Lisa a fait un mariage de raison et a eu Céleste, un unique enfant. Un jour, lors d’un spectacle de l’école, elle croise le regard d’un homme qu’elle reconnait immédiatement. Le 12 juillet 1998 alors que la France entière fêtait la victoire de son équipe de foot, Lisa a vécu un moment inoubliable, une nuit magique, perchée sur un abribus avec un inconnu. Séparés par la foule au petit matin, ignorant tout l’un de l’autre, ils ne s’étaient jamais revus jusqu’à ce spectacle. Cette fois, le hasard pousse Lisa et Victor dans les bras l’un de l’autre et leur amour est passionnel, il va bousculer et bouleverser leur vie et celle de leurs familles. On parle d’amour qui balaye tout sur son passage, de certains choix qui se font par la force des choses, dictés par la morale, les contraintes, enfants, familles, boulots… L’amour, certains lui sacrifient tout, d’autres le sacrifient. 552 pages de passion, d’attente, d’impatience, de lutte, de choix, de sacrifices, de douleur, de déceptions… que je n’ai pas réussi à partager avec les personnages. Peut-être que cette passion ne méritait pas autant de sacrifices finalement. Ce n’est pas mon roman préféré de Claire Norton, ça avait pourtant plutôt bien commencé…
Par la force des choses / Claire Norton – Editions Robert Laffont – septembre 2023 – 552p



Je n’ai pas lu un récit, ni un témoignage, ni un essai. J’ai eu l’impression de « lire » un peu tout ça mélangé, une conversation, une réflexion, comme si l’autrice me parlait de l’inceste, à travers son expérience bien sûr, mais aussi en citant quelques autrices, d’autres écrits, d’autres histoires. L’autrice m’a livré, en toute sincérité et avec vérité, ce qu’elle pensait de l’inceste, comment il pouvait être vécu, comment il « construisait » les victimes, le tout avec une certaine distance d’où s’échappe parfois, toute maîtrisée, la douleur d’une femme qui regarde la petite fille qu’elle a été.


May et Chérif nés au Maroc, ont étudié à Paris. Histoire pour l’une, architecture pour l’autre, tous deux décident de retourner dans leur ville d’origine lorsque May tombe enceinte de leur deuxième enfant ; Casablanca verra donc naître Selma, leur petite fille tant attendue et à laquelle May qui tient un journal de grossesse, écrit chaque jour. En arrivant au Maroc, Nessim un lointain cousin propose à Chérif de travailler sur le projet de réhabilitation d’un bidonville qui défigure la ville. Une chance pour Chérif et son ami Pierre qui voit en ce projet une opportunité de faire connaitre le cabinet d’architecture qu’ils comptent installer. May n’est pas du même avis ! Où vont aller les habitants du karyane d’El Bahriyine ? May est allée à leur rencontre et a découvert la vie des bidonvillais que ce projet de recasement ne leur convient pas. Chacun d’eux a organisé sa vie dans le bidonville et survit grâce à des petits boulots (pêcheur, chiffonnier, couturière, la solidarité y est importante, la promiscuité de la ville et de l’océan aussi. May s’attache à plusieurs d’entre eux, essaie de détourner Chérif de ce projet qu’elle réprouve.

