Lola lit Le Fils

Le thème de ce livre est tragique, la mort d’un enfant, chagrin insurmontable, deuil impossible, le pire drame d’une vie de parent. Comment réussir à vivre après  »ça » ?

Je ne suis pas fan des livres témoignages en général, pas par manque de compassion mais ces lectures ne m’apportent rien d’autre qu’un profond malaise + une période d’insomnie + une grande tristesse. Donc parfaitement inutile ! C’est vraiment le genre de sujet que je fuis.

le-filsSauf que dans ‘Le Fils’ de Rostain, le narrateur, ce n’est pas le parent abattu de douleur qui crie, qui pleure, qui ne comprend pas, qui se demande pourquoi, qui se bat ou au contraire baisse les bras et avec lequel on souffre, impuissants.

Ici celui qui raconte c’est Lion, le fils perdu, emporté à 21 ans par une méningite foudroyante. C’est lui qui raconte les circonstances, la douleur, le chagrin, les questions, les regrets, la culpabilité, le combat pour ne pas sombrer.

Il observe son père, commente ses faits et gestes, ses émotions sans pathos, avec clairvoyance, ironie, un peu de cruauté parfois mais il y met tellement d’amour, de tendresse et d’humour. Parce qu’il est taquin Lion, il se moque gentiment de son père qui s’accroche ; comme pour la couette qu’il doit apporter à la teinturerie, (c’est un déchirement, on comprend, elle porte l’odeur de Lion), dans laquelle il enfouit encore son nez pour sentir son fils une dernière fois. Et aussi, quand ses parents voient en l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll (vous vous souvenez en 2010), un signe de leur fils puisque c’est à ses pieds qu’ils ont dispersé les cendres de Lion.

L’abominable est raconté par un jeune homme de 21 ans alors le ton est spontané, détaché, le style actuel, moderne et plein de vie, d’énergie ; Rostain évite ainsi tous les écueils. En imaginant ce qu’aurait pensé son fils, il nous livre un témoignage poignant mais jamais larmoyant, où règne l’optimisme.

Le message est clair  »la mort fait partie de la vie »,  »la vie continue », c’est terrifiant mais c’est ainsi…

Alors évidemment il a attendu 7 ans avant de nous livrer cet écrit et on imagine que ce délai était nécessaire, que le temps qui est passé a apaisé pour finalement permettre de faire de ce récit du deuil de son fils unique, un hymne à la vie.


Michel_Rostain_-_102

Michel Rostain né en 1942 est metteur en scène d’opéra. Il a fondé une compagnie de théâtre lyrique et musical en 1978. Son premier roman  »Le Fils » a reçu le prix Goncourt du premier roman en 2011. Il nous parle de son livre dans cette interview :     http://www.oheditions.com/spip.php?page=interview&id_article=155

Lola enquête sur le bonheur

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=DEFQ4PCvFBc]

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? se demandait Ray Ventura en 1938. Et à cette période, je comprends qu’on ait pu poser la question. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?! Le beurre ?, l’argent du beurre ?, et le sourire de la crémière ?! Soyons raisonnables. Le bonheur n’est pas dans l’avoir, mais dans l’être.

 « Le bonheur est une disposition de l’esprit » disait Louise de Vilmorin.

Parce que malgré toutes les améliorations de nos conditions de vie, les découvertes incroyables en médecine, les inventions toutes plus merveilleuses les unes que les autres (machines à laver en tout genre, produits super nettoyants même plus besoin de frotter, et même le partage des tâches lol…) qui nous simplifient la vie et nous laissent plus de temps pour le plaisir, on ne respire pas FRANCHEMENT le bonheur. Quand on demande à un étranger ce qu’il pense des français, il ne répond pas ‘’Les français sont heureux’’, mais plutôt ‘’les français sont arrogants, chauvins, râleurs…’’ aucune trace de bonheur là-dedans ! Bon on n’est pas les seuls, mais est-ce que ça console ?

Alors il est où le problème ?!

Pourtant, pour être heureux, il suffirait de suivre ces quelques conseils :

1- S’aimer. Exemple, moi le matin quand je me vois dans la glace, je me dis ‘’Pute borgne, c’est moi ça ?! Pas possible, je fais 20 ans de plus que mon âge !! Mais c’est quoi cette tête ? Et ces cheveux !!! Ma vie est foutue, je suis moche, nulle et grasse’’ STOP, ERREUR ! Ce type de comportement de me rendra jamais heureuse. Je dois dire ‘’Hum, tout va  bien, ce matin, je ne suis pas mal pour mon âge, bon je n’ai plus le corps ferme d’une adolescente mais plus d’acné non plus. Ooooooh mes cheveux sont pleins de filets d’argent que la lumière illumine. Mes hanches sont rondes c’est vrai, mais mes cuisses et mon ventre aussi, alors mon corps est harmonieux 😉
Et voilà le travail ! Il faut faire la paix avec soi-même, accepter ses défauts et ses faiblesses.

