zé, parce qu’émotionnellement elle ne pouvait plus s’occuper de lui. Mattia a aussi une grande sœur, Gina, qui passe son temps à fuir et un demi-frère Stefano qui ne veut surtout plus rien avoir à faire avec sa famille. Alors Mattia vit avec Zé, qui a lui aussi un passé douloureux, et Gabrielle, la petite amie de Zé, qui n’a qu’un seul désir, ne plus vivre. La cité de Mattia c’est là où est mort Saïd il y a 10 ans, une môme de 14 ans battu à mort par un flic, une bavure policière. Le flic, protégé par ses collègues a été acquitté. Et voilà qu’après 10 ans des tags avec le visage de Saïd apparaissent dans la cité.