Une histoire d’amour inoubliable ? Plutôt excessif !
A Dublin, à une époque proche de nous, Sonny, 16 ans, d’un père alcoolique et taiseux et d’une mère vieillie, ménagère pleine d’amertume et de rancœur, est le petit dernier d’une grande fratrie masculine. Pour fuir la misère de leur vie, Sonny travaille le soir après le lycée dans une boucherie où il donne un coup de main pour quelques pièces qu’il économise ou dépense en cigarettes. Un jour, il croise Vera, qui vit das une superbe maison dans un quartier chic. Bien qu’elle soit plus âgée que lui, Sonny tombe éperdument amoureux de la belle mais dépressive Vera.
Dès le début du roman, l’emploi du tu et du passé simple m’ont gênée. J’ai toujours beaucoup d’empathie avec les personnages de romans, mais là je n’ai vraiment pas réussi à m’attacher aux personnages, je me suis sentie très loin d’eux, de leur histoire, ils ne m’ont pas touchée.
J’ai même failli lâcher plusieurs fois tellement c’était ennuyeux, et puis mon engagement à parler de ce livre dans le cadre des MRL2017 m’a convaincue de continuer, ce que je ne regrette pas car l’histoire commence à s’illuminer dans la 2ième partie. J’ai donc fini ma lecture assez rapidement avec, du coup, une impression finalement plutôt positive.
Vera / Karl GEARY – Editions Payot et Rivages – Rentrée littéraire mai 2017 – 254p
traduit de l’anglais (Irlande) par Céline Leroy – Titre original : Montpelier Parade


Ce premier roman est une belle réussite ! 5 personnages qui ne se connaissent pas, ou juste de vue puisqu’ils vivent tous à Salisbury, une ville au sud de l’Angleterre. Chacun leur tour, ils parlent d’eux, de leur vie, de leurs difficultés.
Encore une couverture attirante et un résumé qui donne envie de commencer à lire immédiatement. Ce que j’ai fait dès que je l’ai reçu ! Et une fois la première page lue, impossible de m’arrêter. Chaque soir, je devais me raisonner pour interrompre ma lecture, j’étais comme les gosses, je me disais « Allez, je finis la ligne, puis le paragraphe, puis la page, le chapitre ? Allez encore un petit chapitre, juste un… » Et je tournais les pages, et les heures fuyaient, je lisais avec urgence, avec appétit, avec gourmandise. J’avais envie de, vite vite vite, retrouver les personnages, savoir ce qui va se passer, comment ça va se passer…
Abandonnée avec ses 3 enfants par son mari qui a fui avec « la dame de Biarritz », Reine, au chômage, survit dans un pavillon où le jardin a des allures de décharge. A l’aube d’une nuit blanche où elle s’est cru prête à abandonner, Reine décide de ranger le jardin pour ses enfants chéris, sous l’amas de ferraille et de poubelle, elle découvre une mobylette bleue. Et lorsque l’engin démarre, Reine sait qu’elle est sauvée. Cette mobylette va lui permettre de prendre ce travail de thanatopractrice et de garder ses enfants que leur père et sa nouvelle femme aimeraient bien récupérer. Après un poste qui la comble, Reine rencontre l’Amour sur une aire d’autoroute. Mais Reine fait partie de ces gens que le malheur retrouve toujours.
Ce roman avait tout pour me plaire ; une magnifique couverture et un thème, celui de l’absence, qui me passionne. Et il a tenu ses promesses ♥
A la suite du départ de son père, Louise, 16 ans, se retrouve à devoir gérer la maladie de sa mère, son petit frère de 8 ans, le quotidien en parallèle avec sa vie d’ado, ses amitiés et ses amours.


