Lola lit Les Victorieuses

Lorsqu’en plein tribunal, un de ses clients se jette dans le vide à l’écoute de sa condamnation, Solène, avocate, est sous le choc. Elle se réveille à l’hôpital où un médecin lui parle de surmenage de burn out et lui conseille le bénévolat pour donner un nouveau sens à sa vie. Après des jours d’hésitation, de questionnement, d’errance psychologique, elle décide d’essayer de donner de son temps mais perdue dans toute cette offre d’assistance, Solène choisit finalement d’être écrivain public au Palais de la Femme, un établissement de l’Armée du salut destiné à l’accueil des jeunes filles et femmes seules. Au contact des femmes qu’elle rencontre la vie de Solène reprend du sens.
Parallèlement l’auteur nous conte l’histoire de Blanche Peyron officière de l’Armée du Salut qui, avec l’aide de son mari Albin, développa l’oeuvre de l’Armée du Salut en France. En 1925, elle réussit à lever des fonds et se battit pour voir naître le Palais de la Femme. Elle se voua, ainsi que son époux, à l’Armée du Salut jusqu’à sa mort en 1933.
Un très chouette roman qui m’a fait découvrir Blanche Peyron, son combat, sa détermination. Une femme forte, engagée auprès des femmes dans la lutte contre la précarité, une belle personne.
Mais cette couverture ?! Ce rose clinquant qui pourrait effrayer les lecteurs. Quel dommage !


Les Victorieuses – Laetitia Colombani – Editions Grasset – mai 2019 – 224p

 

Lola lit La vie qui m’attendait

Je n’ai pas du tout été emballée par le second roman de Julien Sandrel dont le premier La chambre des merveilles que je n’ai pas lu, a déclenché un engouement national parmi les lecteurs amateurs de ce genre littéraire. Je n’ai pas cru une seconde à cette histoire dont je ne peux rien dire sans dévoiler l’intrigue. Mais c’est effectivement facile à lire et plein de bons sentiments. A vous de voir 😉


La vie qui m’attendait – Julien Sandrel – Editions Calmann-Levy – mars 2019 – 318p

Lola lit L’envol du moineau ♥

1672 – Baie du Massachussers – Etats-Unis 

Mariée à un pasteur, mère comblée de 5 enfants, Mary essaie d’être l’épouse, la mère et la chrétienne parfaite. Dans cette communauté puritaine anglaise totalement vouée à Dieu, Mary n’hésite pas, en secret quand son cœur l’exige, à mettre en doute, à contredire et à passer outre les volontés de son mari. Mais en ces temps de paix incertaine, les guerriers indiens mettent à feu et à sang les villes de la région, et jusqu’à la petite ville de Lancaster où Mary voit sa famille, ses amis, ses voisins sauvagement assassinés. Mary et quelques autres sont épargnés, enchaînés, emmenés pour travailler au service des indiens. Contre toute attente, la vie de Mary s’éclaire au milieu des indiens, elle y goûte la liberté. Après des mois de captivité, le retour auprès de son mari ne lui apporte pas le soulagement attendu.

S’inspirant de la véritable histoire, du destin incroyable de Mary Rowlandson, Amy Belding Brown écrit un vrai beau roman d’aventures, dresse un portrait de femme bouleversant et décrit avec justesse la vie d’un peuple nomade longtemps considéré comme un peuple de sauvages. L’écriture est agréable, le rythme soutenu, l’histoire palpitante. L’auteure nous fait vibrer auprès de Mary, son héroïne et nous donne des infos sur la vraie Mary à la fin du livre ♥♥♥


L’envol du moineau – Amy Belding Brown – Editions du Cherche Midi – mars 2019 – 363 p – traduit de l’anglais par Cindy Colin Kapen

 

 

 

Mes lectures de vacances – été 2019

Cet été encore, j’ai bien lu ♥ Je n’ai pas encore eu le temps de publier tous mes billets mais dès que la rentrée est passée, je m’y mets et vous n’aurez plus qu’à cliquer sur la couverture du livre pour tout savoir ♥

             

Lola écoute Nos trente ans

Un super document à écouter !
Six trentenaires, 3 filles et 3 garçons, nous parlent d’eux, de leur vie au travers des thèmes existentiels ; le travail, la religion, l’amour, le sexe, la politique…
C’est très intéressant parce que parfaitement joué par des acteurs, du coup c’est rythmé, ça sonne juste, c’est crédible.
Bon, il y a pas mal de clichés mais je pense que c’est le parti pris puisque ceux qui s’expriment sont stéréotypés (l’idéaliste, l’artiste, l’intello, la blasée…) mais l’ensemble de leur réflexion est vraiment intéressant. Je conseille !

Merci Babelio et Audible

Lola regarde Un affaire de famille ♥♥♥

La famille de Kore-Eda est pleine de paradoxe. Les cinq membres de celle-ci se sont trouvés et choisis ; Osamu et Nobuyo , la jeune Aki, les enfants Shōta, Rin et la grand-mère Hatsue. De l’extérieur, ils pourraient passer pour une famille normale, mais ce n’est pas le sang qui les lie mais des secrets. Le titre original est 万引き家族,  Manbiki kazoku,  litt. La famille des vols à l’étalage. C’est ainsi que la famille survit surtout depuis que Osamu s’est blessé et ne peut plus travailler et que Nobuyo a été licenciée. 