2- Bah oui, comment aimer les autres si on ne s’aime pas soi-même ? Parce qu’aimer les autres, c’est la deuxième condition au bonheur. Vous en connaissez beaucoup des égoïstes heureux, vous ? (Moi oui, des tonnes même, d’ailleurs j’avais fini par penser que justement pour être heureux il fallait être égoïste)

Faites plaisir à votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins. Soyez aimables, souriants et n’hésitez pas à rendre des petits services, inquiétez-vous de la santé de votre vieille tante, de la mémé du cinquième, de vos petits cousins.

3- Et puis acceptez les autres tels qu’ils sont, même s’ils ne sont pas exactement comme vous aimeriez qu’ils soient. Eux aussi ont des problèmes, un peu d’empathie tout de même… avec la mémé du cinquième qui sent le pipi, vos petits cousins qui tyrannisent votre chaton, votre mère qui vous appelle tous les dimanches matin à 7 heures (Ah tu dors encore ?!), votre frère qui vous tape encore 200 euros, votre boss qui programme une réunion hy-per importante vendredi à 18h, votre collègue qui est encore malade à 48h du bilan financier… Vous avez envie de dire ‘YEN A MARRE’, de faire un sac et de fuir sur une île déserte ?! ERREUR !! On n’est pas heureux quand on est seul !! Le bonheur se partage et il est contagieux.

4- Pensez positif. Reconnaissez plutôt que vous en avez de la chance d’avoir un logement, un animal de compagnie, encore vos parents, une fratrie et un boulot !! C’est dingue ça, cessez vos crises d’insatisfactions et arrêtez de penser que l’herbe du jardin de votre voisin est plus verte que la vôtre. Il pense la même chose de votre gazon !

5- Et puis, franchement, surveiller la couleur de la pelouse de votre voisin, c’est sain comme occupation ? Bin non, sortez, amusez-vous, allez à la rencontre des autres, cultivez les amitiés, ne ratez aucune occasion de passer un bon moment.

6- Retrouvez la joie des petits plaisirs, un rayon de soleil, un verre à la terrasse d’un café avec un ami, une promenade avec Chéri(e) et le chien, un bon morceau de musique, une bonne crise de rire au boulot, un bon gâteau au chocolat et hop on se dit que finalement, il y a bien plus malheureux que nous, n’est-ce pas ?!

D’autres conseils, j’aurais pu vous en trouver à la pelle. Faire du sport (oui, il parait que ça rend heureux, une histoire d’hormone), prendre un animal de compagnie (ça fait du bien de s’occuper des autres cf plus haut), se mobiliser autour de projets personnels (progresser c’est bon pour le moral), apprendre à gérer nos émotions (colère, jalousie entraînent des souffrances psychiques)…
Mais finalement, le bonheur, c’est tout simple.
Une étude de TNS-Sofres a montré que les trois principales clés du bonheur des Français dans la décennie 2000 étaient dans l’ordre : la famille (52 %), les enfants (48 %) et la bonne santé (47 %). L’amour, les amis et les loisirs arrivent ensuite, la vie professionnelle comme moteur du bonheur n’intervenant qu’en 7e position. Ces données montrent que les indicateurs du bonheur sont avant tout centrés sur la partie la plus personnelle de l’espace privé : la famille et la santé.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=2AFsgQ_1yhg]

Mais avant de se demander ce qu’il faut faire pour être heureux, il conviendrait de s’entendre sur ce que signifie ‘’être heureux’’.

Mais ça, ce sera le sujet d’un prochain billet.

Lola prépare l’activité maillot sur la plage

En allant faire mes courses l’autre jour, je suis tombée sur :

60 millions de consommateurs TRAQUER LA CELLULITE
 Notre essai : les crèmes amincissantes qui marchent

Alors évidemment, j’ai acheté le magazine. Bin oui, ça m’intéresse, et puis l’été est enfin là, ça donne envie de plage et de sable fin, qui dit ‘plage’ dit ‘maillot de bain’, qui dit ‘maillot de bain’ dit ‘belles gambettes’, et qui dit ‘belles gambettes’ dit  »à mort la cellulite et les capitons » !! On est tous d’accord ?! Alors je vous livre ici en 3 mots le résultat de ma lecture, et le grand gagnant est :

GARNIER (l’oréal) Bodytonic, gel concentré amincissant
devant Vichy, Dior, Somatoline, Linéance…
avec une note de 14.5/20

« Ce produit Garnier met tout le monde d’accord sur son pouvoir amincissant, ainsi que sur ses qualités cosmétiques. Pas étonnant qu’il finisse premier de l’essai. Et avec un prix à l’achat de 12euros les 125ml, la dépense reste très raisonnable. »
Les + selon le magazine : « ce produit se distingue par ses performances, les meilleures de l’essai en mesure centimétrique, particulièrement pour réduire la circonférence sur le bas de la cuisse. Il arrive également en tête du palmarès de nos experts. Outre son efficacité amincissante générale, les volontaires ont apprécié ses propriétés hydratantes et l’atténuation de l’effet peau d’orange au repos. »

La Kibio de Clarins n’est pas mal non plus, elle arrive en deuxième position avec une note de 14/20 mais un prix de 23euros.

