Lola lit Avant toi

avanttoiLouisa Clark jeune banlieusarde londonienne un peu paumée accepte un boulot d’aide soignante auprès de Will, ex requin de la City cloué sur un fauteuil roulant depuis une chute alors qu’il s’adonnait à un sport extrême, son loisir préféré. Ses parents comptent sur Louisa pour lui redonner goût à la vie et l’empêcher de m’être fin à ces jours comme il l’a froidement prévu.
Un joli roman plein d’émotion, romantique à souhait, plutôt bien écrit, de ceux qu’on pose sur sa table de chevet en attendant l’envie de lire un chouette roman pas prise se tête, qui fait du bien ♥


Avant toi / Jojo Moyes – Editions Milady 2013 – 528p

Lola écoute Jules

JuLESEcouter un livre est bien difficile pour moi, il y a bien trop de tentations de se déconcentrer et de perdre le fil : un bruit à l’extérieur (Le facteur apporte-t-il enfin mon colis ?), dans la maison (Mais, la machine n’a toujours pas essoré ?), un bruit dans ma tête (Qu’est-ce qu’on va manger ce soir ?), un petit défaut de prononciation du lecteur (Il n’aurait pas légèrement chuinter sur voyage ?)… Alors en général, les livres je préfère les lire. Pourtant avec Jules, tout s’est bien passé. Deux jours de suite, je me suis confortablement installée avec un casque sur les oreilles et je me suis laissée raconter cette histoire par son auteur. L’histoire de Jules, un labrador guide pour aveugles qui, le jour où sa jolie maîtresse recouvre la vue après une opération, est confié à un maître brutal. Jules s’échappe et veut rejoindre sa douce Alice. Pas facile pour un chien, même guide pour aveugles ! Il a besoin d’aide, et c’est Zibal, le génial vendeur de macarons d’Orly qui va l’aider.

Une jolie galerie de personnages, un peu cabossés, prompts à l’amour, attachants en diable, dont Jules est le héros. Une histoire romantique, sentimentale, qui aurait pu n’être qu’une gentille lecture de vacances. Mais qui, grâce à la voix de son auteur, gagne quelques galons. En effet, Didier Van Cauwelaert nous raconte cette histoire, qu’il a écrite et en laquelle il croit, avec un ton agréable et rythmé et beaucoup de tendresse.

C’est donc un livre qui mérite, VRAIMENT, d’être écouté ! Merci à Audible et à Babelio

PS : Mon chien Paco, est un braque allemand, aussi beau que celui de la couverture.


Jules de Didier Van Cauwelaert – Livre audio/version intégrale – lu par l’auteur – 5h23mn d’écoute – Edité par Audible FR  le 07/01/16 

Lectures d’été sous un soleil radieux

 

Les poissons ne connaissent pas l’adultère Carl Aderhold ♥ ♥ ♥ – je me suis régalée !
L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset ♥ ♥ ♥ – parfait, comme à chaque fois
Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah Mac Coy ♥ ♥ ♥ – une belle découverte
Marie curie prend un amant de Irène Frain ♥ ♥ – conseillé par les copines blogueuses, intéressant
Envoyée spéciale de Jean Echenoz ♥ ♥ – oui mais…
La maladroite de Alexandre Seurat ♥ ♥ – conseillé par Yaki, poignant
La petite de Michèle Halberstadt ♥ ♥ – le portrait d’une petite fille suicidaire
Entre mes mains le bonheur se faufile de Agnès Martin-Lugand 🙂 parfaite lecture d’été
La vie est facile, ne t’inquiète pas de Agnès Martin-Lugand 🙂 – parfaite lecture d’été
La dernière bagnarde de Bernadette Pécassou-Camebrac – où j’ai appris plein de trucs pas très reluisants
Mémé dans les orties de Aurélie Valognes – petite lecture d’été
Nos adorables belles-filles de Aurélie Valognes – petite lecture d’été
La fille tombée d’un rêve de Jean-Pierre Richard – mouais, pas désagréable à lire…

Et Jules de Didier Van Cauwelaert en livre audio – ♥ ♥ –  gracieusement offert par Audible et Babelio

lespoissons lautrequonadorait ungoutdecannelle mariecurie envoyéespéciale lamaladroite LA_PETITE_couv_125x183 entremesmains laviestfaclie ladernièrebagnarde mémé nosadrables lafilletombée

Dès que possible, et pour certains, je vous raconterai…
Et vous, qu’avez-vous avez lu cet été ?