Le réalisateur soigne son histoire et regarde cette famille avec bienveillance. C’est une peinture délicate, poétique, bienveillante, des relations entre ces 5 personnages qui ne se forcent pas, se font du bien, même si la crapulerie n’est pas bien loin et rôde entre eux. Mais ils s’aiment, c’est sûr ! Un très beau film qui a mérité sa Palme d’Or 2018. Un coup de

Lola regarde Green Book sur les routes du Sud

Le Green Book ou plus exactement The Negro Motorist Green Book, publié pour la première fois en 1936, était un guide destiné aux afro-américains qui recensait tous les établissements acceptant les noirs à l’époque de la ségrégation ; hôtels, restaurants mais aussi garages, stations services, et même les salons de beauté et les boîtes de nuit. Au début, il ne concernait que NYC et ses environs pour s’étendre rapidement sur tout le continent.

Green book sur les routes du sud, le film de Peter Farrelly, Oscar du meilleur film 2018, est l’histoire vraie du pianiste de jazz afro-américain Don Shirley et de son chauffeur italo-américain Tony Lip, dans l’Amérique ségrégationniste des années 1960. En 1962, Don Shirley doit donner une série de concerts dans le Sud profond des Etats Unis, et engage comme chauffeur garde du corps, Tony Lip un videur de boîte de nuit. Pendant 2 mois et malgré leurs différences et les tensions, ils vont faire la route ensemble, parcourir des kilomètres et se supporter, l’un bagarreur, rustre et grande gueule et l’autre, arrogant, cultivé et raffiné.

Un film réussi, une belle histoire de tolérance et d’amitié sur fond de racisme primaire, servie par 2 excellents acteurs.

 

Lola écoute David Copperfield

7h59 d’écoute pour cette version allégée du roman le plus populaire de Charles Dickens dont le résumé serait bien inutile tant on connait cette histoire, adaptée en films, BD, dessin animé, en livre pour les primaires, les collégiens.
Moi enfant, j’ai beaucoup pleuré pour David, ce pauvre petit orphelin, dans l’Angleterre du XIX°, battu par son horrible beau-père puis envoyé dans une pension dont le directeur est plus cruel encore. David perd tous les gens qu’il aime et croise toujours la route de sales types. Il aura tout connu, la pauvreté, la violence, la cruauté, mais aussi la douceur de Pegotty et de tante Betsey, la gentillesse de la famille Micawber et l’amour d’Agnès. Il aura vécu une vie d’aventure faite de joie et de peine.
J’ai beaucoup aimé la voix, très agréable, de Pauline Hurugen, comédienne de théâtre, qui sert merveilleusement bien les aventures de David Copperfield. Une belle histoire à lire, à écouter ou à regarder !
Les éditions Theleme propose des livres lus par des acteurs très connus ou plus discrets mais qui ont tous un talent formidable pour partager les émotions de la lecture.

Merci à Babelio et aux Editions Thélème

Lola lit Nous étions nés pour être heureux ♥♥♥

Ils sont presque tous là ; ses enfants, Anna, Coline, David et son fils Francky, Claire et ses petits, Jasmine et Juju. Ses ex femmes aussi, Agnès et Esther qui s’est invitée au dernier moment. Ses frères et sœurs, bien sûr, les aînés Christine, Ludovic et son fils Sylvain, Nicolas, Anne-Cécile et Béatrice, Basile, Adèle et Maxime. Il ne manque que Frédéric, qui ne reviendra jamais, trop fâché, trop dur, trop sec. Paul, l’écrivain de la famille, a organisé, sur la demande de ses frères et sœurs, ce repas de famille, chez lui, dans sa maison où il s’est réfugié et dont il est si fier. Ils sont presque tous grand-parents aujourd’hui et ne s’étaient pas vus depuis plus de 30 ans. Ils ne connaissent pas ou peu les enfants, ni les enfants de leurs enfants. A la publication de son premier roman, autobiographique, Paul qui pensait que ce livre allait leur faire du bien à tous (ils avaient tant souffert de leur enfance), avait été insulté et rejeté par sa famille qui depuis, avait refusé de le voir et de ce fait, de voir ses enfants. On n’étale pas en public les histoires de famille, l’adultère, la pauvreté, la folie, la méchanceté… Paul en a écrit d’autres, des romans, tous plus personnels les uns que les autres. Alors ce grand repas va-t-il réussir à réconcilier tout le monde ? Lequel d’entre eux a réussi à guérir de son enfance ?

Une famille, une histoire difficile, des non-dits, des souvenirs communs, tout ce qui a été vécu ensemble tisse des liens dont il est douloureux de se libérer. Un magnifique roman, très bien écrit, qui se lit d’une traite, se vit, uniquement fait de dialogues et des pensées de Paul, rythmé par des fous-rires, des silences, des chagrins, des pleurs, des exclamations, et ces moments où les rires se calment, s’éteignent, et le silence s’installe dans une certaine gène … Un coup de cœur ! ♥


Nous étions nés pour être heureux / Lionel Duroy – Editions Julliard – août 2019 – 222p

Lola lit 14

14 c’est la Grande Guerre, la Première, celle de 14-18. En Vendée, comme partout en France, l’heure est à la mobilisation générale. Anthime, la vingtaine, retrouve dans son bataillon ses amis Padioleau, Bossis et Arcenel. Charles est là aussi, puis est muté dans l’aviation. Ils pensaient rentrer vite, ils pensaient que ça ne durerait pas plus que quelques semaines. Beaucoup y perdront la vie, la tête ou reviendront mutilés. Blanche attend le retour de Charles et d’Anthime. Un seul rentrera…

Ici, pas question de poilus, de gueules cassées, pas de grande fresque historique, juste le destin de 5 hommes, 5 inconnus, ni héros ni braves, pris dans la tourmente de l’Histoire. Un livre très court, au style épuré tout en retenue, à la limite de la froideur. On retrouve la belle écriture de l’auteur, riche et précise, comme dans Je m’en vais que j’avais beaucoup aimé. Un petit livre à lire !


14 / Jean Echenoz – Les Editions de Minuit 2012 – 123p