En 2009, le magazine avait déjà testé 9 crèmes amincissantes dont deux sont toujours en vente, Nivéa My silhouette! Body-slim complex qui avait obtenu une bonne note 14.5/20 grâce à « ses résultats très significatifs en perte centimétrique » et Somatoline Cosmetic Total body qui avait montré des résultats perfomants « sur la perte centimétrique, en particulier sur le haut de la cuisse, cette référence s’était également illustrée par la fermeté conférée à la peau ».

Heureuses, non ?! Pourquoi ?! Bah parce que le travail est mâché là, yapluka se tartiner ! Et surtout on n’oublie pas QUE, en plus de l’application de la crème par des massages vigoureux drainants (pas des caresses), on ne s’empiffre plus de macarons, ni de Häagen-Dazs et on fait quelques exercices le matin devant son miroir, battements de jambes, pédalo, fentes, flexions adossées… Et ça va marcher ! Si si, j’ai déjà essayé !

Allez courage les filles, et cet été sur les plages, il n’ y aura que des sirènes !

(Et que je n’entende pas de gloussements masculins : il existe des crèmes exprès pour vos bidons, messsieurs, et si ça a été inventé c’est qu’il y a de sérieux besoins, et toc ! )

Lola lit Royal romance

Mouais…

J’adore Rufin, un autre académicien alors je me suis dit « pourquoi pas », surtout que j’avais écouté l’émission d’Isabelle Giordano sur France Inter où Weyergans (fauteuil 32) était invité, et j’avais apprécié ses interventions alors je me suis dit « pourquoi pas ». Et j’ai acheté le livre  »Royal romance » de François Weyergans. Mais j’aurais dû me contenter de l’emprunter à la bibliothèque. Mais voilà, je pensais vraiment être séduite.

royal-romance,M71385Alors c’est l’histoire d’un vieil écrivain en manque d’inspiration (autobiographique ?!) qui voyage pour le compte d’un imprimeur scandinave. Il collectionne les maîtresses, délaisse sa femme et ses deux filles. Bref, rien de passionnant. Et puis lors d’un de ses nombreux déplacements, il rencontre une jeune québécoise, Justine, comédienne sans rôles, folle de lui, qui pourrait être sa petite fille. Leur liaison débute à l’hôtel puis quand Daniel Flamm commence à s’ennuyer et rentre à Paris, cette relation survit par correspondance, grâce aux lettres, aux appels téléphoniques et aux k7 de Justine . Entre temps, lui fait, bien sûr, d’autres conquêtes dont une, Florence dont il est à son tour amoureux (ah bon ? On n’y croit pas vraiment). Mais elle n’est pas prête à quitter mari et enfants. Par contre, Justine, malgré la distance, continue à lui répéter qu’elle l’aime, qu’elle est malheureuse, elle finit par avouer un cancer mais même là, l’ingrat ne parvient pas à faire preuve d’un peu de sollicitude.

C’est d’un ennui accablant. Les personnages sont insipides, l’auteur multiplie les digressions sans intérêt, on a la vilaine impression qu’il comble les manques de son inspiration. Quelle déception !

Par contre, c’est indiscutablement bien écrit, lire Weyergans est un vrai plaisir. Son écriture est recherchée, son style absolument pas pompeux, ni lourd, l’ensemble est extrêmement fluide. A un journaliste qui lui demandait s’il avait, comme son héros, des problèmes d’inspiration, il a répondu : « L’inspiration, il n’y a pas de problème. On a toujours beaucoup d’idées. Le problème, c’est que c’est compliqué de manipuler la prose française. C’est une prose qui demande à être très simple, et c’est difficile. Il y a toutes sortes de sonorités qu’il faut éviter pour avoir des phrases qui soient fluides. Cela demande beaucoup de travail.» Bravo François, en ce qui concerne la prose (et uniquement la prose), c’est réussi !

C’est donc pour cette unique raison que j’ai choisi de vous parler de Royal romance qui n’a de royal que le titre (c’est le nom du cocktail préféré de Justine). Je l’ai lu jusqu’au bout pourtant et même sans avoir l’impression de perdre mon temps, mais l’histoire m’a vraiment ennuyée.

François Weyergans a reçu le Prix Goncourt en 2005 pour son roman Trois jours chez ma mère. Celui-là, je vais l’emprunter à la bibliothèque.