Lola lit Hugo et les secrets de le mémoire

hugo2506, Hugo a 10 ans et s’apprête à désobéir à ses parents. Il a décidé, malgré l’interdiction formelle, de pénétrer dans la salle de verre et grâce à son tout nouveau scanner de poche, de découvrir ce que cache l’objet venu du passé, que ses parents gardent secrètement.

Voilà comment débute le nouveau livre d’ Anne-Marie Gaignard, l’auteur des aventures d’Hugo, le petit héros de sa méthode pédagogique qui aide les enfants dysorthographiques à en finir avec les fautes. Une méthode très intéressante et qui porte ses fruits puisque l’Education Nationale s’intéresse de près à son travail.

Après Hugo et les rois dans lequel le petit garçon, grâce à une fée, venait à bout des difficultés orthographiques, Hugo revient pour aider, en sept chapitres d’une aventure futuriste passionnante, les petits et les plus grands à mettre en place une méthode pour retenir, apprendre par cœur, mais aussi résumer un texte et créer une carte mentale. Les exercices s’intercalent entre les chapitres de l’histoire ; un premier pour apprendre une poésie, le deuxième pour une leçon complète, le troisième, bien plus long, pour un schéma ou une carte, le suivant nous apprend à fabriquer une fleur mémoire, en 5 on résume un texte, en 6 on s’organise en utilisant le bon vieil outil QQOQC et enfin on découvre la carte mentale (ou carte heuristique) et tout ça grâce à la magie du chiffre 7.

Enseignante, je suis emballée par tout ce qui permet aux enfants (et aux adultes) de surmonter les difficultés de l’expression qu’elle soit orale ou écrite. Je rêve d’un monde où apprendre serait un plaisir pour tous. Alors je crie OUI ! aux ouvrages d’Anne-Marie Gaignard, qui méritent d’être utilisés à l’école, tout doit être bon pour aider chaque enfant à se sentir bien avec notre si belle langue, et cela dès le début de l’apprentissage.

Merci à Babelio et aux Editions Le Robert


Hugo et les secrets de la mémoire / Anne-Marie Gaignard – Editions Le Robert 2016 – 95p

Lola lit L’homme qui ment

L_homme_qui_mentL’homme qui ment, c’est Lucien, dit Lulu, le père de Marc Lavoine, acteur (Le cœur des hommes) et chanteur (Les yeux revolver). Un mari volage, un père complice et un travailleur engagé dans la lutte contre le capitalisme. Marc Lavoine raconte son enfance dans les années 70, dans un pavillon de la banlieue sud de Paris, entre son frère de 2 ans son aîné, ses parents, Lucien et Michèle, sa mère jolie secrétaire triste qui souffre en silence des frasques de son mari et ses grands parents. La vraie vie sans paillettes ! Bon… Un récit, autobiographique à n’en pas douter, où j’ai retrouvé le charme discret de Marc Lavoine, la douceur de ses mots. Mais il n’a pas réussi à me faire aimer son père, un personnage pour lequel je n’ai eu aucune sympathie.


