Une BD qui mêle histoire d’amour et science fiction et qui commence en Afghanistan. Le lieutenant Alan Zédher est cryptologue dans l’armée. Ce jour-là, une embuscade cause la mort de ses hommes. Fluctuation inhabituelle du spectre électromagnétique terrestre ? Erreur humaine ? Alan est sommé de démissionner. Malheureusement il rapporte d’Afghanistan une forme mutante incurable du paludisme qui le condamne à brève échéance. Entre douleurs physiques et culpabilité, Alan tente de trouver des explications à certains phénomènes bizarres que Frank, son ami médecin, explique par des hallucinations dues à sa maladie. Lorsque Catherine, la femme qu’il aime, le quitte brutalement et part en Afrique, Alan touche le fond. Et puis dans le champ derrière sa maison, il reconnait Catherine, assise en tailleur sur le sol, au centre d’un cercle parfait, mutique, nue sous un tissu de texture inconnue. Alan est sous le choc ! Catherine se laisse emportée dans la maison mais elle refuse de répondre aux questions affolées de Alan, se contentant de répéter Non pas Catherine. Omaïa vient d’un autre monde pour demander de l’aide à Alan contre sa guérison. C’est le début pour eux d’une aventure folle et extraordinaire !
On assiste à la reconstruction d’un homme détruit, l’histoire d’amour est très douce et sensuelle et j’ai été charmée par l’idée de la voix pour guérir. Une BD agréable, les illustrations sont réalistes et la mise en couleur est réussie. Il y a de très belles planches ♥
#LeChantdelafemmeparfaite #NetGalleyFrance
Le chant de la femme parfaite / Makyo (texte) et Bruno Cannucciari (dessins) – Editions Delcourt – février 2025 – 104p

Billie partage la vie chaotique de son père Léo depuis la disparition de sa mère. Quand, pourquoi, où ? Les questions de Billie restent sans réponse. Léo survit difficilement, entre son boulot à la conserverie de sardines et les bières qu’il éclusent quotidiennement, parfois en grande quantité. Il ne sait pas comment faire avec sa fille, il n’a jamais su, il l’aime c’est sûr mais il n’y arrive pas. Alors Billie, 12 ans, s’élève toute seule mais elle aime la vie, le collège et sa meilleure copine Lisa, les copains du terrain de basket et même Napoléon, le chien insupportable des voisins complotistes. Mais la vie avec son père n’est plus possible, Billie a besoin d’exister dans ses yeux. Pour le faire réagir, qu’il sorte de son mutisme relationnel, qu’il s’intéresse à elle, qu’il la regarde, elle s’enfuit de la maison après avoir préparer un modeste paquetage de camping. Comme Côme Laverse du Rondeau le personnage du Baron Perché le roman italien d’ Italo Calvino, Billie s’installe dans arbre d’un parc d’acrobranche désaffecté. Et elle attend que son père vienne la chercher. Mais ce n’est pas Léo qui l’appelle par son prénom depuis le pied de son arbre. C’est un vieux monsieur qui ressemble à Clint Eastwood et qui est très bien habillé. Après la peur et la surprise, viennent les questions. Qui est Robert ? Comment connait-il son prénom ? Pourquoi parle-t-il de sa mère au passé ? Billie est ébranlée, entre colère, curiosité et chagrin.



L’histoire commence par un serment d’amitié, les promesses que l’on se fait dans l’enfance. Mona et Eko se jurent de ne jamais se laisser tomber, les amis c’est pour la vie ! Mais la vie joue parfois des tours. Et des années plus tard, Eko a disparu de celle de Mona depuis 18 mois, et Mona continue de souffrir de cet abandon. Florence, une de ses amie lui raconte que quand elle était petit sa mère lui avait dit que « les cailloux portent le poids et la mémoire du monde, qu’ils nous font un cadeau en se glissant sous nos pieds pour soulager un peu de nos peines ». Ça avait fonctionné pour Florence qui se sentait apaisée après avoir jeté le caillou dans l’eau pour le rafraichir, alors Mona décide de faire la même chose. Un petit caillou dans la chaussure et hop elle veut le jeter à l’eau mais soudain Eko apparait et lui ordonne de lui donner ce caillou ! Mona est outrée, ça fait 18 mois qu’il a disparu et quand il revient c’est pour lui dire ce qu’elle doit faire ! Elle réussit quand même à lancer son caillou, Eko se jette à l’eau pour le récupérer et Mona ne le voyant pas remonter à la surface plonge à son tour. C’est Florence qui la repêche et ne comprend pas trop ce que Mona raconte. Mais quand elle saisit, elle conseille à Mona de laisser les cailloux tranquilles. Mona n’a pas idée de ce que son tout petit caillou déclenche !