En attendant, admirez les bâtiments de l’Institut de France où siège l’Académie Française.

academiefrançaise

Lola enquête sur Bison Futé

Lundi matin, retour au boulot, après un long week-end. Vous êtes partis un peu ? Moi non, mais il y en a forcément qui ont pris la route puisque Bison Futé nous a répété tout le week-end que c’était rouge sur les routes !

Bison Futé !! Tout le monde le connait, tout le monde en parle mais il vient d’où celui-là ? Pourquoi un bison pour nous indiquer le trafic routier ? Pourquoi futé ? Qui a choisi cet animal ? Quand ? Vous aussi vous vous posez toutes ces questions chaque fois que vous prenez la route des vacances ?

Allez, détendez-vous, Lola va enquêter et vous servir les infos sur un plateau 😉

L’histoire commence le premier samedi du mois d’août 1975, la RN10 qui relie Paris à la frontière espagnole est saturée sur un quart de sa longueur, 60 000 voitures immobilisées = 600km de bouchon cumulés. Le gouvernement décide alors de mettre en place un dispositif afin qu’une telle pagaille ne se reproduise plus. Un groupe composé d’une dizaine de personnes est donc formé dans l’unique but d’informer et de conseiller les automobilistes pour fluidifier et faciliter la circulation routière lors des départs en vacances.

Le Centre National d’Information Routière se situe tout près de Paris. Des gendarmes analysent en direct les conditions de circulation sur toutes les routes de France. Il reste à trouver une mascotte : le dauphin ? vif et intelligent. Ou une girafe, censée dominer la situation du haut de son grand cou. Pourquoi pas un lapin, une tortue ou un oiseau à grosses lunettes…

Finalement, c’est le petit Indien imaginé par Daniel Robert (publicitaire français à qui l’on doit ‘’Un verre ça va, trois verres… bonjour les dégâts! », « Tu t’es vu quand t’as bu? ») qui est choisi. Les Indiens d’Amérique sont réputés pour être débrouillards, ils connaissent parfaitement leur territoire et peuvent se repérer sans problème. Il faut lui trouver un nom, ce sera comme le veut leur tradition un nom d’animal associé à un adjectif qualificatif. Le bison est fort, courageux et il est intelligent. Trouvé ! Ce sera Bison Futé.

L’été 1976, avec 30 % d’encombrements de moins que l’année précédente, l’opération est un succès, elle est donc pérennisée.

Il faut dire qu’ils avaient mis le paquet : 600 000 cartes de France qui précisaient les zones de bouchons, les 3 500 kilomètres d’itinéraires bis et les 18 aires d’accueil aménagées sur les axes les plus chargés à hauteur des difficultés prévisibles. Les médias relayaient les conseils, 64 quotidiens nationaux et régionaux ont publié les heures de départ à éviter en fonction des régions.

Aujourd’hui encore, Bison Futé nous prévient des conditions de circulation avant chaque grand déplacement grâce à une couleur :                                                       vert : circulation normale sauf en agglomération aux heures de pointe                  orange : trafic dense, conditions de circulation globalement ou localement difficiles rouge : trafic très dense, conditions de circulation très difficiles                                  noir : trafic extrêmement dense, conditions de circulation exceptionnellement difficiles sur l’ensemble du réseau.

Mais comment ça fonctionne concrètement ? «Pour nous guider sur les routes de France, le grand manitou de la prévision routière utilise un système de calculs complexe. La justesse de ses prévisions repose sur l’expertise et les statistiques du CNIR (le Centre National d’Information Routière).
Ce centre basé à Rosny-sous-Bois est épaulé par 7 centres régionaux d’information et de coordination routières (CRICR) implantés à Bordeaux, Créteil, Lille, Lyon, Marseille, Metz et Rennes. Le CNIR étudie les chiffres et les observations des dix dernières années. Grâce à ses 200 stations de comptage (des boucles métalliques incrustées dans la chaussée), il recense en direct le nombre de véhicules qui circulent. En Ile-de-France, le réseau autoroutier est équipé de capteurs pour signaler les ralentissements. Partout ailleurs, le CNIR s’en remet à des observateurs tels que les gendarmes et les patrouilleurs autoroutiers» (gralon.net)
Et comme il est futé le Bison, il analyse aussi les évolutions de la société et leur impact sur le comportement des automobilistes. Par exemple, l’entrée en vigueur des 35 heures en 1999 a entraîné une augmentation du nombre de départs en week-end.

Aujourd’hui, on sait avant de prendre la route tout ce qui peut influencer notre voyage : bouchons, déviations, manifestations, accidents, conditions météorologiques …

Bah pourtant, 51,5% des automobilistes écoutent le petit Indien avant chaque départ, et seulement 16 % suivent ses conseils !