L’homme qui ment / Marc Lavoine – Editions Fayard 2015 – 192p

Lola lit Mon frère le Che

lecheOn connaît tous Ernesto Rafael Guevara dit le Che. Révolutionnaire marxiste, son célèbre visage orne quantité d’objets dérivés ; draps de plage, casquettes, tee-shirts, briquets et même mugs… Le Che n’aurait pas aimé tout ce mercantilisme, toute cette publicité autour de son nom. Ernesto était un homme de principe, d’idéologie, qui disait Je ne suis pas plus un héros qu’un mythe, je suis un idéaliste. Son frère Juan Martin Guevara en est persuadé, lui qui a partagé sa vie et ses engagements et c’est pour cette raison qu’il est sorti de l’ombre et décidé d’écrire. Ce livre n’est pas la biographie du Che, mais l’histoire d’une famille, d’une fratrie, d’hommes et de femmes. Une famille dont la particularité était d’abriter un des plus légendaires révolutionnaires de ce monde. Ernesto était un fils, un frère, un père aimant, rigoureux, droit, juste qui a consacré sa vie à lutter pour la liberté, contre l’impérialisme, à se battre pour ses idéaux, prêt à mourir pour ses convictions. Un homme de terrain, de combat, très éloigné de l’image figée qu’il reste de lui aujourd’hui, Au fur et à mesure que sa légende s’est amplifiée, sa pensée s’est dépréciée. Il est devenu une coquille magnifique mais vide écrit son frère qui voudrait que la mort de son frère ait servi à sa cause et pas à décorer des objets du quotidiens.

J’avais envie de le lire car je connais un peu la vie du Che qui fait partie de ces Grands Hommes de l’Histoire qui m’intéressent, sur lesquels je me suis documentée, et j’étais intriguée par la nature des relations au sein de la famille d’un tel personnage. Comment se construit-on quand on est le frère du mythique Che Guevara ? Juan Martin Guevara a répondu à mes questions avec simplicité et courage, dans ce livre qui parle d’amour, d’admiration et de respect que j’ai trouvé très émouvant.

Merci à Babelio et aux Editions Calmann Lévy


Mon frère le Che / Juan Martin Guevara et Armelle Vincent – Editions Calmann Lévy 2016 – 330p

 

Lola lit Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill ♥

mamamanDans les années 70, le jour de la rentrée des classes dans la nouvelle école, ce n’est pas maman qui vient chercher Jean 6 ans et son petit frère Paul, c’est Yvette, leur gentille nounou. Papa travaille beaucoup et maman n’est plus là. Jean fait la connaissance de sa voisine, Michèle, qui a 2 ans de plus que lui et accepte de jouer avec lui quand elle s’ennuie. Un jour, Michèle apporte à Jean une carte postale dans laquelle sa maman lui raconte ses aventures. Jean ne comprend pas pourquoi sa maman envoie ses nouvelles à Michèle, ni pourquoi il doit promettre de n’en parler à personne. Mais Jean est un petit garçon doux et raisonnable alors il garde le secret. Jusqu’à ce que son petit monde s’écroule.

Que de pudeur et de tendresse pour parler d’un sujet si grave. Inspiré de sa propre histoire, Jean Regnaud signe un magnifique roman graphique. La qualité du texte est mise en évidence par le charme des dessins d’Emile Bravo. Une bien jolie lecture dont je suis ressortie toute chose. <3 


Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill / Jean Regnaud et Emile Bravo – Gallimard jeunesse 2007 – 123p

Lola lit Le Grand Méchant Renard ♥♥♥

renardLe renard comme tous les matins se lève affamé et part vers la ferme d’un pas décidé. Et comme tous les matins, la poule qu’il essaie d’effrayer le pourchasse et le frappe avec un bâton sous l’indifférence des autres animaux de la ferme. Et comme tous les matins, Renard repart bredouille et humilié. Renard est faible et lâche, il a autant de charisme qu’une limace dans un pot de sel, pourtant, il essaie de suivre les conseils du loup, prend l’air méchant et grogne mais non, ça ne marche pas et Renard doit se contenter des navets que lui offre trop gentiment le cochon jardinier de la ferme. Renard en a assez de ce régime végétarien, alors lorsque le Loup lui propose un plan pour enfin se faire un bon repas, Renard accepte ; il lui suffit de voler les œufs de la poule et d’attendre patiemment leur éclosion, les poussins, quand ils seront bien gras, seront partagés avec Loup. Mais dès leur naissance, Renard s’attache à ses petits qui le considèrent comme leur maman et développe un fort instinct maternel. Parent attentif et aimant, il s’investit activement dans l’éducation des poussins. Le Renard devient maman poule et les Poussins se prennent pour des renardeaux ! Alors évidemment quand le Loup vient réclamer sa part du gueuleton, les ennuis commencent …

Une belle galerie de personnages : Le Renard est touchant, les poussins sont drôles, et les poules qui ont monté un club d’extermination de renards, hilarantes, les personnages secondaires sont tout aussi intéressants. Quant au Loup, il m’a fait pensé à l’acteur Louis Jouvet. Une jolie histoire, drôle et émouvante, des dialogues savoureux, des situations cocasses. Et des dessins très expressifs, aux couleurs douces.