Mais qu’est-ce qu’il a changé le petit Indien en trente ans, le voilà aujourd’hui :

Moi, je le préférais avant :

Lola enquête sur les couleurs #2

Les couleurs, deuxième partie, trop de trucs à dire ! 😉 On va parler déco.

Et en ce qui concerne la décoration de votre intérieur, le Feng Shui est catégorique :  »La lumière engendre la vie… la vie se manifeste dans le mouvement des couleurs. Lorsque ces couleurs s’harmonisent avec la vie, l’énergie vitale se manifeste dans toute sa force et sa présence ». Alors attention aux faux pas ! Quelques conseils :

On commence par le blanc (oui je sais « le blanc n’est pas une couleur, c’est une valeur, gnagnagna») mais pour décorer sa maison, le blanc est indispensable, c’est la base, on ne veut pas vivre chez les Barbapapas non plus ;-)

Le blanc, il réfléchit la lumière, et donc agrandit l’espace, associé à une couleur, il la rend plus puissante par opposition. Ami de la propreté, la pureté, la simplicité, il a également un côté froid, stérile (hôpital).

Dans le salon, le bureau, la cuisine, du jaune, couleur de l’optimisme, de la bonne humeur, un stimulant, considéré comme la meilleure couleur pour l’activité intellectuelle. Pareil pour l’orange, qui met du punch dans votre déco.

Mais attention au rouge, couleur du courage, de la passion, de la sexualité, de l’amour et du danger, il accélère le rythme cardiaque, stimule l’activité et incite à l’action. Trop intense, il peut être pénible à supporter et fatiguer.

Parfait dans une chambre, le bleu est la couleur du calme, de la stabilité, le bleu apaise, décontracte et aide à lutter contre les insomnies, la nervosité et les tensions. Le turquoise, couleur paisible et rafraîchissante, calme les nerfs. La nature, la bonté, c’est le vert. Cette couleur repose l’œil, invite à l’équilibre et à l’harmonie. Le vert réconforte et allège le stress. Quant au violet, il met le corps au repos et invite à la méditation.

Les décorateurs conseillent la couleur par touche, un mur, du mobilier, des accessoires…

Après vous faites comme vous voulez : salon orange, bureau jaune, cuisine rouge, une chambre bleue, une autre verte, la salle de bains violette… C’est bien ce que je disais :

Et vous, quelle est votre couleur préférée ? Le bleu, comme la majorité des français.

Pourquoi tout le monde aime le bleu ? Les historiens et les sociologues ont tenté de répondre à cette question, en vain. Ce qui est sûr, c’est que c’est la couleur choisie par les grands organismes chargés de promouvoir la paix et l’entente entre les peuples (Unesco, Onu, Unicef).

C’est vrai que le bleu fait rêver, je vous abandonne donc sur cette plage paradisiaque ! Petits veinards ;-)

Lola enquête sur les couleurs

Ma couleur préférée ?! J’aime le bleu, oh et puis le rouge… j’aime bien le vert et le rose aussi. Le orange et le jaune ? Sympa. En fait, je les aime toutes mais pour des utilisations différentes : je ne m’habille ni en rose, ni en jaune , je ne mets pas de fard bleu sur les paupières, ni d’orange sur les lèvres, j’ai peint mes meubles de salon en vert c’est vrai. J’aime la couleur dans la déco. Même si chez moi, les murs sont blancs.

Mais j’aime la couleur, c’est sûr !!

Surtout qu’on sait bien qu’elles ont un rôle important dans notre vie, qu’elles exercent une influence sur notre humeur, notre comportement. Certaines procurent bien-être, énergie, calme, d’autres sont excitantes, déprimantes, fatigantes. Les couleurs ont un langage profond et puissant auquel nous sommes sensibles. Mais ce langage n’est pas universel. Le symbolisme des couleurs peut être très différent selon le pays, la culture, parfois même à l’opposé ; le deuil, par exemple, se porte noir en France alors qu’en Chine et en Inde, c’est le blanc. Idem pour le mariage, rouge en Chine, blanc en France (c’est vrai qu’aujourd’hui, on peut se marier en rouge, en vert, en rose, ça ne choque plus personne mais quand même, dans les vitrines les robes de mariées sont le plus souvent blanches (symbole de virginité lol).

L’importance des couleurs, ce qu’elles sont capables de nous inspirer, de nous faire ressentir, le comportement qu’elles peuvent induire est loin d’être négligeable, c’est d’ailleurs pour ça que de nombreux domaines s’y intéressent (sociologie, psychologie, médecine, stylisme, décoration, histoire… ) et que magasins, publicités, décorateurs, artistes les choisissent avec minutie. Il parait même que si nos Bleus avaient porté des maillots rouges en Afrique du Sud, ils n’auraient pas été aussi mauvais. 😉

«Il existe de bonnes preuves expérimentales que les stimuli rouges sont perçus comme dominants, et qu’ils causent des effets négatifs sur la performance de ceux qui les voient», confirme l’anthropologue Robert Barton, de l’université Durhamau Royaume-Uni. Les publicitaires ont, quant à eux, connus quelques ratés comme le flop du ketchup bleu en 2003 ou la Lancia Ypsilon rose bonbon pas vendue car cette couleur donnait une impression de manque de sérieux (hé oui, le rose c’est bon pour la twingo ou la fiat 500).

Les couleurs font vendre, la publicité doit tenir compte de leur lisibilité (certains contrastes sont plus visibles que d’autres comme le noir sur le jaune), de leur vitesse de perception (le rouge est la couleur la plus rapidement perçue, puis vient le vert), de leur capacité à modifier la perception des formes (le blanc et les couleurs claires agrandissant les volumes) et enfin de leur symbolique. En publicité, le noir, chic, est associé au High Tech, aux voitures haut de gamme… Le blanc, la légèreté, est souvent lié à la santé et la petite enfance. Le vert, c’est la nature, les produits bio. Le rouge, symbole de puissance, est associé au soda et aux voitures de sports… Et enfin le jaune, couleur de la gaité, à l’alimentation, aux gâteaux et aux céréales.

Les couleurs font partie de nos vies depuis toujours, pour preuve les nombreuses expressions :

voir la vie en rose, broyer du noir, avoir la main verte, voir des éléphants roses, un cordon bleu, rire jaune, faire grise mine, vert de jalousie, une peur bleue, passer une nuit blanche, se mettre au vert, voir rouge, donner carte blanche, en voir des vertes et des pas mûres, se saigner à blanc…

bref en voir de toutes les couleurs

Lola aime Au secours une bestiole !

Au secours une bestiole !. Manuel antistress faceRhaaa, ces petites bêtes qui nous enquiquinent !

Dès que le soleil pointe son nez, on sort les nappes de pique-nique, les salons de jardin, les parasols… Saucisses-merguez, brochettes poulet-ananas ? Quel bonheur ! Mais à peine installés, nous voilà harcelés par des bêbêtes volantes, bruyantes, piquantes, sans parler des rampantes qui viennent s’échouer dans notre assiette ou notre verre.

Autour de la table, le chaos règne, les hystériques jettent tout ce qu’ils (en fait elles) ont dans les mains en hurlant, font tomber leur chaise en quittant la table et refusent de se rasseoir même quand la bêbête est partie. Certain(e)s phobiques pétrifié(e)s n’osant pas hurler, ferment les yeux et attendent en priant que le calme revienne. Souvent, les messieurs ricanent en balançant des dictons débiles genre  »les petites bêtes ne mangent pas les grosses » (merci pour les grosses !). Il m’énerve celui qui a LE truc pour faire fuir l’importun : taper dans les mains, tirer la langue… Et puis il y en a toujours un qui sort sa science  »non mais t’inquiète, celle-là est inoffensive, elle ne pique pas, ce sont les femelles marrons avec des rayures qui piquent et encore seulement quand elles  sont en période de reproduction blablabla » .

Elles sont petites mais nous empoisonnent la vie.

Pour que vos prochains repas en terrasse ne soient plus gâchés, il faut inviter François Lasserre,  le spécialiste des bestioles. Ou plus simple, se procurer son guide ‘’Au secours une bestiole !’’ pour 12,5€

 »Son petit manuel antistress face aux bêtes qui nous embêtent » tente de nous réconcilier avec tout ce que notre pays compte d’araignées, mouches, moustiques, cafards, tiques, souris, serpents, crapauds…

Comment ? Tout simplement en nous parlant d’eux, de leurs habitudes, de leur mode de vie, en répondant à la question qui nous taraude ‘’Mais pourquoi cette sale bête me tourne autour ?!’’ Il nous donne aussi des conseils de pro (malheureusement pas de PNL dans cette partie conseils mais des trucs genre : posez un verre sur l’ENORME araignée NOIRE et POILUE qui COURT sur le carrelage BLANC de la sdb et à l’aide d’une feuille que vous glissez sous le verre, retenez-la et mettez-la dehors. Bah voyons ! Moi j’avoue : c’est l’aspirateur illico, une pratique que condamne notre défenseur des bestioles. Lui, il est plutôt adepte des méthodes naturelles : s’éloigner des nids de guêpes (??), poser des moustiquaires, supprimer toute source de nectar dans le jardin (sic), construire des pièges avec des boîtes de conserve… Et il nous conseille de les observer, avec une loupe c’est encore mieux, beurk !!

 »Son petit manuel antistress face aux bêtes qui nous embêtent » tord le cou aux idées reçues aussi, exemples :

♦ Les frelons sont dangereux. Non, nous (r)assure François Lasserre, ‘’les frelons sont timides et craintifs et leur piqûre est moins dangereuse que celle de l’abeille domestique’’ Ah bon ?!