J’ai adoré ce Grand Méchant Renard que j’ai retrouvé dans une histoire interactive ici


Le grand méchant renard/Benjamin Renner – Editions Delcourt, Collection Shampooing 2015 – 192p

Lola lit Alex au pays des livres

Lu pour le Comité de Lecture Jeunesse – Massy 91

La couverture colorée est très attirante et bien illustrée et l’épigraphe prometteuse. Malheureusement cette première bonne impression se dissipe quand on feuillette le livre, le texte est assez dense, les illustrations trop rares, et le tout en noir et blanc-cassé.

alexaupaysAlex est un petit garçon qui ne s’intéresse pas du tout aux livres qui l’ennuient, lui font perdre son temps et l’énervent ; il est atteint de la Bleuïte, une maladie très grave qui touchent les allergiques aux livres. Alors quand la maîtresse annonce une visite à la bibliothèque, Alex s’affole. Heureusement sa copine Mina, amoureuse des livres, lui promet que tout va bien se passer. Arrivé à la bibliothèque, Alex entend une voix tout droit sortie d’une étagère, qui l’interpelle et lui ordonne de suivre les flèches tracées sur le sol. Mais elles apparaissent et disparaissent au fur et à mesure qu’il s’approche, il finit par se perdre, paniqué il court et percute une étagère qui s’ouvre. Alex pénètre alors dans une salle d’attente comme chez le médecin où patientent un vieil homme, un jeune homme, une vieille dame et son chat et un garçonnet. Tout à coup le tableau posé sur le mur s’anime, c’est la pagaille dans la salle, chacun se lève pour passer en premier. Mais le gribouillis-monstre sorti du tableau demande au Père Noël, au Prince, à la Marquise de Carabosse et au Petit Poucet de se calmer et convoque Alex, qui a reconnu la voix de la bibliothèque, dans son bureau. Là, assis sur une montagne de livres, il explique à Alex que dorénavant, il est le nouveau gardien des livres, son travail consiste à nettoyer, ranger, réparer, mais aussi traduire, retrouver ou imaginer les histoires incomplètes… et il lui met entre les mains un conte russe dont les mots ont été effacés. Alex doit rentrer dans le livre, LIS, LIS, LIS lui crie le monstre ! Et voilà Alex devenu Alexovitch face à Godzillac, le dragon à trois têtes, qui menace la princesse. La fin est plutôt attendue, Alex terrasse le dragon sous le regard enamourée de Minouschka la très belle fille du Tsar des Bonbecs. C’est la fin du conte russe mais pas encore celle de l’histoire d’Alex le petit garçon allergique aux livres qui, absorbé par sa lecture, n’a pas entendu sa classe quitter la bibliothèque. La fin de la fin est très jolie et poétique, c’est Mina qui prend tout doucement la main d’Alex qui semble hypnotisé par son album et l’histoire qu’il raconte, et ils partent tous les deux main dans la main.

C’est une jolie histoire, servie par des personnages sympathiques, particulièrement la maîtresse qui est très drôle. Malheureusement, c’est assez confus, il y a beaucoup trop de petites infos secondaires qui pourraient désorienter les enfants.


Alex au pays des livres / Christine Beigel, illustré par Marine Blandin – Oskar éditeur, collection Ottokar 2016 – 60p

Coups de Coeur

‘La lecture est une amitié’

une bien jolie pensée que je partage avec Marcel Proust

et ces derniers temps, j’ai rencontré des amis formidables,

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Merci à

Gallimard, Presses de la Cité, Gallmeister, Finitude et Sabine Wespieser

pour ces belles histoires ♥