♦ Les bourdons ne piquent pas. Faux. Les femelles bourdon ont un dard et piquent. Et toc !

♦ Les moustiques sont attirés par la lumière. Non non non, c’est notre chaleur et nos odeurs qui les aguichent..

♦ Les tiques attendent que nous passions et hop, se laissent tomber des arbres. Raté, elles nous attendent cachées dans l’herbe.

Un chouette petit guide, où on apprend plein de trucs intéressants, du coup au prochain déjeuner sur l’herbe, au lieu de hurler, on pourra à notre tour ramener notre science 😉

A lire donc avant les beaux jours…

Lola lit Et puis, Paulette…♥

Solidarvioc.com, vous connaissez ?!  Guy a pensé « que ce serait intéressant de faire connaître à d’autres leur expérience». Hortense était emballée, elle voulait surfer sur le «oueb». Internet, c’est l’idée de Kim, le petit dernier arrivé à la ferme, enfin pas vraiment, plutôt l’avant-dernier, mais de la dernière, je ne dirai rien.

pauletteTout a commencé quand Ferdinand a vu la toiture de sa voisine Marcelline s’envoler avec le vent. Une idée a germé, bon, ce sont les petits Lulus qui en ont parlé les premiers et finalement Ferdinand après y avoir longuement réfléchi, a trouvé que c’était une excellente idée. Alors il l’a proposée à Marceline et elle a accepté. Et elle a emménagé dès le lendemain à la ferme en attendant que son toit soit réparé.

Bin oui, elle est bien grande et toute vide la ferme de Ferdinand maintenant que son fils Roland a déménagé avec sa femme Mireille et les enfants Ludovic et Lucien (8 et 6 ans). Sa Henriette est morte il y a 6 ans, mais avec Henriette, ce n’était pas le grand amour, alors… Pas comme Guy et Gaby, eux, c’est l’amour avec un grand A. Du coup, depuis que Gaby a été emportée par une mauvaise grippe, Guy fou de désespoir, se laisse aller, ne se lave plus, ne mange plus et reste assis pendant des heures à attendre que le temps passe. Les petits Lulus en sont tout effrayés. Ferdinand est inquiet, il en discute avec Marceline, ils ont la même idée. Ferdinand y réfléchit toute une nuit, et propose à Guy de venir s’installer à la ferme, il accepte et emménage immédiatement. Et bientôt Simone et Hortense, les soeurs lumière, terrorisées par leur neveu pressé de récupérer son héritage, les rejoignent. Mais Hortense est malade, elle a besoin de soins et elle n’est pas commode. C’est donc Muriel, jeune élève infirmière qui s’en chargera contre le logis, le couvert et la blanchisserie. La ferme est bien remplie à présent, et il faut nourrir tout ce petit monde, le potager de Marceline n’y suffit plus, il faut l’agrandir, il faut de l’aide. Alors Ferdinand et Guy font la sortie du lycée agricole et recrute Kim, un jeune garçon sympathique, travailleur et adepte du bio. Il adore l’idée de travailler dans cette grande ferme, surtout qu’il cherche un logement. Et puis, partager l’aile de Muriel, finalement, c’est cool, ils s’entendent si bien tous les deux, d’ailleurs la vie est très agréable ici et les autres habitants, bien que plus tout jeunes sont sympa.

La vie à la ferme, ponctuée par la fraîcheur des petits Lulus et les aventures pleines de fantaisie de Cornélius, Berthe, Mo-je, Chamalonette, s’organise, chacun participe, et tout tourne rond.

Cette colocation intergénérationnelle, on en rêve, l’entraide, la solidarité, le respect, l’écoute, le partage, la transmission des savoirs, de l’expérience, en plus c’est une chouette alternative à la maison de retraite et aux chambres de bonnes de 9m2.

Ce roman est incroyable, dès qu’on entre dans l’histoire de Ferdinand et de ses coloc, on ne peut plus s’arrêter. On s’attache à ses personnages tous blessés par la vie mais qui nous donnent une belle leçon d’optimisme !

Pourtant, je suis passée devant ce livre à la couverture violette plusieurs fois, je l’ai pris, je l’ai ouvert, je l’ai retourné, j’ai lu le résumé sur la quatrième de couverture et puis Barbara Constantine (?!)… mais à chaque fois, je l’ai reposé et j’en ai acheté un autre. Franchement une communauté du troisième âge, je n’étais pas trop intéressée par le sujet et je ne voyais pas comment les clichés et les larmoiements seraient évités.

Je me suis trompée et je m’en suis rendue compte dès les premières phrases. Ce livre, je l’ai lu comme on mange un paquet de biscuit, avec gourmandise 😉

Et puis, Paulette… doit absolument figurer dans la liste des livres à lire.

Allez, je vous invite à faire une petite balade à bicyclette avec la Paulette de Montand…

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Ps : Barbara Constantine a plusieurs cordes à son arc. Scripte, elle a collaboré notamment au film ‘Les Poupées russes‘ de Cédric Klapisch. ‘Et puis, Paulette…’ est son quatrième roman après ‘Allumer le chat’, ‘A Mélie, sans mélo’ et ‘Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom‘.

Lola regarde Le premier jour du reste de ta vie ♥♥♥

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Dans la famille Duval je voudrais, de gauche à droite : Albert le fils aîné – la mère – le père – Fleur, la benjamine – Raphaël, le fils cadet (Pio Marmaï – Zabou Breitmann – J. Gamblin – D. François – M-A Grondin)

Une chouette famille, n’est-ce pas ? Qui ressemble à la mienne, et peut-être à la vôtre. Ils sont beaux, ils ont l’air heureux et unis, oui mais… Une famille, c’est un gros sac dans lequel on trouve pêle-mêle : fous-rires, pleurs, complicité, incompréhensions, disputes, joies, peines, déceptions, réconciliations, culpabilité…

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Comment trouver sa place dans ce groupe et comment exister en dehors ? Pas facile, les liens du sang compliquent tout. La famille Duval n’échappe pas à ces tourments. Les enfants grandissent, les parents vieillissent… Donc, histoire de base, pas d’évènements particuliers, pas d’aliens, pas de terroristes, pas d’enfant caché… Juste l’histoire d’une famille. Mais c’est bien !! D’abord, les acteurs sont convaincants (et convaincus, ça se sent, ils ont aimé tourner le film), le scénario est crédible, (quelques clichés mais on pardonne). Ensuite, on partage douze années de leur vie à travers cinq journées seulement :

le jour le plus marquant dans la vie de chaque membre de la famille

le jour après lequel la vie commence enfin

le premier jour du reste de ta vie

Le film commence le mercredi 24 août 1988 et c’est Albert qui ouvre le bal. L’aîné des enfants, étudiant en médecine, quitte la maison familiale pour s’installer dans une «chambre de bonne» (j’aurais aimé avoir la même !) au-dessus de chez son grand-père. Et le départ du premier enfant, ça fait vieillir les parents et ça bouleverse la vie de ceux qui restent.

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Cinq ans plus tard, le vendredi 3 décembre 1993, Fleur a 16 ans ! Mais toute la famille semble avoir oublié son anniversaire. Elle s’en fout Fleur, toute façon, ses parents sont nuls, ringards, ils ne comprennent rien. Fleur est ado (une « adoleschiante », comme dirait mon fils), rebelle, grunge, touchée par le suicide de Kurt Cobain et ne communicant qu’avec son journal intime.

Le-Premier-jour-fille

Samedi 22 juin 1996, le fils aîné se marie mais c’est le tour de Raphaël, grand rêveur qui excelle, selon sa mère, dans l’art de la procrastination, et ne sait pas trop bien quoi faire de sa vie… Cette journée le ramène dans sa chambre d’enfant, à ses souvenirs, notamment à cette soirée de 1989, où il participe à un concours de Air Guitar sous le pseudo de Magic Fingers. Malheureusement l’annonce du décès du grand-père gâche la noce et la famille se déchire encore.

lepremierjourguitare

Vendredi 25 septembre 1998, Marie-Jeanne, la mère est en pleine crise de la cinquantaine, elle doute de tout, et surtout d’elle. Et quand elle tombe sur le journal intime de sa fille, c’est le pompon : elle en apprend des choses, et pas que des belles ! Comme dit le célèbre dicton « enfants petits, petits soucis, enfants grandis, grands soucis ». Un accident de voiture sans trop de gravité, va rassembler tout le monde.

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Et enfin, le père ferme le bal le vendredi 26 mai 2000. Robert chauffeur de taxi, a toujours souffert de l’indifférence de son père, ou plutôt ce qu’il pensait être de l’indifférence. Et son fils Albert partage le même sentiment à son égard. Si les relations mère-fille sont compliquées que dire des relations père-fils ! Quel sac de nœud la famille. Heureusement, ils vont se réconcilier ces deux-là et c’est tant mieux parce que ça nous fait mal au cœur qu’ils n’arrivent pas à se comprendre.

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La fin est triste, je ne vous raconte pas. On aimerait savoir comment ils vont continuer à vivre, parce qu’ils sont tellement attachants, qu’on a vraiment du mal à les quitter. Rémi Bezançon a réussi dans son film à faire exister chaque Duval indépendamment des autres sans briser le lien familial. Aucun destin n’est privilégié, aucune personne n’est plus importante, chacun vit sa vie au sein de la famille.

Le rêve de tous les parents, parvenir à cet équilibre, permettre à ses enfants de s’épanouir en dehors du foyer construit le plus doux mais le plus solide possible tout en sachant qu’un jour il sera déserté. Sacré boulot !

Il fait du bien ce film-là, à voir et à revoir.

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